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LIBRARY OF
1885- 1©56
ENCYCLOPÉDIE
METHODIQUE,
OU PAR ORDRE DE MATIERES;
PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES, DE SAVANS ET D'ARTISTES;
Précédée dun Vocabulaire univerfel, fervant de Table pour tout l'Ouvrage, ornée des Portraits de MM, Diderot ÔC d'Alembert, premiers Éditeurs de /'Encyclopédie.
ENCYCLOPÉDIE
MÉTHODIQUE.
HISTOIRE NATURELLE.
ENTOMOLOGIE, ou HISTOIRE NATURELLE
DES CRUSTACÉS, DES ARACHNIDES ET DES INSECTES, Par m. LATREILLE,
MEMBRE DE L' INSTITUT, ACADEMIE ROYALE DES SCIENCES, etc.
TOME DIXIÈME.
Par mm. Latreille , Le Feleti er de Saint-Farge au, S ERv I LLE et Guéri N.
A PARIS,
Chez M"^ veuve Agasse, Imprimeur -Libraire, rue des Poitevins, n° 6.
M. DCCGXXV.
AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR.
L'impatience des Souscripteurs nous engageant à terminer proino- tement l'Encyclopédie méthodique, nous en avons pris les moyens qui nous ont paru pouvoir leur être le plus agréables. Nous avons dû en conséquence changer différentes choses dans l'ordre typographique , et engager les Auteui'S de cette partie entomologique à supprimer les tableaux de caractères et d'espèces qui employoient beaucoup de place , sans être d'une nécessité absolue. Nous devons prévenir que la santé de M. Lataeille ne lui ayant pas permis de rédiger en entier ce qui restoit à faire , il a prié MM. Le Peletibr de Saint-Fargeau et Serville de se charger de ce travail , en se réservant à lui-même les insectes aptères de Linné : dans ces derniers temps , sa santé étant devenue plus foible , il a été forcé de renoncer même à ce travail et il en a chargé M. GuiaiN. M. de Saint-Fargeau a donné au Public les Monographies des Chrysides ou Porte -tuyaux et des Tenthré- dines ainsi que plusieurs Mémoires particuliers de Botanique et d'En- tomologie. M. Servilité est un des collaborateurs de la Faune fran- çaise; enfin M. GuiRiN est auteur de plusieurs Mémoires sur les Insectes , dessinateur des Annales des Sciences naturelles et rédacteur de la partie entomologique du Dictionnaire classique d'Histoire na- turelle.
AVERTISSEMENT DES AUTEURS.
JL'iM'TETrTioir de l'Éditeur étant de se renfermer strictement dans le cadre de cet Ouvrage pour le terminer promptement , on sentira par- faitement que dans le seul volume qui nous étoit laissé pour les arti- cles dont nous étions chargés dans ce Dictionnaire , depuis les lettres PAP jusqu'à Z inclusivement , il ne nous étoit pas possible de donner le même développement à la description des espèces connues ; mais un grand nombre de genres ayant été établis depuis la publication des volumes qui précèdent celui-ci , nous avons pensé que les naturalistes verroient avec plaisir donner les caractères de ces genres et y rapporter les espèces qui figurent sous leurs anciennes dénominations dans les volumes précédens de l'Encyclopédie. Nous aurions bien désiré pou- voir traiter ainsi tous les genres, mais on sent facilement que la chose étoit impossible , et que le seul moyen d'en publier au moins la ma- jeure partie , étoit de les rattacher à des articles appelés par l'ordre alphabétique à faire partie de notre travail , comme nos prédécesseurs nous en avoient déjà donné l'exemple. Ces articles intercalés n'étant pas à leur lettre , nous nous proposons de donner une table parti- culière à la fin de ce volume , au moyen de laquelle on saura de suite si tel article qu'on n'aura point trouvé à sa lettre est traité ici , et à quelle page on en trouvera le développement.
PAR
Jr^APlLLON-BOURDON. Nom donné pav De Géei" aux insectes li'pidopicres des genres Sp'.iinx , Smérinlhe et Sésie. Ployez ces mots. (S. I'. et A. Serv.)
PAPIfJ^ONIDES, PapiUomdes. rreraièie tribu de la facniile des Diurnes, ordre des L<'piil<^p- tères. Vojez tome IX, page 9. (S. F. el A. Serv. )
PAPILLON -PHALÈNE. De Géer. nomme ainsi les insectes lépidoptères des genres Zygi'ne et Procris. Voyez ces mots. ( S. F. et A. Serv. )
PAPILLON-TIPULE. Dénomination donnée par De Géer aux insectes lépidoptères du i^enre Ptérophore. Voyez ce mot. ( S. F. et A. Seivv. )
PARADOXITE. Nom donné par M. Bron- gniart à ua genre de Trilobites. Voyez ce mol. (Latr. )
PARAGUE, Paragus. Latr. Meig. Mtdio. Fab. Syrphiis. Panz. Muscti. Geoff.
Genre d'insectes de l'ordre des Diptères, sec- tion des Proboscidés , famille des Alliéricères , tribu des S^rphies.
Un groupe de la tribu des Syrphies ^voyez ce mot) a pour caractères : antennes plus courtes que la têie , leurs deux premiers articles é>^aiix entr'enx, point de tubercule frontal pour porter les antennes, ni de cellule pédiforme aux.ailesj cuis- ses simples , sans renflement ni épines ; soie des anieuues sans articulations sensibles. Les Volu- cclles et les Séricom_j'ies sont les seules dans ce groupe qui aient la soie des antennes plumeuse. Les genres Baccha, Chrysogiistre, Psilote et Syr- phe ont leur bypostome creusé ou tubercule. Les \ Pipizes et les Paragues ont la soie des antennes \ simple et Thypostome uni ; mais dans les pre- \ niicres, le troisième ou dernier article des amen- ; nés est simplement ovale et non pas alougé , ce . qui les dislingue des Paragues. j
Antennes avancées, droites, presque de la ' loiig,ueur de la tète , composées de trois articles; les deux premiers courts, égaux ; le troilième ou palette plus long que les deux précédens ■ réunis , comprimé , portant une soie simple insérée un peu avant son milieu. — Yeux rap- ■ proches el se réunissant un peu au-dessous du vertex dans les mâles , espacés dans les fe- ; tnelles. — Trois petits yeux lisses disposés en triangle et placés sur le vertex. — Hypostonie peu convexe , lisse. — Ailes parallèles , couchées «ur le corpî dans le repos, n'ayant point de cellule Hist. Nai. Ins. Tome JC.
pédiforme. — Abdomen linéaire, convexe eu dessus , concave en dessous. — Pattes de lon- gueur moyenne, cuisses simples , pieinier article des tarses postérieurs alongé et rrnQé.
On trouve ces diptères sur les fleurs. M. Mei- gen décrit quatorze espèces de ce genre établi par M. Latreille.
1 . P ARAGWE à zone , P. zonatus.
Paragus niger, scutello immaculutn, abdomina segmenta secundo ntfo {inas) aut nijo basi apice- que nigris. {^Fœm. )
Paragus zonatus. Meig. Dipt. d'Europ. tom. 3. pu g. 177. n°. I.
Longueur 2 lig. ^. Antennes brunes. Tète noire, luisante, avec deux lignes blanches à l'orbite an- térieur des yeux. Ciuselet entièrement noir lui- sant; cuiilerons et balanciers jaunâtres. Abdo- men noir luisant , le second segment et une grande partie du premier ferrugineux. Pattes uoires , avec l'extrémité des cuisses et les jambes blanches; le milieu de celles-ci brun. Ailes transparentes. Femelle.
Suivant M. Meigen , le mâle a l'hypostome en- tièrement blanc et le deuxième segment de l'ab- domen , seulement, ferrugineux.
On le liouve au mois de mai dans les forêts , snr les fleurs ; notamment sur celles du pissenlit. {^Leontodon taraxacum.)
2. P.4.nAGVE bicolor , P. bicolor.
Paragus abJontine ferrugineo , basi apiceque nigris , scutello apice albo.
Paragus bicolor. L-^tr. Gêner. Crust. et Ins. tom. 4. pag. 026. — Meig. Dipt. d'Europ. tom. 3. pag. 178. n^. 2. — Muiio bicolor. Fab. Syji. antliat. pag. 186. «". 10. — La Mouche noire à bande rouge transverse sur le ventre. Geoff. Ins. paris, tom. ^i pag. 520. «".51. — Coqueb. Illust. Icon. tab. -^.d.fig. g. (Fabrlcius indique par er- reur la figure g de la planche 20, qui est celle du Psaie abdominal.) — Encycl. pi. "5^1. Jig. g-ll.
Longueur 5 lig. Antennes brunes. Tête noire, lisse, avec deux lignes blanches à l'orbite anté- rieur des y aux. L'oruite postérieur couvert d'un duvet argeu;é. Corselet noir luisant, ses côtés couverts d'un duvet argenté; ou lui voit deux pe- tites lignes dorsales formées d'un semblable duvet. Bord postéiieur de l'écusson blanchâtre. Cuille- roas et balanciers jaunâtres. Abdomen noir; ex- trémité du premier segment , le second tout en- tier et k base du truisième, ferrugineux. Pattes
A
. ■> P A 11
noires, eMii'miu' des ciiiiîcs , ton i'23 les jambes et les larsci iuiennL'di.iiri's ,d'uii fùi-nii^iiicuxpàle. Aiici transparentes. Feoii^ilt'.
Le uiâlc a r!i_)'poslorae culièiement Llaucj ses tjitali-e larsos antéiieui's sont pAles et la paiiie fen-u<;iucuît; de l'ubdoiaen est inûlt'e d'uu peu de L ni tj .
Des environs de Paris ainsi que le précédent.
0. I'auague arqué, P. arcuatus.
Panigiis nige>', scutello iipice albo , ahdomine J'.iiciâ iestaceâ et urcubus tribus iuierrtiptis a'bis.
Paragtis arcuatus. Meig. Dipt. d'Europ. toni. 3. pa£. 179. n". 3. tab. i-j. /îg. zo et^i.
Longueur 3 lig. Noir. E.\tréaiilé de l'écnsson Llanche. Partie posiérienre d:i premier segment de i'ahdoineu et base du sei.ond , testacées. Le second, le troisièu;e et le qualriènie ayant cha- cun une baude blauclie interrompue dans son mi- lieu. Pattes pâles avec la base des cuisses , noire. Hypostouie blanc. Ailes transparentes. Mâle.
De Piovence. Nous n'avons pas vu celte espèce.
4. Paragde ia_yé , P. slrigjtiis.
Paragus abdoinine rufo , fusciis intermplis ni- gris.
Panagus slrigutus. Weig. Dipt. d'Eur. tout. 3. pag. 180. n". 5.
Longueur 2 lig. Antennes brunes. Tête noire.
Hypostome blanc. Corselet noir, ses côtés garnis
d'uu duvet ar^enlé^ il a une large ligne dorsale ,
formée d'un semblable duvet. Bord postérieur de
l'écussou blauclialre. CuiMerous et balanciers
blancs. Abdomen lerru^rineux ; base du premier
Il •
segment noire; une tiancle Irausverse, inlerrora-
pue de même couleur sur tous les segmens. Pat- tes pâles; base des cuisses biuue. Ailes transpa- rentes. Màie.
11 a été rapporté des environs de Montpellier paV M. de Saiut-t'argeau , otiicier de la Garde.
5. Parague front blanc, P. albifrons.
Paragus niger, abdoinine aœubus quatuor in- terrupLis scutelloque apice albis.
Paragus albifrons. Meig. Dipt. d'Europ. tom. 3. pug. 181. «°. 8. — Paragus thymiastn. Lat. Gen. Crust. et Ins. dont. 4. pag. 3ab. — Syrphus thymiastn. Panz. Faun. Gerin.Jas. 60.
Jg- 12-
po.
Longueur 3 lig. Noir. Hypostome blanc. Bord slérieur de 1 écusson blanc ; une baude ar- quée, blanche, interrompue dans son milieu sur chacun des segmens de l'abdomen. Pattes blan- châtres , base de toutes les cuiises et extrémité
P A R
des jambes posléiii mes , n-iies. Aijcs lr,-,n-[,-i- reiites. ûJàle.
D'AulricLe. Nous ne connoiss.'^ns point celle cspèLC , lion plus que la suivante.
6. Parague liéjiorrlioidal , p. hcrmnirhous.
Paragus niger, abdoinine apice sunguineo , pedtùasjlavis ySi^inonbus nigris apice Jiavis.
Paiagus hœnionhous. Meig. Dipt. d'Europ. tom. 3. pug. 182. n". 10.
Longueur 2 lig. Noir. Deuv lignes blanches à l'orbile antérieur des yeu.x. Exlniiiiu' de l'abdo- men d un rouge sanguin. Puiles jjuncs avec la base des cuisses , noire.
D'Aulriche et de France. (S. F. et A. Serv. )
PARANDRE, Parandra. Lat. Atlehibus. Di GÉER. Isoceius. Illig. Scarites , Tenebno. Fais.
Genre d'insectes de l'ordre desGolécnjleres, sec- tion des 'i'étranières , funille des Plalysomes.
Celle l'auiille ne c.jinpreiianl que quaire gen- res , n'a ])as été divisJe tu tribus. Les Uli'ioles et les Passaiulres ont les antennes compisées d'arti- cles bings, cylindriques ou obconiques et com- primés. Les Cucujes 0111 un labre avancé très-ap- parent, les laises très-courts, le corps l'ortenient iirprinié; par l'énoncé de ces caractères on dis- tinguera l.icileDiL-ul ces Ui.is genres de celui de Parandre.
Antennes fililormes , insérées au-devant des yeux, couitfs, comprimées, composées de ou/e articles presipie nioinlifornies , le dernier oLlonç;, terminé en pointe. — Labre ])oint apparent. — Mandibules fortes , avancées ,• surtout dans les mâles , tanlôl lunulées , taulôt triangulaires, ayant quehjues dents au côté iiileine. — Mâchoires n'oUrant à leur exirémiié qu'un seul lobe crus- tacé, presque cylindrique, un peu plus large et arrondi à sou e.xtrémilé supérieure. — Palpes couris, lililormes , terminés par un aiticle uviAe. — Zéi^re entièrement crusiacée, courle , large j langiielte enlièrc. — Tête déprimée , horizonlale, presqu'aiissi large que le corselet. — I^eu.v aloc- gés , un peu écbancrés. — Corps alongé , peu dé- primé. — Corselet de la hr^eur des élylres , presque carré, rebordé loiil autour. — Ecusson pelit , Il ianguiaire. — El) très longues , linéaires, rebordées, couvrant les ailes et l'abdomen. — Pattes robustes, un peu comprimées; cuisses ovales-oblongues; jambes eu forme de triangle alongé et reuversé, lerminées exléneuremeut par un angle aigu , avancé eu manière de dent et par deux épines situées à l'angle interne ; tarses longs; leur dernier article Ires-alongé, globuleux à sa base, réiréci ensuite, teruiiné par deux cro- chets simples, fort pointus, présentant dans leur intervalle un petit appeudice muni de deux soies divergentes. Les trois premiers articles garnis ea
P A R
dessous d\ir.c petite biosse c(ni paro'it divisi'e lont;iHidmalemeiit en dew.v. Avarit-dcnner aiii- clc uu peu bifide j le pieaùer iiii peu plus loiij^ ([lie les deux siiivuns.
Ce j^onre, que l'on duil à BI. Lnlreillc , ne coii- lieiit iju'un (lelit noinlue d'espi'cts , la plupart américaines ; leurs couleurs ordinaires sont le brun ou le marron. Nnos ne connoissons point leurs moeurs , mais nous présumons avec M. La- Ireille (ju'ils vivent dans le bois ou sous l'écon e des arbres à la mauiôre des Cucujes. Ces (Coléop- tères ont quebjues rapports avec li's I.U-'.incs , ainsi qu'on peut le voir par leurs caraitcrcs j^é- n criques.
1. Par ANDRE jjjlabre, P. glabra.
Parandni magna , castaneu , subtUilcr punc- tala; capite anticèjlisco.
Parandra glahni. Scuo. Synon. Ins. — Atte- hihus gkiber. De Gf.er , Ins. tnni. 4. pi. \7>. /ig. 14. — Scan/es ies/uceus.F.\B. Syst. Eleut. torn. 1 . pag. 123. h". 3.
Longueur i3 à l4 li;^- Ealièreaient teslacée- cliàlain , luisaaie , fiueineut pointillée; partie an- térieure de la tête de couleur brune.
Du Brésil.
Nota. Notre individu femelle a les bords ex- térieurs du corselet un peu arrondis , les mandi- bules courtes, tnuiigulaires , fortement éclian- crées à leur partie inicrne avant le milieu. Dans celui que nous regardons comme le niàle , la tcle est plus brune , les bords du corselet sont preujre droits , .son rebord latéral est en partie caché eu dessous ; les mandibules sont presque de la lon- gueur de la tète , artjuées : elles ii'ont qu'une très-petite dent intérieure vers le milieu.
2. Parandke lisse, P. lœfis.
Parandrci castanea , prqfundè punclata , ore Juscp.
Parandra lœi>is. Lat. Gêner. Crusl. et Ins. tant. 3. pug. 28 pi. ^..fig- 7- Le raàle. — Schon. Synon. Ins. — Encycl. pi. "h^i.Jig. g. Le mâle.
Longueur 6 à 7 lig. Entièrement testacée clià- tain cl.iir, assez fortement ponctuée, un peu luisante. 13r)uclie biune. Mandibules Irès-pouc- tuées , bidenlées au coté interne , presc[a'aussi longues q>ie la tète et terminées en eue pointe simple dans le mâle , |)lus courtes et fourchues à leur e.xtrémilédans la femelle.
Des Antilles.
Nota. La Parandra hrunnea. Scuo. {Tenebrio brunneus. Fab. ) de l'Amérique se[)lenaionale paroil n'être qu'nne variété de cette espèce. La ParanùiU purpureti. Scno. ( Tenebrio purpuras- cens d'HEiiDST , Col. tub. \\<^, fig. 2.) ap{iar-
P A II 3
tient aussi à ce f^enre. Celle-ci est du Lrésil. (^S. F. et A. Seuv. 3
PARASITES. Divisions dans les tribus desAn- drcuèles et des Apiaires.
'i'oulps les larves des insectes hyménoptères de la famdle des McUilères ont pour nourriture obli- gée une espèce de pâle faite d'un mélange de pollen des fleurs et de miel. Mais dans presque le tiers des genres de cette nombreuse famille , les femelles sont privées de palettes et de ])rosses ))0iir la récolie du pollen , et par conséquent for- cées de pon.lre dans le nid des espèces qui savent el peuvent récolter (1). Nous regardons ce carac- tère , fondé sur les mœurs et l'organisation , comme devant déier.miner les enlomoiogisles à .idmellre deux divisions dans la tribu des An- drenètes , ainsi que dans celle des Apiaires , sous les noms de par.tsites et de récoltantes.
J/Cs organes des Melliferes pour la récolle du pollen, sont de dcii-s sortes , et leur apparence e.Nlérieure les di-tingue les uns des autres au premier coup d'œil. fjes uns sont nus; ce sont des parties du corps dénuées de poils ou un peu enfoncées et rebordées , ou ombragées de grands cils qui les enlnnrenl , don! les extrémités ten- dent à se rapprocher , et forment par leur cour- bure une cs|)ccc de berceau au-dessus de la partie nue. Avec divers auteurs, nous appelons cet or- gane, palette.
La palette , nue, un peu enfoncée et rebordée, sert au dépôt el au transport d'uu pollen qui a déjà subi une préparation (cire brute, Réauin.'j, dont les grains '.le sont plus distincts, et qui est mêlé d'uu peu de miel , aiiisi que l'indique le goût , lorsqu'un pose sur sa langue la pelolle dont on vient de dépouiller une ouvrière abeille {apis") ou bourdon (^bo/iibus') , qui revient chargée .H sa ruche. Cette espèce de palette n'appartient qu'aux Apiaires sociales de M. Lalreiii»". Ce suni les seuls insectes qui aieul besoin de préparer de la cire brute. Cet organe est placé sur îe disque extérieur de chaque jambe postérieure , et toujours eu même teraj^s sur celui du premier arlicle du tarse de la même paire de patles.
La palette , toujours nue , mais entourée et ombragée de cils en berceau, se trouve dans plu- sieurs genres d'Andrenèles et d'Apiaire.». Le pol- len quelles^ amassent, n'a subi aucune prépa- ralion que la compression; tous ses grains sont encore recouaoissables , et il n'est pas mêlé de miel. Cet organe est si;uc sur les deux côtés du mélathora.'c, et alors il s'en trouve toujours un semblable placé sur la partie correspondante di.-* dciiK cuisses postérieures.
(1) Li brve du P.ir.isite éclôc plus wt que celle ds l'iii- bu,in:c Icgitlm; , te dévore li pitc miellcue déposée par U iiiiie qui J f.iit le nid, et dont 1» postérité se trouve pat ce iji; , lors ai sa naiisaace , réduite i une diïett: absolue.
A z
4
P A H
L'auli'e organe accordé aux Mellifères pour la ri'colle du pollen est ce qu'on a appelé la brosse. Il est garni de poils éln^és, disposes par rangs distincts. La situation et l'usage de la brosse sont beaucoup plus variables que ceux delà palette. Tous les Mellit'ères ont en effet des brosses, el la femelle ftconde (reine, Rcaurn.') des ruches d'Abeilles {^pis), est peut-être la seule excep- tion connue; mais ces bros«es communes à tous, ne servent dans un t;rand nombre d'espèces et dans tous les mâles, qu'à la seule propreté. (]ol organe est placé sur la partie intérieure des larsesde lou- tfs les pattes. Eu ellet , tous les Melliteres dans leur étal parfait sont obligés d'aller chercher dans l.'s Heurs le miel qui est une partie notable de leur nourriture. Tous par conséquent eu sortent ordinairement saupoudrés de polleu. Ils peuvent, dans d'autres circonstances , se salir de poussière qui, par sa ténuité, bnucberoit leurs stigmates, si la nature ne leur avoit donné l'amour de la pro- preté et les inst rumens nécessaires pour se nel- lover. Les brosses dont nous venons de parler sont en général cet organe de jiropreté, et sont accordées même aux Parasites , et nous les dis- tinguons sous le nom de brossettes .
Ùaus tous les Mellil'ères récollans , l'usage des brossettes , outre celui que nous venons de spéci- fier , est d'enlever le pollen aux élainincs et de le transmettre aux palettes et aux brosses, (^lui des organes auquel est confiée la fonction de rete- nir en provision le pollen comprimé et de le transporter sans autre préparalion au nid où il doit être employé , lorsque la place qu'il occupe est couverte de poils , aura seul pour nous le nom de brosse.
Dans les Apiaires sociales, les brosses sont si- tuées à la partie intérieure des jambes et des tar- ies des deux pattes postérieures. Dans d'autres genres de mellllères récollans , elles sont pla- cées sur la face externe des mêmes membres. Enfin, dans quelques autres genres d'Apiaires seu- lement, la brosse absolument conformée comme nous l'avons décrite , est unique , se trouve placée à la face inférieure de l'abdomen et couvre ainsi tout le ventre.
Lorsque la bi-osse est située sur les jambes et les tarses postérieurs , conjointement avec la palette , celle-ci .sur la face extérieure , l'autre sur l'intérieure , ou seulement lorsque la brosse occupe la face extérieure de ces membres , la jambe «'élargit insensiblement de sa base à son articulation avec le tarse; elle devient un triangle plus ou moins alongé , plus ou moins régulier. Dans ces mêmes circonstances , le' premier arti- cle du tarse s'élargit et prend une forme carrée ; ce qui lui a fait donner par les auteurs le nom de pièce carrée.
La plupart des idées que nous venons d'émettre sont dues à M. Lalreille, que nous avouons facile- ment pour notre maître , et auquel nous devons
PAR
en partitulierla distinction méthtdiqne des Apiai res en solitaires et sociales. Nous allons présenter ici , d'après les principes que nous venons de dé- velopper , le tableau des tiibns des Andrenètcs et des Apiaires , dont nous adoptons tous les ca- ractères posés par ce célébré entomologiste.
Mellifères (famille).
1°. Tribu des Andienètes. (Lèvre repliée en dessus dans les uns, prescjue droite ou simple- ment inclinée et courbe dans les autres. — Qua- tre palpes articulés, el ayant la forme ordi- naire. ) Latr. L Récoltantes (Femelles toujours pourvues de palettes ou de brosses pour la récolle du pol- len des fleurs ) , c'est-à-dire préparant elles- mêmes la nourriture de leur posiérité.
A. Division jnlermédiaire de la lèvre lancéo-
lée. — Femelles ayant une palette de cha- que côté du mélathorax , et nue autre sur les cuisses poslérieures : leurs brosses pla- cées sur le côlé extérieur des'jambes et du premier article des tarses des pattes postérieures.
a. Trois cuijilales. ( /'oye- Radiale. )
Dasypode. Scrapter.
b. Quatre cubitales.
Audrcue.
B. Division intermédiaire de la lèvre évasée et
presqu'cn cœur. — Femelles ayant une palette de chaque côlé du niétulhorax et une autre sur les ciïisses postérieures. Point de brosses sur le côté extérieur des jambes ni sur celui du premier article des tarses postérieurs. — Quatre cubitales. CoUète.
C. Division inlermédilire de la lèvre couibée
intérieurement , ou presque droite. — Fe- melles comme dans le genre précédent. ■ — Quatre cubitales. 'Halictc. Nomie.
n. Parasites (Femelles privées de palettes el de brosses pour la récolte du pollen des fleurs), c'est-à-dire pondant dans le nid des récol- tantes.
A. Division intermédiaire de la lèvre évasée et
presqu'en cœur. — Trois cubitales. Prosope.
B. Division intermédiaire de la lèvre peu cour-
bée inférieurement , presque droite. — Quatre cubitales.
Spbécode.
Colax.
3°. Tribu des Apiaires. { Lèvre fléchie en
PAR
dessous et appliquée dans le repos contre sa gaiue. — Palpes labiaux lessembliiot le plus souvent à des soies écaillenses , compi-imc'es et terininées par deux articles très-petils. ) Latr.
I. Parasites ( Femelles privées de palelles et de
brosses pour la récolte du pollen des fleurs), c'est-à-dire pondant daus les nids des récol- tantes.
A.' Ecusson sans épines, hiluberculé au milieu; ces tubercules arrondis.
a. Quatre cubitales.
Nomade.
b. Trois cubitales.
Pbilérème.
B. Ecusson a^ant une épine de chaque côté et
deux tubercules au milieu. Epéole.
C. Ecusson bidenté.
a. Quatre cubitales.
Aglaé. Mésochère. Mélecie. ûléson^cbie.
b. Trois cubitales.
Coelioxj'de. Dioxyde.
D. Ecusson mutique.
a. Quatre cubitales.
Gélatine.
b. Trois cubitales.
Allodapé.
l'asile.
Aitimobale.
Stélide.
II. Récoltantes (Femelles pourvues de brosses et
quelquefois en outre de palettes pour la ré- colle du pollen des fleurs), c'est-à-dire préparant elles-uiêmes la nourriture de leur postérité. *
A. Apiaires solitaires (Femelles à jambes pri- vées de palettes) , c'est-à-dire ne vivant pas en société. .
a. Point de palettes au mélathorax ui aux cuiises postérieures.
■J Une brosse unique pour la récolte du pollen des fleurs, couvrant le dessous du ventre (daus les femelles). — Trois cubitales.
* Abdouien ovalaire. Aulhidie. Osmie. Anlhocope. Mésachile.
PAR 5
** Abdomen alongé , presque cjlin- drique. Hériade.
f f Une brosse pour la récolte du pollen des tlturs, placée sur le coté exté- rieur des jambes et du premier ani- cle di's tarses des deux pâlies posté- rieures (daus les femelles).
* Trois cubilalc». Rophile. Eucère.
** Quatre cubitales.
^ Yeux lisses disposés en ligoe tr:n»- versale.
Macrocère.
Syslruphe.
Monœqiie.
MélilOBie.
Epichaiis.
^^ Yeux lisses disposés en triangle. Centris. I^agripode. Anthophore. Méliturge. Acanlhope. X^ylocope. Les lis.
b. Une palette de chaque côté du métalliorax et une autre sur les cuisses postérieure». Oxée. Panurge.
B. Apiaires sociales (Femelles pourvues d'une palette à la dernière paire de jambes), c'est-à-dire vivant en société composée de femelles fécondes , de femelles stéri- les et de mâles.
a. Jambes postérieures terminées par deu.T
épines. — Radiale fermée ; troisième cubitale n'étant pas placée oblique- ment. (Société d'une année, se disper- sant à la fan de la belle saison, renfer- mant piiisieurs femelles fécondes. )
Euglosse.
Bourdon.
b. Jambes postérieures sans épines à l'extré-
mité. (Société durant plusieurs années, n'ayant qu'une seule femelle féconde. )
■f Radiale fermée : troisième cubitale obli- que.
Abeille.
If Radiale ouverte : cubitales mal '.ra- cées.
Trigonà»
(S. F. et A. Ssav.)
G P A R
PARASITES on RHl \ A ITÈRES. Dans sa SToo- Ingie analytique , M. Diinu'i'il a donm; ce nom à une famille d'^i-plères ayant pour caractères : point de mâchoires ni d'iii/cs ,- elle est composite des jrc mes Pn ce, Pon tt Tiqno. Dans uu ouvrage postéiienr i) l'a aus;riienlre de Irnis aiilrcs j^enres. P'oye:: l'article suivant. (S. F. et A. Serv. )
PARASITES, Parafita. Troisiùrae ordre de mu classe des insecies , ainsi dc'sijjné , parce qiin tous ceux dont il se compose et compris p ir Linné dans son p^enrc Pediculus , vivent aux (lc[)ens de riioinnie, de cei tains oianmiirères et de divers oiseaux, sur lesquels, ils se tiennent coiislammeul lixés : j'avois établi celle coupe dac.s mon Précis das carac titres génciiques das insectes, im])ririié cil 179(1, et il fornioil alors le dixième ordre de cetle classe d'animaux. Les Parasites ne se pav- tac;eoienl d'aliord qu'en deux genres, dont l'un, celui de P^icin ( De Géer) , n'éloit qu'un démem- Ijrenienl de celui de Pou, pedicu/us. Le doclcur Léacli a substilué la di'nounnalion d'Anoplures, itnaphira , à celle de Parasllei. Il divise cel ordre en deux lamilles , les Pédiculidés , pediculidca (le genre Pou proprement dit ) et les iSiirniidés , nirniidea (le gen)-e Ricio, De Géer'). La pre- mière se compose des genres Piillure , /^/;//î//';/.i\, Htemalopine, hcvinalhopiniis , el Pou , pediculus; et k seconde de celui de Ninne , nirinus , déno- iniiialion emprunlée d'Heruiann. Le professeur Nilzcl) , dans sa Distribution générale des insecies épi zoiques , faisan! paille du Magasin eiilouiolo- g:que df M. Germar, n'admet point cet ordre. La jMcmière de <:es deux familles ou le genre primi- tif de Ricin eu rapporlé aux orthoptères, el la seconde aux hémiptères. Les orthoptères épi/01- ques ou mallophages compvcanenl les genres sui- Viins : 1". Pluloplèie,/;A;/o^)^£-/M^j formé des sous- genres Docophnrus , Nirmus , Lipeurus , Gonio- des ; 2". Tricliodecie, trichodecies ; 3". Liotlié, li:)tiieuni , divisé en six sous-genres, Colpoce- pliiiluin , Alenopon , Trinolon , Eiircum , Lœmo- Ijotlirion , PliYsostoiiium ; 4°- ^.y''"P'^) gyropus.
Les héinipières éj)i^oi(jues ne sont composés que du genre Pou, pediculas- L'exposiiion des taraclèi es génériques donnés par ce naluraliste est fondée sur un grand nomlire d'observations d'analomie , tant lulernc qu'extérieure. Il intro- duit quelques nouveaux termes, cl il est le pre- mier qui ait employé les dénoiuinations de prv- iliora.c , de niésothoiucx: et de niéihathura.r , pour distinguer les Irois segraens du thorax. En leii- diuii juslice au mérile do ce travail, nous croyons cependant qu'on ne peut, dans une méthode na- turelle, réunir ces animaux loil avec les oilhop- lères , soit avec les hémiplères. Une lelle coiil'u- «ion nous paroit même singulièrement bizarre.
Fahricius, d'après les bases sur lesquelles il avoit établi sou système eiilouiologlque , a placé le srenre Pediculus daas sou ordre des Aolliales
on celui des Diptères. Mais comme ces insectes sont sujets à des métamorphoses complètes, taudis que les bémiplères n'en é|)rouvent que d'incom- plètes , c'est pour ce motif, je présume, que M. Nilzch ri transporté dans ce! ordre le genre pré- cédent. Mais je ne vois pas quels rapports peuvent avoir les Ricins avec les Orlhoplères. Des insecies de cet ordre et du précédent sont, il est vrai, aptères; mais ce sont des anomalies. Les parasi- tes, de même que les Acarus de Linné, Juire lamille de parasiles, mais dans une classe dilfé- renle , apparliennent à une division d'animaux naliirellemeni et constamment privés d'ailes. Telle a été leurdestinatiou primitive; car aucune espèce ne nous a olî'ert jusqu'ici ni de rudimens d'ailes, ni d'indices d'avorleuiens de ces organes.
Dans la mélhode de M. Duméril {Considé- rations générales sur les insecies ), le nom de parasites ou de rhinaptères est donné à sa pre- mière famille de son ordre d'Api ères, la ciuquante- cinqiuèuie de la classe : elle comprend les genres Puce, Pou , Snniridie , Tique , Lepte et Sarcopte. Les quaire derniers apparliennent à noire ordre des Arachnides trachéennes.
Ti 'ensemble des t;araclères suivans ne permettra point de confondre les parasites avec des insecies aptères des a 11 Ires ordres. Ailes nulles. — Pieds au nombre de six. — Métamorphoses nulle s. — Quaire ou deux ocelles ou yeux lisses. — Bouche des nus consliluée par un museau, avec un petit tube ou siphon inarticulé, réiraclile; celle des aiilrcs inlérieure, couiposée de mandibules plus ou moins exléiieures el en forme de crochels , de deux lèvres , de mâchoires cachées et quelquefois de palpes, mais liè-:-peu apparens ; œsophage oc- cupant une grande partie de la lèle. — Abdomen sans appendii es mobiles sur les côlés, et point lerminé par des soies articulées ni de cjueue foiir- chuv'. — Insectes vivant sur llioinme , sur des mammifères et des oiseaux , dont ils sucent le sang ou dont ils rongent des parlies.
Je parlage les parasiles eu ileux famille?, celle des Mandibules , mandibulata , et celle des Rus- thés , roMnita.
Les premiers nul des- mandibules, des mâclioi- res et deux lèvres. Les genres de celle famille seront exposés à l'article Ricin.
Dans la seconde, que j'avois désignée dans le Noureatt Dictionnaire d'histoire naturelle sous la dénoinmation iVEdentulés ( edeiitulij, ) , la bouche ne consiste qu'eu un museau , d'où sort à volonté un petit siphon. P'oyez l'article Pou. (LaTh.)
PARNASSIEN , Parnassius. Genre de Léjndoplères diurnes. Voy. loin. IX, pag. 78 de ce Diciiounaire. (S. F. et A. Serv. )
PARNE , Parnus. Fahricius a f.iit sous ce nom, un genre de Coléoplères , d.uis lequel il met le Dryops auricule d'Olivier, l'Hydère acuminée de
PAR
M. Latueille ( ^enre Potarnopliile de M. Ger.nar), et une auli-e isiièce , sous le uoai spécilji[ue i.r06s- ciirus , cj^ui a seivi de l^pe à M. Jldller pour l'c'ta- blisseiueul du i^jeui'e Mar.i'Onyqiie. t-'vjcz PoïA- jtopuiLE et MACBONyQUE à la Uible dt; eu volume. (S. F. et A. Sebv.)
PARNOPÈS , Parnopes. Lat. Fab. Le P. Srt- HOL. Chrysis. Oliv. (Eiicycl.) Juii. Ross.
Genre d'iascctes de l'ordre des lîyriu'uoplcres , section des Térébrans , famille des Pupivores , triliu des Chrysides.
i)M\i la (ribu des Chrysides , le i;enre Cleple se disurii^iie de tous les aulres par son ixirjeitt v(- trcei eu devant , et par son alidouieu tjui n'est point voûté en dessous j les Euclirt'es, les Clii'ysis et les Ht?dyclires u'oul point le uiilieu de itur nié- tatlnuMx proloiif|,é eu une [lointe sc:uU'llilorrae. Dans les Elainpfs et les Slilbes, le >ecund sei:,!UL-nt de l'abdomen est plus grand que le premier, et luèine cjue l'anus. Tous les ^eurus sont disiingut's, en ouire, de celui de Parnopes, par la brièveté de leurs màclioires et de leur lèvre , qui ne lor- liicnl point de fausse trompe alongée.
Antennes lilifoniics , eoudées , vibraliles , in- sén'es près de la Ijouche , de treize artitles dans les deux sexes. — Mdchoiras et lèire très-longues, liiu'aires , fjruiant , réunies , une sorte de Iroiupe IL'lIiic en dessous. — Léviv bilid( . - Pulpes Irès- couris, peu dislincls, de deux arluks. — Tête transversale, à peu près de la largeur du eor»e- Ifl. — Trois petits yeux lisses, posés en IriaUj^le sur le vertex. — Partie inoycune di méiallioiax s'avançaut en une pointe seuîellifoi me j écaille des ailvs grande, arrondie , conviNc. — Ailes su- périeures ayaii! une cellule radiale et une cellule cubitale, toutes (Icux incoiiiplèles ; deux cellules discoidaies diiliuctes, savoir : la pruiaière el la seconde supérieures (i) ; la discouLile lulriieure point tracée. — Abdomen convexe en dessus , concave en de-sous, composé de deux seguiens , outre l'anus dans les femelles , en ayant un de plus dans les mâles; anus Irès-grancl , formant à lui seul près de la moitié de rabdoiiieu , Ijiipmenl dentelé sur ses bords, ayant un euionceiuent traiis- ver.salà sa partie postérieure, sans lignes de priais enfoncés. Une tarière rétraclile dans les femelks, mais dont l'exlréiuilé resie toujours un peu sail- lante , niè;ne dans le repos; un aiguillon rélrac- tile , ayant sa sortie un peu avant l'extrémité de' la tarière. — ï't/rj-e^ forlenieut ciliés , et propres à fouir, dans les femelles.
C, est à M. Latreiilc que l'on doit ce genre , com- posé d'une seule espèce, l.a femelle dépose ses œufs dans les nids du Bembex à bec ( iJ. 7-0.5- trata^ ; et sou que la larve qui en éclôt, doive se nourrir de celle du Bembex , ce ([ue nous croyons, soit que la proie destinée à eelle-ei soit dévorée
(1) Vayt-^ h note de l'aiticlc Pupiroats.
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par elle , elle subit toutes ses md.'amorplioses dans les ti'ous creusés Jaas le sable par la femelle Bem- bex. C'est eu l'absence tie celte dernière que le Paruopès femelle %^-j inlroduil ; el comme le ilem- bci en parlant recouvre de sable l'entrée de sou nid , la nature paroi' avoir doiiué des ])aties fouis- seuses au.t Paruopès, aliii de pouvoir déblayer l'ouverture de ce nid tl y pénétrer. L'insecte par- f.iit pareil dans les mois de juillet et d'aoïjl , et «est eomniun que daiia les endroits sabluiineux , oii les Bembex établissent leurs nids.
1 . P.iR.-^OPÈs incarn.at , P. camea.
Piirnopes camea. Lat. Gêner Crtut. et Ins. i'oiii. 4. pag. 47. — Fab. Sy^t. Pie::, pag. 177. n". I. — Ross. l'<iun. Etrtis. loin. \i. ta!>. 'à.Jig. ij.
— C/irysis camea. Coqdeb. lllust. Icon. tab. 14. fig. 1 \. — Eiicjcl. pi. 'b'6'h.Jig. J4-18.
Se trouve eu France, aux environs de Paris. f^oyez pour la description et les autres syno- iiiei, Cbiysis incarnât, n». 8. pi. JiJj. iig. 14-18.
Lf.A^lPE, Elai/tpus. Spinol. Lat. Clirysis. Fab. Jub. ^Oliv. (Encycl.) Uedychruin. i^n P. Panz. revis.
Genre d'insectes de l'ordre des Hymi'noplère s , section des Térébrans, famille des Pupivores , tribu des Cbrysides.
Le genre Siilbe, Irès-voisio de celui d'Elaaipe, s'en distingue par ses mandibules deutées et par son anus portant un bourrelet transversal , au- dessous duquel est une rangée de points enfoncés. Les Paruopès qui, seuls parmi les Cbrysides, ont comme les Siilbes et les Elainpes , le milieu du mélalhorax prolongé en une pointe sculellifornie, se reconnoissciit facileuieul à la lonsjueur de leurs uiâclioires el de leur lèvre, tpil sor.l linéaires el se réunissent eu uûe sorte de trompe longue, llécbie en dessous.
Antennes filiformes, coudées, vibratiles , rap- prochée.-., insérées près de la bouche, de treize ar- ticles dans les deu.\ se.'ies ; les deux premiers obco- niques ; le second court; le troisième cylindrique, un peu aminci à sa base ;les autres courts, cylindri- ques ; le dernier presque conique. — Mandibules munies de deu.\ dents aiguës au coté intérieur.
— Jlàchoires nydnl leur lobe inlerije plus large q;ie l'extérieur, presipi'arr;iu.li. — Palpes maxil- laires plus longs que les labiaux, de cinq articles, les labiaux de triiis. — Lèfte sa cuiller; laiiguede arrondie , entière, — Tête aussi large que le cor- selet. — T Trois petits yeux lisses ;}^\ài:idi en triangle sur le vertex. — Métathoru j. Ji^a-.il sa par.ie moyen- ne avancée eu une pointe scuteliiforme. — Ailes supérieures ayant uue cellule radiale Irès-incom- plèle et uue cellule cubitale à peine tracée ; la nervure qui les sépare, épaisse; deux cellules discoidales mal Iracées , à peine visibles, savoir : la première et la seconde supérieures. Cellule dis-
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coïdale nullement (rac(?e. — Abdomen convexe en dessus , concave en dessous , ses cotés arron- dis ; il est composé de deux sej^mens outre l'anus ; le second lieaucoup plus j^iand que le premier. — Anusixsse , bidenlé |)Oslérleurement , sans bour- relet transversal ni rangée de points enfoncés ; une tarière réiracljle dans les femelles, mais dont l'extrémité reste toujours un peu saillante, même dans le repos, et un aiguillon rélractile ayant sa ïorlie un peu avant Fextrémilé de la tarière. — Pattes de longueur moyenne.
Elampe est tiré d'un mot grec, qui signifie bril- lant. {^P'oyez pour les oiœars le genre Euchrée à la colonne ci-contre. ) On rapportera aux Elam- pes , le Clirysis doré , n°. l8 de ce Dictionnaire; VE/ampus Panzeri de MM. Spiiiola cl Latreille, Gêner. Crust. et Ins. toiii. 4 > pi^g- 46 ■ '^'^ ^^^ es- pèces de ma première division du geme HéJ_y- cLre, dans mon Méaioiie sur quelques espèces d'insectes hyiiK'noptères porle-lu_jMux. Annal, du Mus. d'H/st. nat. , Câhier 53'=
UÈDYaiRE , Ecdjchrmn. Lat. Le P. I'anz. Stiti.Chiysis. LiKN. FAB.Oi.iv..(Eacycl.)Rùss. JuR.
Genre d'insectes de l'ordre des Hy^iénoplères , section des Térébraiis , lamilie des Pupivores , tribu des Clir^ysides.
Dans le groupe des Cluysides, dont les Hédj;- clirgs t'ont parlie, les Eucljrées et les Cl)i'_)'sis se distinguent facileaient par leur abdomen demi- cylindrique , dont les bords latéraux sont paral- lèles enlr eux , et par leur anus muui d'une rangée transversale de puiuls enfoncés.
Antennes courtes, brisées, filiformes, s'araln- cissant j: jut à petit de la base à l'ext rémilé,* rap- prochées , vi.'iraliles, insérées près de la bouclie , composées de treize articles dans les deux sexes; les deux premiers obcoiiiques 3 le second cuui t ; le troisième cylindrique, un peu aminci a sa base ; les autres couris , cylindriques ; le dernier presque conique. — Mandibules au moins biden- tées an côté inierue. — Mâchoires courtes. — Palpes maxillaires lieaucoup plus longs que les labiaux, de cinq articles, les autres de trois. — Lifte prollindément ^'cbancrée , presque cordi- forme. — Tête transversale, de la largeur du corselet. — Trois petits yeux lisses , placés en triangle sur ]e vertex. — Votés du niàtathora.v se prolongeant eu une épine for^e , sa partie moyenne arrondie. — Ailes supérieures ayant une cellule radiale et une cellule cubitale, toutes deux fort incomplètes; la nervure qui les sépare, épaisse • urtout vers sa base, et deux cellules discoidales mal tracées , savoir : la première et la seconde «upérieures. Cellule discoidale inférieure , nulle- ment tracée. — Abdomen con\e\e en dessus, con- cave en dessous , demi-circulaire , ses côtés et son extrémité arrondis ; il est composé de deux seg- mens , outre l'anus , celui-ci lisse , entier, n'ayant uibouirelet transversal, ni rangée de poiuts ; une
PAR
tarière rétractlle dans les femelles , mais dont l'ex- trémité reste toujours saillante (plus que dans la plupart des autres Chrysides) , même dans le re- pos, et un aiguillon rétraclile, ayant sa sortie un peu avant l'extrémité de la tarière. — Pattes de longueur moyenne.
Les mœurs des Hédychres sont à peu près les mêmes que celles mentionnées au genre suivant. Les femelles ])ondent quelquefois dans les galles. L'Hédychre royal ^Hed. regium") place ordinai- rement ses œufs dans le nid de l'Osmie maçonne {^Megachile niuraria , Lat.). J'ai observé une femelle de cet Hédyclire, qui , après être entrée la tête la première dans nue cellule presqu'a- chevée de cette Osmie , en éloit ressortie , et <;onimençoil à y introduire la parlie postérieure de son corps , en marchant eu arrière, dans l'in- tention d'y déposer un œuf, lorsque l'Osmie ar- riva, portant une provision de pollen et de miel; elle se jeta aussitôt sur l'Hédychre , et il me parut en ce moment que ses ailes produisoient un bruis- sement qui n'est point ordinaire. Elle saisit son ennemie avec ses mandibules ; celle-ci , selon rbabiiude des Chrysides, se contracta aussitôt en boule , et si parfaitement , que les ailes seules dépassoient, L'Osmie ne pouvant la blesser, sts mandibules n'ayant aucune prise sur un corps aussi lisse , lui coupa les quatre ailes à ras du corselet et la laissa tomber à. terre. Elle visita ensuite sa cellule avec une sorte d'inquiétude ; puis, après avoir déposé sa cliargc , elle retourna aux champs. Alors l'IIéclyclire , qui étoit resté cjuelquc temps contracté, remonta le long du mur directement au niJ d'oîi il avoit été précipité, et revint tranquillement pondre son œuf dans la cel- lule de l'Osmie. 11 place cet œuf au-dessous du niveau de la pâtée, contre les parois de la cel- lule , ce qui empêche l'Osmie de l'apercevoir.
I,e genre Uédychre , fondé par M. Latreille , renferme plus d'espèces que le précédent.
On y rapportera le Chiysis lucidule , n". l5 , et le Chrysis ardent, n"^. 16, du présent Diction- naire; le Chrysis rosea , Ross. Faun. Etrus. tah. 8.Jig. 7; ïii Chrysis regia, I'ab. Syst. Piez.pag. 175, «".26, et d'autres espèces qui forment la seconde division du genre Hédychre, dans le Mé- moire cité à l'article précédent.
EUCHRÉE, Euchrœus. Lat. Chrysis. F.ab. Le P. JoR. Panz. Oliv. ( Encycl. )
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères , section des Térébrans , famille des Pupivores, tribu des Chrysides.
Les Euchrées, les Chrysis et les Hédychres for- ment dans cette tribu uu petit groupe distinct, parce que le milieu de leur métatliorax n'est point prolongé en une pointe scutellilorme et qu'ils n'ont point, comme les Cleptes , le corselet relréci en devant. Les Hédychres ont leurs mandibules au «gins bidealées au côté interne, avec l'abdomen
court.
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court , presque demi-circulaire. Dans les Clirj- sis , l'anus u'a point de bourrelet transversal , la lèvre est entière, arrondie à sou extrémité, et les palpes maxillaires sont plus longs que les mâ- choires.
Antennes courtes, brisées , filiformes , s'amin- cissant petit à petit de la base à l'extrémité, rap- prochées , insérées près de la bouche , vibratiles ; composées de treize articles dans les deux sexes , les deux premiers'obconiques , le second court, le troisième c^'Iindrique , un peu aminci à sa base ; les autres courts , cylindriques, le dernier presque conique. — Mandibules courtes , unidenléts imé- rieurement vers leur bout. — Mâchoires ovales à leur extrémité , leur lobe interne plus court que l'externe , et ne se prolongeant point en dent. — Palpes égaux en longueur, les maxillaires plus courts que les raàclioiiesj leurs articles presque également gros , le dernier presqu'aussi long (jue le précédent ; palpes labiaux courts. — Lèvre bi- fide , presqu'en cœur. — Tête transversale, pres- qu'aussi largo que le corselet , ayant une dépres- sion frontale. — Trois petits yeux lisses placés eu triangle; l'antériciir sur le bord de la dépression frontale, les autres sur le verlex. — Métcithorax muni sur ses côtés d'une épine forte ; sa partie moyenne arrondie. — Ailes supérieures ayant une cellule radiale et une cellule cubitale, toutes deux incomplètes. On voit dans celle-ci deux petites nervures longiludiualis courtes qui ne se ratta- chent à aucuneautre, et deux cellules discoidales distinctes ; savoir : la première et la seconde su- périeures. Cellule discoidale inférieure point tra- cée. — Abdomen convexe eu dessus , concave en dessous, demi-cylindrique, composé de deux seg- mens , outre l'anus; le premier court, le second fort grand ; l'anus traversé par un fort bourrelet , au-dessous duquel on voit une rangée transverse de points enfoncés; tarière (des femelles) rétractile, mais dont l'extrémité reste toujours un peu sail- lante même dans le repos ; outre cette tarière il y a dans les femelles un aiguillon rétractile qui a sa sortie un peu avant l'extrémité de la tarière. — Pattes de longueur moyenne.
Les mœurs des Euchrées sont les mêmes que celles de la plupart des autres Chrysides ; leurs larves vivent aux dépens de celles de divers bj'- raénoptères. La femelle au moyen de sa tarière dépose un œuf dans la cellule commencée, à la- quelle la propriétaire doit aujsi confier le sien. Celui du Chryside n'éclôt que lorsque la larve , habitante légitime de la cellule où elles sont tou- tes deux renfermées , a déjà pris la plus grande partie de son accroissement ; elle se pose sur le dos de celle-ci, l'attaque et la suce , mais d'une manière qui ne lui fait pas perdre promptement la vie ; ce n'est que lorsqu'elle-mème a pris dans un court espace de temps presque toute sa crois- sance , qu'elle achève de détruire sa victime. Les larves des Chrysides ne se forment point de coque Hist. Nat. Ins. Tome 2C.
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pour subir leur métamorphose. Elles restent long- temps à l'état de nymjîhe. L'insecie parfait ne paroil ordinairement que l'année suivante.
Ce genre que l'on doit à M. LalreiUe, con- tient peu d'espèces. On doit y rapporter, i". le Chrysis pourpré n°. 10 de ce Dictionnaire {Euclircrus purpuratus , Lat. ) ; 2". ÏEuchrœus sexdentatus , L.\t. Gêner. Crust. et Ins. tom. 4. pag. 49. Ces deux espèces sont des environs de Paris. Leur anus est multidenlé.
CLEPTE, Clcptes. Lit. Fab. Le P. Panz. , \é\\s.Sphejc. LiNN. Vcspa. Geoff. Chrjsis. Ouv. (Eucycl.)
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoplère» , section des Térébrans , famille des Pupivorcs , tribu des Chrysides.
Tous les genres de celte tribu , excepté celui de Clepte , ont l'abdomen concave en dessous et le corselet point rétréci en devant.
Antennes filiformes, coudées, vibratiles, rap- prochées, insérées près de la bouche, de treize articles dans les deux sexes , le dernier presque conique. — Mdndibules courtes , larges , triangu- laires, creuses en dessous, comprimées et bideo- tées à l'extrémité. — Mâchoires ayant leur lobe terminal membraneux , presque triangulaire , le lobe extérieur en forme de petiie dent. — Palpes maxillaires plus longs que les labiaux , de cinq articles inégaux, les deux premiers plus courts, le troisième plus épais, les deux derniers beau- coup plus longs que les autres; palpes labiaux de trois articles. — ièi^/is arrondie à son extrémité, entière. — Tête à peu près aussi large que la par- tie moyenne du corselet. — Trois petits yeux lisses placés en triangle sur le vertex , l'antérieur au bord d'une petite fossette. — P remier segment A\i corselet beaucoup plus étroit que les suivans; cô- tés du métathorax se prolongeant en une épine forte , sa partie moyenne arrondie. — Ailes supé- rieures ayant une cellule radiale presque fermée et une cellule cubitale à peine tracée , très-in- complète ; trois cellules discoidales , l'inférieure s'étendant jusqu'au bord postérieur de l'aile. — Abdomen presqu'ovoïde, un peu convexe en des- sus , l'étant également en dessous , composé de trois ou quatre scgmens outre l'anus , selon les es- pèces; une tarière rétractile dans les femelles, mais dont l'extrémité reste toujours fort saillante, même dans le repos, et un aiguillon rétractile ayant sa sortie un peu avant l'extrémité de la tarière. — Pattes de longueur moyenne.
Les femelles de ce genre , établi par M. Lai treille, et dont le nom vient d'un mot grec qu- siguifie voleur, placent leurs œufs auprès des lar- ves ou sur les larves mêmes qui doivent servir de pâture à leur postérité. J'ai vu une femelle du Clepte semi-doré, entrer successivement à reculons dans les trous qu'avoient formés, en s'enfonçant ea terre , un graad nombre de larves d'une Ten-
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ihiûtline, qui avolent vécu sur un. mêuie gio- seiller. L'année uivanle, je jcniis à celle même place d'au Sjieclacle lorl bvillanl ; une cenlauic de niàles , et quelques l'eiuelles de celle espL-cc , cou- voienl dans lous les sens sur le pelit espace de 1er- laiu où le» larves de Tenilirédine s'i'toicnt cachées, el refléioient toules les couleurs des pierres pré- cieuses ; bientôt les mâles s'amoncelèrent par pe- tits i;roupes , doni uneleniellc , accouplée avec un c'entr'cux , éloil le centre, ("e spectacle se it-nou- vela pour nini plusieurs jours de suite, de dix à on.cc heures du matin ; ces individus se disper- sDieot après celte heure , el je pense que ceux que je vo_yois chaque juur étoieut nouvellement éclos lians cet endroit.
Ou doit rapporter au genre Cleple , le Chrj'sis ^eini-doré , n°. 21 de ce Dictionnaire {^Cleplcs scmi-aurata , Fab. Syst. Piez.). Nous ferons ob- server ([ue dans celte espèce , le premier article des antennes est niéiallique , le second jaune , taché de brun, le troisième et quelquefois les deu,\ su I vans entièrement jaunes. Le dernier seji;me ni de l'abdomen et l'anus sont noirs en dessus j le milieu du troisième sea;nient pariiiipe de celle couleur dans sa partie iniérieure. Le mâle est le Cleptes splendens , Fab. Syst. Piez. ; mais cet auteur dit à ton que les pattes sor;t noires. Voyez pour les aulres esiièces , mou Mémoire cité à l'article Elampe, pag. b de ce volume. (S. F. et A. Sekv.)
PAROPSIDE, Pampsis. Oliv. (Entoui. ) Lat. CTvysoinela. Fad. Notoc/ea. Mabsh.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères , section des Téiramères , famille des Cycliques, tribu des Chrysomélines.
Dans cette tribu, les genres Eumolpe , Gri- bouri , Clythre et Chlamyde se distinj^uent par leur tête verticale ; les Colaspes par des mandi- bules terminées en une poinle très-forle et par le dernier article des antennes loug , presqu'ellip- tiqiie , portant an bout une poinle particulière ; les Prasocures ont le corps alougé , presque li- néaire 5 dans les Chr_ysomèles le dernier article àei palpes est ovoide- tronqué ou presque cylin- drique ; enfin les Doryphores les oui terminés par un article beaucoup plus court que le précédent, et leur sternum est avancé en pointe. Ofi ne trouve aucuns de ces caractères dans le genre Paropside.
Antennes minces , filiformes , presque de la longueur du corps , insérées au-devani des jeux , près de la bouche, composées de onze arlicles, le premier plus long, un peu renilé , le second court, les aulres un peu turbines, à peu près ^gaux entr'eux. — Labre coriace, presque mem- braneux, court , légèrement échancré. — Mandi- bules courtes) cornées , creusées intérieurement, terminées par deux dénis égales, obtuses. — ^là- choires membr.uieusi'S , courtes, bifides. — Pal- pes maxillaires un peu plus longs que les labiaux,
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composés de quatre arlicles, le premier 1res -cour', le second aloiigé , un peu reullé à l'e.vtvémiié , le troisième conique , le dernier large, triangulaire , sécuriforrae ; les labiaux de Irois arlicles le pre- mier court , le second aloiigé , conique , le troi- sièmeovaleoblong. — Xècreiuembraneuse , coiule, irilobée. — Tête peacliée en avant, formant un angle obtus avec le corselet. — Corps arrondi , |ilat en dessous , bombé en dessus. — Coiselet large, conv'exe , Ir s-échancré en devant, arrondi poslérieuiement. — Ecusson petit , triangulaire.
— Elytres Irès-convexes , plus grandes que l'ab- domen , qu'elles euibrassenl un peu par les côlés.
— Pattes de longueur moyenne j tarses courts, assez larges , pénuiiième article biloijé.
(Je genre, dont le nom vienl d'un mol grec qui s guilie écuelle , a élé fondé par JM. Olivier, dans sou Entomologie ; il contient des espèces propres aux iles de la mer du Sud el à la Nouvelle- Hollande, dont i\J. Latreille avoil précédemment, dans son (jejiera , tait la première division du genre Chrysomile , sous le nom de Coccinelloides. C'est à tort que M. Olivier, en converlissaiU en genre la coupe faite par î.l. Latreille , y a joint une espèce européenne (^Clir)'someltiJlai'iians'), qui n'a point les caractères aes Paropsides, e, que ce dernier auteur en exclut avec raison. On ne connoit point les larves des insectes de ce genre. On les trouve dans l'état parfait , sur les feuilles et les fleurs des végétaux. Ce sont les seuls détails qu'aient communiqués les vo3'agejiiis. Le noml;re des espèces de Paropsides counues s'élève aujour- d'hui à près de trent.'.
I. Paropside variolée , P. rariolosa.
Paropsis piceo-testacea , cljtris punciato-ru- gosis , tuherculis Jlavis sparsis.
Notoclea variolosa. Marsh. Trans. Soc. Linn. Londr. vol. 9. pag. ^85. tab. 24. fig. 1 .
I Longueur 7 lig'. (Jorps d'un teslacé brun. An- tennes biiines, leurs premiers arlicles lestacés. Tèle ponctuée , ayant un sillon transversal du milieu duquel nail une ligne lougiludinale enfon- cée , traversant la partie postérieure de la lêle. Corselel irrégulièrement ponctué, ses côlés dé- primés el un peu plissés ; ses angles antérieurs ayant chacun une poinle mousse. Llylres forle- menl jioiii.tiices , ridées Iransversalemenl , avec des élévations irrégulières jaunâtres. Faites et dessous du corps un peu plus foncés que le dessus. Nouvelle-Hollande.
•1. Paropside alomaire , P. atomaria.
Paropsis pallidè tcstacea , elytris scabris punc- tisque impressis , transi>ersè rugosis.
Paropsis atomaria. Oi.iv. Entom. tom. 5. pag. 5y{5. n°. i. Parops. pi. i.Jig. 1. — Notoclea
P A R
a1oTi\arii!. Mabsh. Trans. Soc. Linrt. Lnncir. vnl. (). pcig. 286. tab. 24. Jîg. 3. — Eiirycl. pL lr;\. l. fis- >• a-d.
Longueur 5 lig. Corps d'un teslacé p;'ilr. An- lennes de môme couleur, iyiir hase [iliis pi'ile. Liibio jaune. Tèle fineuienl pniiilillée , ;iy;inl un sillon Iraiisvci'sal aiqu^, du milieu duqutl naît une ligne lon_a,iUidinale euloncée, tiaversanl la jiaitie posli'ncuic de ia lûte. Corsclel peu poinlillé siii- sou disque, ses colt's uu peu dt'piùnii's, pro- fondément piincdiés. lil^li'es olîafijvinées , i;liaiy;i'cs d'un grand nombre de points bruns enloniu's , cl de lides transversales , irré-i.ulières. Dessous du corps et pâlies d'une nuauce plus foncée.
NouveHe-lIollmide.
O. Paropside immaculée, P. imiiioc ulula.
Pompsisjusca, ihorace elytmrumque nuii'giui- husjusco-rubris.
Notoclea imniaculala. Mabsh. Trans. Soc. Linn. Londr. vol. 9. pag. 291. tab. •i.'b.J'ig. 4.
Longueur 5 lig. 7. Anicnnes , labre et pâlies (eslacés. Tèle d'un brun ferrugineux, pointillée, avec uu sillon transversal arqué. Corselet de même couleur, presque lisse sur son disque, ses côtés forlement pointillés. Elvircs iortemeni ponctuées, Jirunes , avec tous leurs bords , la suture et l'écus- son , de couleur ferrugineuse. Dessous du corps et piilles de celte niènie couleur.
Nouvelle-Hollantie.
4- Paropside brune , P. picea.
Paropsis Jusco-Jerniginea , elytris suhpunc- Uitis.
Paropsis picea. Oi.iv. Enioni. ioin. 5 pag. 5gc). 71". 3. Parops. pi. i. fig. 3. — Encycl. pi. Syi . /. .f'S- 4-
Longueur 5 lig. Corps d'un brun ferrugineux , un peu moins arrondi que dans les précédentes. Anienues brunes , leur iiase d'un teslacé pâle. Labre de cette dernière couleur. Tèle un peu pointillée , avec un siUoa transversal arqué et une foil)le iiupressiou de chaque côté postérieu- rement. Corselet linement pointillé, presque lisse sur le diique , ses côtés sensiblement déprimés , ayant des points enfoncés plus marqués. Elytres très-finement pointillées, ces poiuls furniant pres- que des stries régulières. Pattes de l:i couleur du corps. Poitrine d'une nuance plus foncée.
Nouïelle-HoU..nde.
5. Paropside marbrée , P. mannorca.
Paropsis luieo-ru/h, elytrorum punctatoruni discojcrrugineojlai>o maculato.
Paropsis marinorea. Ouv. Entom. tom. 5.
P A 1\ , ,
png. 599. nP. 4. Parops. pi. i . fig. 4. _ Encycl. pi. 371. [.fig. 7.
Longueur 4 lig- Corps d'un jaune mêlé de fer- rugineux. Anicnnes nmres avec la ijase jaune. I,a- bre d'un blanc jaunâtre. TélC pointillée avec, un sillon transversal artjué. Corselet poiulillé ]irinci- palement sur se-.; bords qui sont sensiblement déprimés. El^^lres irréguiièrciuent ponctuées, leur disque ferrugineu.x , porlaiit <les phiques iirégu- lières jaynes , un peu élevées. Pattes de la cou- leur du corps.
Nouvelle-Hollande.
G. Paropside effacée , P. ohsolelu.
Paropsis teslacea , elytris punclalis , maculi.s- duodecini obsoletis /uscis.
Paropsis obsoleta. Olif. Entom. tout. .5. pag. 600. n". 5. Pai-ops. pi. \..fig. 5. — Notoclea, obsoleta. Marsh. Trans. Soc. Linn. Londr. vol. 9. pag. 288. tab. 'J-iliffig. 6. — Encycl. pi. "îili. I. Jig- 8.
Longueurs lig. 7. Corps d'un Icstacé jauuâlic. Antennes m ires , testacées à leur base. Corselet lisse au milieu, pondue vers ses bords. Elvtres ponctuées , ces points ferrugineux ; douze petites taches obscures sur chacune, peu marquées, dis- posées sur trois rangées. •
Nota. Le nombre des taches varie de dix à treize sur chaque élytre.
Nouvelle-Hollande.
7. Paropside lestacée , P. testacea.
Paropsis testacea , elytris subtilissimè punc~ tato-striatis.
Paropsis testacea. Oi.iv. Entom. tom. 5. pag. 6o3. 71°. 10. Parops. pi. f.Jig. 10. — Notoclea testacea. I\l ïbsh. Trans. Soc. Linn. Londr. vol. 9. pag. 289. tab. 2^. fig. 10. — Lncycl. pi. "hjl. l. Jig- 6-
Longueur 3 lig. Entièrement teslacée. El^lres avec, des stries de points peu marqués.
Nouvelle-Hollande.
8. Paropside australe , P. Aiistralasiœ.
Paropsis testacea , elj (ivruin disco obscuriore liturisjlavescenlibus.
Paropsis Aastralasiœ. Oliv. Entom. tom. 5. pag. 600. n". II. Parops. pi. 1 .Jig. 11. — Ckry- sorne/a Australasiœ. Fab. Syst. Eleut. tom. l. pag. 426. n°- 23. — Enryclpl. 071. l.Jig- 9.
Longueur 3 lig. 7. Corps testacé. Antenne» testacées , obscures a leur extrémité. Tèle et cor- selet linement pointillés. Elytres chargées de points enfoncés, rapprochés, presque disposés eu stries^, leur disque plus obscur, avec quelque* B 2
13 P A 11
lif^ues jaunâtres courtes el irrégulières. Patte» de la couleur du cor|is.
Iles de la mer du Sad.
Nota. Nous n'avons pas décrit ces trois der- nières espèces d'après nature.
q. Paropside six pustules, P. sexpustulala.
Paropsis nigra , ihoracis utrinquè impressi ninrgme extemo et coleopterorutn maculis se.v
rutiris.
Notoclea sexpi/stulala. Marsh. Trans. Linn. Soc. Londr. roi. g. pag. 2C)3. pi. a5. fig. 8.
Longueur 6 lig. Antennes brunes, leurs second €t troisième articles un peu ferrugineux. Têle noire, pointillée; bord antérieur du labre rou- geâtre. Corselet noir , pointillé , ses bords laté- raux rougeàlres avec une impi-ession Irès-raar- quée, un peu arquée. Elytres noires, légèrement
Eointillées, ayant des stries ponctuées peu sensi- les et portant chacune trois laclies rondes rou- geâtres, les deux postérieures sur une même li- gne transversale. Pattes et dessous du corps noirs.
BJouvelIe-Hollande.
DORYPHORE , Doryphom. Illig. Oliv. (Entom.) Lat. Cluysomela. Fab. De Géer. Oliv. (Encycl.)
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Cycliques, tribu des Chrysomélines.
Tous les genres de cette tribu , sauf celui de Doryphore, ont leur sternum court et simple.
Antennes filiformes , guère plus longues que le corselet , insérées au-devant des yeux , compo- sées de onze articles , le premier peu alongé , le second court , arrondi , le troisième alougé, pres- que conique , les autres presqu'égaux enir'eux. — Labre corné , un peu aTancé , arrondi anté- rieurement. — Mandibules cornées, un peu ar- quées, creusées en cuiller intérieurement , den- telées au bord supérieur , terminées par deux ou trois dents obtuses. — Mâchoires cornées, divisées en deux lobes, l'extérieur arrondi , cilié à son ex- trémité , l'intérieur comprimé, pointu, cilié au bord interne. — Palpes maxillaires de quatre articles, le premier petit, le second court , un peu conique , le troisième grand , presqu'en en- tonnoir , le dernier très-court , enchâssé dans le précédent et tronqué j palpes labiaux courts , de trois articles, le premier petit , le second très- gros, le dernier plus petit, ovale. — Lèvre cor- née, étroite, avancée ,, un 'peu échancrée à l'ex- trémité. — Tête penchée en avant, formant un angle obtus avec le corselet. — Corps ovale ou arrondi, très-convexe en dessus , aplati en des- sous , presqu'héiaisphérique. — Corselet large ,
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échancré en devant. — Sternum portant une sorte d'épine grosse , forte, dirigée eu avant, plus ou moins recourbée. — Ecusson triangulaire. — Elytres conve.\es , couvrant les ailes et l'abdo- nitn. — Pattes de longueur moyenue.
Le nom de ce geuie vient de deux mois grecs , et s\zp\iic porte-lance. Il est assez nombreux en espèces et propre à l'Aiiiérlf[ue méridionale; ses mœurs doivent êire les mêmes que celles des Cliiysomèles, avec lesquelles on l'avoit ancienne- ment confondu.
Les Chiysomèles puslulée , n". 12, pointillée, n°. i3, miîiaire , n". 14, aiguë, n°. l5, arquée, n°. 16, maculée, n°. 17, de ce Dictionnaire, sont de ce genre , ainsi que la Clirysoniela sutu- ralis , n°. i5. Fab. Syst. Eleut.
COLASPE , Colaspis. Fa3. Oliv. (Entom.) Lat. Euinolpiis. Fab. Cryptocephalus , Chryso- mela. Oliv. (Encycl.)
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Téiiamcies, famille des Cycliques, tribu des Clnysumélines.
Les genres Éuinolpe, Gribouri, Clylhre cl Chla- myde se distinguent dans celle tnbu par leur lèle verticale, les Prasocures par leur corps linéaire , les Paropsides , les Doryphores et les Chiyso- mèles par leurs mandibules courtes et obtuses , ainsi que par le dernier arlicle de leurs antennes simple et sans pointe particulière.
AntennQs longues, filiformes, composées de onze articles , les quatre avant-derniers en cône renversé et alongé , comprimés ou obtrigones , le dernier long, presqu'elliptique , terminé par une pointe qui semble former un douzième article. — Labre coriace, un peu échancré. — Mandibules cornées, arquées, peu avancées , bidentées à leur extrémité, terminées par une forte pointe. — Mâchoires coriaces , bifides , leur lobe extérieur alongé, cylindrique, un peu arqué , l'intérieur comprimé , arrondi . presque membraneux. — Palpes filiformes ; les maxillaires un peu plus longs, de quatre articles, le premier court, le se- cond alongé, presque cylindrique, le troisième de même forme , mais plus court que le précédent , le dernier alongé, ovoide ; palpes labiaux de trois articles, le premier court , les deux autres alon- gés , presque cylindriques. — Lèvre cornée , peu avancée. — Tête un peu avancée , penchée en avant, formant un angle obtus avec le corselet.
— Yeux saillans , un peu arrondis. — Corps ovale , plus étroit en devant. — Corselet rebordé.
— Ecusson petit. — Elytres embrassant l'abdo- men et recouvrant les ailes. — Pattes assez longues.
On connoît une soixantaine d'espèces de ce genre , la plupart exotiques. Leurs mœurs doivent peu difl'érer de celles des Eumolpes et des Gri- bouris. Les larves sont inconnues.
Rapportez à ce genre le Gribouri cuivreux.
PAR
n". 33 , et la CLrysomtle âtre , n". l33 , âe ce Diclionnaiie; It's Colaspis crenata , n°. 2, , gla- b rata y u°. 1> ,J!afkornis , n°. 4, viridis , w". 8 , barbara, 11°. il5, dl' Fab. Sysl. Eleut., ainsi que son Kurnoipus œnigineus , n°. 25. Id.
Nota. M. Laliellle i-L'unit aux Allises, les Co- laspes de la seconde division de Fabncius, donl les paltes posiérieures sont piopies à sauter.
EUMOLPE , Eumolpus. KuGEi.. Wéb. Fab. Oliv. (Eulom.) Lat. Chrysomela. Linn. Ue GÉER. Oliv. (Encycl..) Ciyptocephalus. Geoff. Fau. Oliv. (Eucycl. )
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères , section des Tétramères, iamille des Cycliques, tribu des Chrysonu'lines.
Les Colaspes , les Faropsides , les Doryphores, les Clirysonièles et les Frasocures se disuuguent des autres Clirysomélines par leur têle pencLée en avant, formant un angle obtus avee- le corse- let. Les Gribouris, les Clythres el les Clilamydes ont leurs palpes plus épais au milieu, el leur corps est en forme de cylindre court , caractères qui les séparent du genre Eumolpe.
Antennes presque tiUformes, au moins de la longueur du corselet, grossissant et s'élargissant insensiblement vers l'extrémité , composées de onze articles , les cinq derniers un peu plus grands et comprimés. — Labre corné, tronqué, un peu écliaucré. — Mandibules avancées , cornées , ar- quées , échancrées à leur exlréiuilé , ^lyant deux dents dans celte partie , dont l'apicale très-forte.
— Mâchoires bifides, leur lobe extérieur long, cylindrique, l'intérieur comprimé, memlraueiix.
— Palpes terminés par un article plus gros , ovoide; les maxillaires de quatre articles , le pre- mier court, le second un peu alongé, presque co- nique, le troisième conique; palpes labiaux de trois articles , le premier petit. — Lèçre courte , cornée, échancrée. — TeVe verticale , près qu'en- tièrement eufoncée dans le corselet. — Corps presqu'ovoide. — Co/ïe/e^ sensiblement plus étroit que l'abdomen, se rétrécissant à sa partie anté- rieure. — Ecusson petit , triangulaire. — Elytres couvrant les ailes et l'abdomen. — Pattes assez longues.
Les Eumolpes , remarquables en général par leurs couleurs brillantes et métalliques, renferment près de quarante espèces donl la plupart sont exo- tiques. Ils fréquententles plantes. L'Eumolpe de la vigne est le seul dont on connoisse la larve, {f^oy. pour les détails qui la concernent, les généralités du genre Gribouri, tome VI, page 600 de ce Dictionnaire. )
On doit rapporter à ce genre les Chrysomèles surinamoise , n°. 27 , enflammée , n°. a8, asiati- que, a°. 2g; les Gribouris bleuet, n". i , cyani- cole , n». 2 , globuleux , n". 6 , bordé , n". 8 , lar , n". 14, de la vigne, n°. 32, obscur, n°. 20, onde , n°. 3i , éperonnu , n°. 34, de ce Diction'
PAR
i3
naire. Ajoute* le.i Eumolpus cyancus , n". 4 , au- ratus , n". G , spler/didus ,n°. g , arenurius , 11". 26, deFabricius, Syst. Eleut., (M \' Eumolpus rul)erin M. LatreiUe , Gen. Crust. et Ins. tom. 3 , pag. 56, 11°. 1 , figuré sous le nrim de Cryptocephalus sub- semconiïs , to/it. 1 . pi. 1 1 . fig. b.
CHLAMYDE, Chlamys. Knoch. Lat. Oliv. ( Eut. ) C/)7/i/vt. Fab. Bruchus. Oliv. (Eucycl.)
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Cycliques , tribu des Clirysomélines.
Les genres de cette tribu , qui ont la têle verti- cale , sont, outre celui de Chiamyde , les Euinol- pes , dont le dernier article des palpes est plu» gros que les autres avec les antennes de la lon- gueur du corselet, celui-ci plus étroit que l'ab- domen; les Gribouris , qui ont les antenne's sim- ples , filiformes, et les Llyllucs, dont les palpes laliiaux sont simples et qui n'ont point de rainure pectorale pour recevoir les antennes.
Antennes courtes , en scie , se logeant dans des rainures placées le long de la poitrine, composées de onze articles , le premier alongé , renflé , un peu arqué, le second globuleux , les deux suivaus amincis, les autres latéralement dilatés et en scie.
— Labre coriace, un peu avancé, tronqué à sa partie antérieure, légèrement écliancré. — Man- dibules courtes, cornées, voûtées, lerraiuées par trois dents aiguës, inégales, l'intermédiaire pliii longue. — Mâchoires presque cornées , bifides , leur lobe extérieur cylindrique , plus long que l'intérieur, celui-ci comprii.ié. — Palpes filifor- mes, les maxillaires a peine plus longs que les la- biau.x , de quatre articles , le premier court , lo suivant alongé, presque conique, le troisième plus court que le second , le dernier ova!e-ob- loug ; palpes labiaux fourcliiis, de trois articles.
— Lèvre courte, cornée , dentelée au bord anté- rieur. — Tête verticale , enfoncée dans le corse- let.— Yeux réniformes, ayautanlérieuremenl une entaille assez profonde. — Corps court , très-iné- gal en dessus. — Corselet aussi long et presque aussi large que les élytres , un peu rebordé latéra- lement. — Ecusson petit , presque carré. — if/y- //•w embrassant l'abdomen, le recouvrant ainsi que les ailes , fortement échancrées sur les côtés , le plus souvent munies de fines dentelures dans tqute l'étendue de leur suture , coupées carrément à leur partie postérieure. — Pattes courtes, se repliant daus des enfoucemens de la poitrine et du corselet.
On connoît aujourd'hui une vingtaine d'espèces de ce genre qui paroît propre à l'Amérique. M. 'V. Kollar en a donné récemment une Mono- graphie à laquelle nous renvoyons. jL'auleur di- vise ce genre d'après la suture des élytres, den- ticulée ou simple. La seconde division ne ren- ferme que quatre espèces.
Nota. Dans les Chlamydes, ainsi que dan» le»
1 ; !' A il
Clyllires elles Giibumis , les femelles onl un en- foncement l'iicuhure li'ès-prononcé , au tiiilieu de la partie inrcji'iem-e du dernier segment de l'abdo- men 5 cet enfoiicemersl est nul ou Irès-peii appa- rect dans les mâles. Nous ajoulerons que les Cly- thres mâles onl faabidiellemeut la tète beaucoup plus tbrie (jiie les Cemelles.
On doit rappoi-ler à ce genre la Rruclio bossue, n°. a, du prf'sent ouvrage {Ch/ii/»ys plicala. Oliv. Bntoin. ) , ainsi que les Clytlira nionstrosa , n". ig, gibbe' , n". ai , et cràUita , n°. -zlt. Kab. Sysl. Eltut. (S. F. et A. Seuv.)
PARTiïENOPE, Parlhenopc. Fab. Genre de t-rustace's de l'ordre des L)é(.-aj)ode3 , l'aniillc des Bracliyurcs , tribu des Triangulaires , a_yant pour carack'res -.serres ou les deux pieds antérieurs très-grandes d.ms les deux sexes , s'élendaut lalé- raleiueut , iiorlzouialement et à angle di oit avec la longueur du corps, jusqu'à l'origine du carjie, t'oruiant eusuite un coude et se repliant sur elles- ruênies ; l.ras et pinces Irièdres, avec les doigts comprimés , pomlus , Hécliis lirusquenienl ;. Tes autres pieds petits. — Test rhomlioiJal ou Im.ui- gulaire , rélréci en pointe en devant. — uînlemws latérales très-courtes, de la longueur au plus dis pédicules des veux ; leur preaner arliilc (nlale- meut .vilué au-dessous de leurs civiles. — Yeu.x: touj'jurs eulièienienl retirés dans ces c:avilés , et porlés sur un pédicule court et gros.
Quelques aulres genres de la même famille, teU que ceux ^Cj^thra, tX'Earjnome et de Mithrax onl , par ta gr.indeiir de leuri serres el la forme du test, des rappnris avec les Parllieno|H's ; mais dans le premier, l(Js angles poslérunirs du test recouvrent les autres pieds, caractère qui doit faire placer ce genre dans la tribu des Cryplopo- des. Dans le second , le premier arlicle des an- tennes latérales est très-grand , et se prolonge jusqu'à l'cxtrénulé supérieure inleriie des fusseltes ocu'aires j ces aniennessont d'ailleurs proportion- nellement plus alongées el plus grêles supérieure- ment. Les serres des femelles soni (letiles. Celles des Mithrax se portent en avant, el quoique très- grosses , ne sont point aussi longues , el les doii^is se terminent en manière de cuiller. Leurs antennes latérales sont , en outre , insérées entre les jeux.
Des Luit espèces dont Fabriclus compose le genre l'arlhenojie , il faut en ôler trois ; celle (jiml nomme fonucala , appartient au genre ALlhra ; son P. Rhjja est une Liibode, et son P. dubia parolt deviùr se rapporter aux Porcellaues.
La plupart des Parlhenopes liabilent les mers des Indes orientales, et s'y tiennent probablement sur les rochers. Les anires se trouvent dans la Mé- dilcrranée, et il ne paruît pas que M. Risso eu ait eu connoissance ; qnoiqn'Aldrovande , Olivi et .quelques autres naturalistes italiens en aient parlé.
Dans les unes, le premier arlicle des aniennes latérales est plni grand que les deux autres. Le
1> A il
post-abdomen on la queue ollre dislincleracnt, et dans les deux sexes, sept segmens. Les serres nu sont point prismatiques, et n'ont point d'arêtes bien [irononcées.
Ces espèces composent le genre Parthenope propveinenl dit. La plus connue est la Parthenopf. noERiBi.E, P. hnrrida de Pabricius , ou le Can- cer horridtis de Linnée , et qui a été décrite dans cet ouvrage, sous le nom de C/vzèe hideux, n". 106. C'est la plus grande de toutes. Sou test a près de neuf ceuiimèlres de longueur , sur onze environ de largeur. 11 est presque trian- gulaire , luberculé, ponctué, caverneux, obi in en devant , avec des poinies sniniformes sur les côlés; la poitrine et le dessous de la queue sont coiiiii.c vermoulus. Les serre- sont verruqueuscs , avec des élévations coniques , inégales et dentées j la droite est plus épaisse que la gauche. Les autres paltes sont épineuses eu dessus, foyez la figure d'Herbsl, Krabb. tab. lù,. fig. 88. On la trouve aux hides orientales. Je considère comme une es- pèce propre la variété mentionnée par Linnée dans le Muséum Ludot>icœ Ulricce rcginœ.
Une seconde division des Parlhenopes com- prendra les espèces dont le premier arlicle des aniennes latérales est plus court que le snivani , ou à peine aussi long ; dont la <pieue n'ofi'rc dans les nuih'S que cinq segnien.s, et dont Us serres sont prismatiques, avec de vives aiêles. Ces es- pèces fjrment le genre Lanibrus de M. Léach. IlI viennent les Parlhenopes G//i7^^ longimana, re- giiici , Liir de t'abricius , cl le Cancer conlrarius d'Herijst, Krabb. tab. \io ., fig. 5, on notre P. ronce , rubus. La .seconde espèce a éié décrite dans ce Dicuonnaire , à l'ariiele Crebe longiniaiic , n". 1 10. Mais l'individu que l'on a pris pour la fe- melle nous pareil devoir eu être distingué spécili- ipiement : ces! le Cancer niacrocheles d'Herbsl, ibid. tab. iD.J/g. l07,einotie P. longues-pinces, P . inacroctie/es. Sôu corps est blanchâtre, avec quelques espaces d'un roussâlre clair. Le lest est un jieu rhonibuidal , avec de petits tubercules rou- geâires 5 le museau est un peu denlelélatéralemenl. Les serres , el surtout leurs arêtes, les doigis mêmes, soni verruqueux et épineux ; les épines extérieures des pinces sont plus fortes ; mais le dessons de ces serres est en grande parlie uni. Les aulres pailes ont des bandes iransverses rou- geâtres. Les second et troisième segmens et la ipieuesoiit traversés, dans leur milieu, par une arête dentelée.
Elle vient des mers de la Chine. La P. Giruffa , P. giraffa de Fabricins, a élé figurée par Herbst, ibid. , tab. 19, fig. 108 et 109.
Aldroj;ande , de Mollibus et Crustat. , hh. 2 , pag. 2o3 et 2o5 (édit. de Bologne), a représenté diverses Parlhenopes; quelques-unes de ces figu- res peuvent cependant convenir aux Eurynomes. L'espèce saivaalc, et qui m'a été envoyée par
PAS
M. Bonelli , paroît èlre celle que le naturalisle pic'ccdent nomme Cancer macrochelos alius , pag. 2o5.
P. FRONT-ANGUtEnx , P. ongulifions. Le pre- mier article des antennes lali'raies est nlus petit que lesuivant. Ce lest est presque l'iiornhoidal, plu'î laro;e et arrondi laléralcmenl , vers le milieu de sa longueur, avec le museau presqu'liorizonlal , foiblement uiiidenté de chaque côu', près de sa pointe , et une double carène , convergente pos- térieuiemeut , près de son origine. Le l)ord supé- rieur inlerne des cavités oculaires est entier. Les serres sont lisses en dessous , avec: des épines en dessus ; celles des inains sont entières et irès-peu dentées; les cuisses n'ont point de dentelures. Le bord postérieur du lest est crénelé , .ivec deux denleliires écartées ; l'arête du secontl segment de la queue est partagét^ en trois lobes arrondis et crénelés. Celle espèce a aussi de grands rapports avec le Cancer macrochelos de llondelei. Cest piobablemeiit le Cancer /ongiiiunius d'Olivi et du l'etagna. On la trouve dans la Médilerranée.
( Latr. )
FASÎMAQUE , Pasimachus. Bonei,l. Lat. Scarites. Vav,. Uhv. l'Ar,.-BADV.
(jciue tl'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des t'enlaiiicres , lauiille des Carnassiers, tribu des Carabicpies.
Les "asirnaques l'ont partie de la sci.'o!r!c divi- sii'ii de la li-ilm des (^arabiques , désignée sous lo no.il de Bipartis par M. Latreille (i), et curai- térisée ainsi : palpes extérieurs poiul ler.i.inés on manière d'alêne ; i-ôlé intérieur des deux jambes antérieures ordinairement fort écbaiicré ; él^ues enlières ou légcreineut sinuées à leur exlrémité postérieure. Tarses (le plus souvent courts) sem- blables ou sans dillérences sensibles dans les deux sexes, leur dessous dépourvu de brosses et sira- j)lement garni de poils ou de cils ordinaires. Au- lennes souvent coudées. Abdomen pédit;u!é. Cor- selet grand , liuiulé dans jilusieiirs , carré ou presque globuleux dans les aiilres. Jambes anté- rieures de plusieurs , palmées ou digitécs. Inseï les fouisseurs, lerricules, et peu ou point caroassiers, à ce qu'il paroll. Les Dipariis renferment , oulre le genre l'asi.naque , ceux de Suigouc , (Carène, Séante , (^liviiie , Ozone , Morion , Ailste el Apo- tome. .Le premier se disliuguc par son meulou , qui recouvre presque tout le dessous de la lêle jusqu'au labie. Les Carènes ont leurs palpes exté- rieurs dilalés à l'exlr mité; dans les Scarites, le corps est alongé , le coiselel eu croissant, les niàclioires arquées à l'exlréaiité ; les mandibules des divines sont' beaucoup plus courtes que la tête , et leur languette est sailianle. Enlin les Ozè-
(i) Histoire naturelle a Iconographie des insectes i lires , par M.\I. Latrcilk ce D.jean , à Paris , chez Ci
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nés, les Morions , les Arisies et les Apolomes ont leurs jambes antérieures siwpks , saus dentelures ni digitalions.
antennes filiformes , insérées dan.s le coin in- teniede l'œil , et composées de onze articles mo- niliformcs ; le second un peu plus court (jue le suivant. — Miindibules entièrement saillanles , dentées au côté interne, de la longueur de la têlc.
— Mâchoires obtuses, sans onglet mobile à l'c-x- tréniité, pomt arquées dans celle jiarlie. — /*«/- /t)e6' liliformes, les maxillaires extérieurs de quatre arlicles , le dernier de la grosseur du précédent , les labiaux de trois. — Lettre arliculée à sa base, coriace, courte, large, concave, velue poslé- neurement , dépassant à peine le menlon ; lau- guetle arrondie à son sommet , terminée par deux soies. — Taie grande, presqu'aussi large tjne le corselet. — l'eiix petits, arrondis, peu saillaus.
— Corps assez court , large , de forme ovale. — Corselet en Ibrmede cœur Ironqué , Ircs-écbancré à ses deux e.slréniités. — Point d'écussoji a]>pa-
renl. — Elyti
dé.
lées , bordées , réunies ,
sans ailes dessous. — Pattes Ae lungueur moyenne; jambes autérieures écliancrées , dentées et comme digitées à leur côté extérieur.
On ne connoît qu'un pelil nombre d'espèces de ce genre, établi par M. Donelli , el adoplé ré- cenniienl par Al. LalreiUe. Ces espèces sont ori- ginaires de l'Amérique septenlnonale. Le nom générique vienl de deux mois grecs , dont le sens est : combattant contre tous. Les mœurs des Pasi- maques doivent peu dillért;r de irelles des Scarito, doul lis sont très-voisms.
I. Pasimaque déprimé , P. di. pressas.
Pasimachus a ter ^ thorace suhcordato , e!\tiis !cei>issiinis , antentds basi ntgris apiceque piccis'.
Pasimachus depressus. IÎonell. Ohs. eirmni, 3"^. pu't. pag. 4!). n". I . — Séantes depre^<sus. V .\-b. Syst. Eleut. loin. t. pag. l^?). n°. i. — Oi.iv. Entom. toiii. 3. Scarit. p. 5. Ji°. i. /'/■ 2,./îg. i5. — Lat. Hist. nat. des Crust. et des lus. toni. 8. pag. 076. n". ^. — Palis. -Bauv. Ins. d'JJi. et d'Amer, pag. 106. Coléopt. pi. l5. fig. 3.
Longueur \'± à i5 lig. En;ièreraenl noir et lui- sant. Anleunes noires, obscures à leur exlréinilc. Aiandibules forleinenl deutées inlérieuremeni , la denl de la mandii'ule ganclie écliaiicrée à son ex- irémiié. Tête platie , large, avec deux impres- sions longitudinales , et deux aunes [iiesque Irans- versales. Corselet rel.ordé , plus large anléneurc- ment, un peu rugueux sur ses bords, aj,'anl un. sillon longitudinal sur son milieu , et une impres- sion de chaque coté vers sa b;.be. Elylres folle- ment rebordées , lisses , un peu chagrinées au bord extérieur.
Des Etals-Unis d'Amérique.
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2. Pasimaqoe bordé , P. inarginatus.
Pasimachus ular, ihorace suhcordato , elytns sulcatis viargino cyaneo, antennis basi nigris apiceque piceis.
Pasimachus niarginatus. Boiit.i.h. Obs. entnm. a«. part. pag. 45. n°. a. '— Scarites inarginaius. Fab. Syst. Eleitt. ioin. i. pag. 120. n°. 2. -Oliv. Entoni. toni. 3. Scarit. pag. 5. n". 2. pi. '2.Jig. 20.
— Lat. Hist. nat. des Crust. et des Ins. toin 8. pag. 076. n°. 3. — Palis. -Bauv./«j>-. d'^-JJriq. et d'Aménq. pag. 106. Cotéopt. pi. iS.Jig. l et •!.
— Eiicycl. pi. ïZx.Jîg. 8.
Longueur 12 à i5 li^s^. Entièrement noir et lui- gant. Aiitenaes noires, obscures à l'exlrcmilé. Mandibules foitement denlt'es iutéiieurement , la dent de la mandibule gauche écliancrc^'e à l'ex- trémilt'. Tête [)lane , large, ayant deux impres- sions longitudinales, et deux antres presque trans- versales. Corselet rebordé , marqué d'un sillon longitudinal sur le milieu , et d'un autre très-pro- tond le long de ses bords latéraux ; ceux-ci bleuâ- tres. On voil encore deux impressions de chaque côté vers sa base. Elylres fortement rebordées , sillonnées; ces sillons formant des côtes lisses et aplaties , dont plusieurs se réunissent avant d'ar- river à l'exlréiuité; bords extérieurs des élylre.s bleuâtres , accompagnés d'une ligne formée par de petils points enfoncés. Dessous du corps d'un ooir bleuâire.
De l'Amérique septentrionale. (S. F. et A. Sehv. )
PASIPHÉE, Pasiphœa.^dXfi est la dénomi- naliondonnée par M. Savigny {^Mcin. surles Anirn. sans vcrtèb. ., pan. i, tasc. 1, pag. 5o),àuu ^eiire de C'.ruslacés décapodes, fauiille des Ma- croures, tribu des Salicoques, formé avec VA/pJiée swai/,0 de M. Risso, et fiisant le passage de cette tribu à celle de Schi-;opodes. Il est distingué des autres Salicoques par les caractères snivans. Corps fort alongé , mou, sans saillie antérieure rostri- forme. — Antennes longues , sétacées ; les inter- médiaires divisées en deux longs fileis. — Les i]p3i\xe pieds antérieurs beaucoup plus grands que les autres, presqu'égaux , avancés, mais un peu courbés , terminés par une main didactyle et alon- gée 5 carpe inarticulé ; un appendice séliforine et très-distinct à la base de ces pieds ui des snivans ; ceux-ci très-mous. — Pieds-mâchoires exiérieurs longs, très-menus, et paroissaut servir à la loco- motion.
Le PasiphÉe sivado , Pasiphœa sii>ado , a le corps long d'environ deux pouces et demi, d'un blanc nacré, transparent et bordé de rouge. Les quatre serj'es sont rougeâtres, avec l'article précé- dant le carpe garni inférieurement d'une série de dénis très-fanes, et les doigts alongés.
Le feuillet intermédiaire de la nageoire posté-
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rieure , ou le dernier segment abdominal , offre un sillon longitudinal , et se termine en une pointe tronquée et bordée d'une rangée do spinules. La nageoire est poinlillée de rouge. Suivant M. Risso, la femelle fait sa ponte en juin et juillet. Ses œuls sont nacrés.
Cette espèce est commune sur la côte maritime de Nice. ( Latr. )
PASITE , P usités. JuH. Lat. Spinol. Biastes , Tiphia. Panz. Komada. Fab.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères , section des Porle-aiguiUon , famille des iVlcl.i- fères , tribu des Apiaiies.
Ce genre , établi par M. Jurlne , est de la di- vision des Parasites. L'écusson bituberculé dis- tingue les genres Nomade etPliilérème. Les Epéo- les ont l'écusson muni de deux épines et de deux tubercules; l'écusson bidenlé est un caractère propre aux genres Mélecte , Mésochère , Méso- nychie, Aglaé, Cœlioxyde et Dioxyde. Dans les autres Apiaires parasites , l'écusson est mutique; mais les Cératines ont quatre cellules cubitales aux ailes supérieures; dans les Stélides, la seconde cellule cubitale ne reçoit qu'une nervure récur- rente , lu deuxième aboutissant dans la cubitale suivante. Les Allodapés ont la troisième cellule cubitale qui atteint presque le bout de i'aile , eiifm dans les Aramobates , la cellule radiale des ailes supérieures est appendiculée , et le labre incliné sous les mandibules, les dépasse notablement.
Antennes iilitormes, peu Ijrisées , grossissant un peu vers l'exlrémiié , composées de douze articles dans les femelles , de treize dans les mâ- les ; le premier long , le second court , les autres presqu'égaux entr'eux. — Labre n'étant point no- tablement plus long que large , demi-circulaire. — Mandibules étroites, pointues, unidentées et tuberculées au côté interne. — Palpes maxillai- res très-courts, de quatre articles, les deux pre- miers plus grands, le dernier très-court; les la- biaux sélilormes , de quatre articles. — Trois pe- tits yeux lisses disposés en triangle et posés sur le vertex. — Corps court. — Corselet court , con- vexe. — Ecusson mulique. — Ailes supérieures ayant nue cellule radiale rétrécie depuis son mi- lieu jusqu'à son extiéraité, celle-ci un peu arron- die et écartée du bord extérieur , et trois cellules cubitales , la première plus petite que la suivante , la seconde recevant les deux nervures récurren- tes, la tioisième à peine commencée. — Abdo- men court, conique presque cordiforme , com- posé de cinq segmens outre l'anus dans les fe- melles , en ayant un de plus dans les mâles. — Pattes courtes; les quatre jambes antérieures mu- nies à leur extrémité d'une épine simple, aiguë; les postérieures en ayant deux , l'intérieure plus longue. Premier article des tarses très-grand , presqu'aussi long que les quatre autres réunis ; crochets simples.
On
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On ne connoîl qiip deux on lioii espc^ces de ce eenrc. Elles soiil d'Euiope; les femelles dc'|)osent leiii's œufs dans le nid des Môgacliiles, des Os- mies, des Anihoplioi-es , et iiinhalileaieut aussi dans relui des Aiuiiènes et des Halictes. Le reste de leur histoire nous est inconnu.
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1. Pasitk de ScLott, P. Schntiii.
Pasites nigra , abdomine ferrugineo.
Pasites ScJiotlii. Lat. Gêner. Critst. et Tns . ,-...,.
tom. 4. pag. 171. — Pasitts unicolor. Jdr. Hy- ladiale presqu'ovale , dont J'extix'mit.; inférieure
premier lonj;; , le second court , les autres presque éf^aux entr'cux. — Labre notal)lemcnt plus long que large, dcpassanl les mandibules. — Mandi- bules étroites, pointues , unideutées , tubcrculdes au côté interne. — Palpes maxillanvs de six ar- ticles , le troisième inséré sur le côté extérieur du précédent vers son extrémité. Palpes labiaux sé- tiforrnes, de quatre articles. — Trois petits ycujc lisses disposés en triangle sur le vertex. — Corps court. — Corselet court , convexe. — Eciisson mutique. — Ailes supérieures ayant une cellule
vténopt. pag. 224. — Biastes Schotlii. Panz. Entoin. Vers. die. jur. pu g. 241. — Noniada Schottii. Fab. Syst. Piez. pag. 3()4- ^°- '5- — ^''" phia brevicomis. Panz. i^'aun. Germ.Jasc. 53. Jig- 6.
Longueur 5 lig. \. Antennes noires. Tète et corselet de même couleur , fortement ponctués ainsi que l'abdomen , celui-ci ferrugineux. Cuisses noires; les quatre jambes antérieures ferrugineuses, noiies à leur partie antérieure, les postérieures entièrement ferrugineuses; tous les tarses de cette dernière couleur. Ailes enfumées avec quelques parties transparentes. Femelle.
Se trouve en Allemagne.
2. Pasitk noire, P.atra. Pasites nigra , tarsis piceis.
Pasites atra. T-at. Gêner. Crust. et Ins. tom. 4. pag. 171. — SpiNOL. Ins. Ligur. tom. 2. pi. 2. fig- 7-
Longueur 3 lig. Corps fortement ponctué, en- tièrement noir. Tarses bruns. Ailes enfumées avec quelques parties transparentes. Mâle.
Elle se trouve en Allemagne. Nous l'avons reçu de M. Zii'gler, comme étant le mâle de l'espèce précédente.
AMMOBATE , Ammobates. Lat. Antho- phoni. ItLiG. 't*
(Jenre d'insectes de l'ordre des Ilyménoplères , section des Porte-aiguillon , famille des JMelli- lères , tribu des Apiaiies.
Ce genre lait partie de la division des Parasi- tes et du groupe dont le caractère est : écusson nintique. Trois cubitales. (^ Voyez Parasites.) Dans ce groupe les Siélides se distinguent des Ammobates en ce que la seconde cellule des ai- les supérieures ne reçoit qu'une nervure récur- rente , les Allodapés par leur troisième cellule cubitale qui atteint presque le bout de l'aile, et les Pasites par leur cellule radiale sans appendice, ain.'i que par leur labre qui ne dépasse point les mandibules.
Antennes filiformes, peu brisées, grossissant xin peu vers l'extrémité , composées de douze articles dans les femelles, de treize dans les maies, le Hist. biut. Ins. Tome X.
arrondie est écartée de la côle et porte un appen- dice : trois cellules cubitales , les deux premières presqu'égales , la seconde rétrécie vers la radiale recevant les deux nervures récurrentes, la troi- sième à peine commencée. — Abdomen court , conique, presque corJifornie , composé de cinq segmens outre l'anus dans les femelles, en ayant nn de plus dans les mâles. — Pattes courtes , les quatre jambes antérieures munies à ffeur extré- mité d'une épine simple, aiguë; les postérieures en ayant deux, l'intérieure plus longue. Premier article des tarses très-grand , presqu'aussi lungqua les quatre autres réunis. Crocliets simples.
M. Latreille , eu créant ce genre , lui a donné le nom d'Aramobute tiré de deux mots grecs qui signifient marcbant dans le sable. Ses n.œurs sont celles des Pasites dont il est très-voitin. Nous en mentionnerons deux espèces , les seules que nous connoissons.
1 . Ammc BATE ventre-roux , A. rujii.'entris.
Ammobates nigcr , abdomine tibiis tarsisqua Jerrugineis.
Ammobates riifi'eniris. Lat. Gêner. Crust. et Ins. tom. 4. pag. 169.
Longueur 4 lig. Noir. Tète et corselet forte- ment ponctués, ayant un peu de duvet argenié. Abdomen, jambes et tarses d'un fauve ferrugi- neux. Femelle.
Ue Portugal.
2. Ammobate bicolor , A. bicolor.
Ammobates niger, abdomine fernigineo , srg~ mentis quai to quintoque et ano , nigns.
Longueur o lig. j. Anten'ies noires. Tête et corselet de même couleur, fortement ponctués, avec un duvet argenié clair-scmé. Abiinmca pointillé , ayant ses trois preisieis segmens ferru- gineux. Les deux derni(rs et l'anus noirs. On voit une tache latérale sur le premier et le second segmens, ans petite ligne de chaque côlé du troi- sième , une bande interrompue sur le quatrième et une bande complète sur le cinquième, foimc'es par des poils couchés d'un blanc avgenti'. Patlea noires. Tarses bruns. Ailes enfumées. Femelle^
Enviions de Soissons.
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CliRATINE , Cemtina. Latr. Jor. Spinol. Megilla , Prosdpis. Fab.
Genre d'insecles de l'ordre des Hyménoptères , section dts Porte- aiguillon , fauiille des Melli- fères , tribn des Apiaiies.
Ce gcnie élabli par M. Latreille est de la dl- visioa des Parasites {^vqyez ce mot). Lécusson sans épines, portant deux tubercules dans son mi- lieu , caractérise les Nomades el les PLilérèraes; outre ces deux tubercules, les Epéoles ont une épine de chaque côté de l'écusson ; cette même partie est bideulée dans les genres Mélecte, Rlé- sochère , Mésonychie , Aglaé, Cœlioxyde et Dio- xyde. Les Pasites, les Ammobates , les Stélides el les AUodapés qui, comme les Cératiaes , ont l'é- cusson mutique, s'en distinguent en ce que leurs ailes supérieures n'ont que trois cellules cubitales.
Antennes un peu brisées , implantées chacune dans une fossette, grossissant un peu vers l'ex- trémité, composées de douze articles dans les fe- melles , dq, treize dans les mâles , le premier long , le second court , les autres presqu'égaux enlr'eux.
— Labre presque carré , perpendiculaire , lisse , entier. — Mandibules tridenlées à leur extrémité.
— Mâchoires el lèire en forme de trompe et cou- dées. — Languette filiforme. — Palpes maxil- laires de six articles ; les labiaux de trois , les deux inférieurs presqu'égaux , le troisième inséré un peu au-dessous de l'extrémité du second. — Trois petits yeux lisses disposés en triangle sur le vertex. — Corps oblong , presque ras. — Ecus- son mutique. — Ailes supérieures ayant une cel- luUe radiale à peu près ovale, son extrémité ar- rondie, s'écartant de la côte , et quatre cellules cubitales, la première un peu plus grande que la ■econde , la deuxième fort rétrécie vers la radiale, recevant la première nervure récurrente^ la troi- «ième plus grande que la première, rétrécie vers la radiale , recevant la seconde nervure récur- rente ; la quatrième incomplète, n'atteignant pas l'extrémité de l'aile. — Abdomen ovale , composé de cinq segmeus outre l'anus dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles. — Pattes de longueur moyenne , les quatre jambes antérieures munies à leur extrémité d'une épine simple , ai- guë; les postérieures en ayant deux, l'intérieuie nlus longue; premier article des tarses très-iirand. jn esqu aussi long que les quatre autres réunis; cro- chets simples.
Les Cératines sont dépourvues de tout organe de récolle. M. Maximitien Spinola a cru que les fossettes qu'elles ont à la tête remplaçoient les pa- lettes destinées à cet ofl\ce dans les Mellifères ré- collans. Il a été trompé par l'apparence ; il vit , en eflet , une agglomération de miel et de pollen attachée à celte partie de la tête d'une oh de plu- «ieurs Cératines ; mais ce même accident arrive à des Leptuies, des Ëiistales , des Sésies, qui certes n'ont point de récolle à faire pour la nourriture de J^ur« larves. Les CéiAtines déposent leurs œufs
PAS
dans les uids des plus petites espèces d'Osmîes ou d'Hériadcs , et si M. Spinola a vu la Cératine en- trer dans la lige creuse d'une plante , c'est parce que les espèces d'Aplaires recollantes dont nous venons de parler , choisissent habiluellementcette localité pour y construire leurs cellules. {_P^oyez pour le surplus l'article Parasites.)
On connoît six à sept espèces de Cératines dont la moitié se trouve en Europe ; les autres ha- bient l'Amérique oiéridiouale.
I . Cératine calleuse , C. callosa.
Ceratina nigra, cœruleo-nitens, clypeo Jccminat inimaculalo , maris albo lineato , alis sublrya- linis.
Ceratina callosa. Lat. Gêner. Cnist. et Ins. tom. 4. pog. lôo. toin. I. pi. 14. fig- II. Le mâle. — Megilla callosa. Fab. Syst- Piez. pag. 334- «°. 3i. Le mâle.
Longueur 3 lig. Antennes d'un brun noirâtre. Tête, corselet et abdomen d'un noir bleuâtre à rellet métallique , ayant quelques poils cendrés. On voit un point blanc un peu élevé au-dessous de l'écaillé des ailes. Pattes noires avec des poils cendrés. Ailes presque transparentes à reflet mé- tallique. Femelle.
Le mâle diHère par son chaperon marqué d'une ligne perpendiculaire blanche. Son anus n'est ni tronqué, ni bidenté.
Des environs de Paris.
Nous rapportons eu outre à ce genre VApis cyanea. Kirb. Monogr. Apum Avgl. n". 71. ( Ceratina cyanea. Lep. ) , et la Prosopis albi- labiis , n°. 2,, Fab. Syst. Piez. Ces espèces te trouvent aux environs de Paris.
ALLODAPÉ, Allodape.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères , section des Porte-aiguillon , famille des Melli- fères, tribu des Apiaiies.
Ce nouveau genre fait partie dans cette tribn de la division des Parasites {^poyez ce mot) et du groupe qui a pour caractère : écusson muti- que. Trois cubitales. Les Stélides se distinguent fa- cilement dans ce groupe par leurs ailes supérieu- res dont la seconde cellule cubitale ne reçoit qu'une nervure récurrente , et les Pasites , aiusi que les Ammobates , parce que leur troisième cellule cubitale est à peine commencée, et qu'ils n'ont qu'une seule épine à l'extrémité des jambes intermédiaires. Leur abdomen en outre est de forme conique.
Antennes filiformes , pen brisées , grossissant un peu vers l'extrémité, composées de douze arti- cles dans les femelles , de treize dans les mâles ; le premier long, le second court, les autres pres- qu'égaux entr'eux. — Labre n'étant pas notable- ment plus long que large. — Mandibules étroites,
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pointues. — Palpes maxillairea frèj-coiuis , de (juali-e arlide.s , les l.ihiaux de qualre. — Trois pe- Msjeiijt- //Wi- disposés en tiJanj^^le sur le verlex. — 6'o/X''>'cIe lougueiir moyenne. — Corselet convexe. — Ecussuti uiutiqiie. — ^i/i'S supérieures ajantune cellule radiale ovalaire, lélit'cie depuis son milieu jusçju à son exlréniilé, un peu appendiculée , et trois cellules culiilales, la première plus grande que la seconde, celle-ci rétrccie vers la radiale, recevant les deux nervures récurrentes; la tioi- siètne atteignant presque le bout de l'aile. — .://>- donien mo_yen , un peu cylindrique , composé de cinq segmens outre l'anus dans les lemelles , eu ayaut un de plus dans les mâles. — Pattes cour- tes , jambes anlérieures munies d'une seule épine à leur exii-émilé, les quatre postérieures en ayant deux , les épines grandes j crucliels des tarses biljdes.
Nous proposons ce j^enre pour quelques espèces nu (]ap de Bonne-Espérance, qui doivent avoir les mômes mœurs que les l'asites, et par consé- quent leurs larves vivent sans doute dans des nids qui n'ont point été construits par leurs mères ; c'est de-là qu'est tiré le nom d'AUodapé , qui en grec signifie étranger. Ces Apiaires parasites ont plusieurs cai'aclères , surtout cenx des ailes qui leur sont communs avec les Ammobates, mais plusieurs autres que nous avons cités les en éloi- gnent notablement. La forme de leur corps est à peu près celle des Slélides.
1. Allodapé abdominale, A. rufogastra.
Allodape nigra, abdoniine Jérrugineo , capite SCuleUoque albido maculatis.
Longueur 5 lig. Antennes noires. Tête de même couleur avec l'orbite des yeux , une tache irrégulière derrière ceux-ci et une ligne perpendi- culaire sur le cbaperon qui descend sur le labre et s'élargit à suu extrémité supérieure , d'un blanc jaunâtre. Corselet noir. Extrémité infé- rieure de rérusson blanchâtre. Abdomen d'un roux ferrugineux , portant quelques petits poils blanchâtres. Pattes noires, assez velues. Ailes transparenies. Femelle.
Rapportée de la Cafrerie par feu Dclalande , ainsi que deux autres espèces qui sont également au Cabinet du lloi. (S. F. et A. Serv. )
PASSALE, Passalus. Fab. Lat. Lucunus. LmN. De Géer. Oliv.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères , lecuon des Penlamères , famille des Lamellicor- ues, tribu des Lueanides.
Celle tiibu renferme cinq genres : Sinodendre , Œsale , Lamprime , Lucane ei Passale. Les quatre premiers se distinguent par leurs antennes cou- dée» et leur labre nul ou point apparent.
Antennes point coudées , simplement arquées , velueti , composées de dix articles , le preiuier
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aloni;i'j les derniers en masuo reiiillelée, plica- lilo; celle massue formée de Iriis, quatre, cinq ou six articles. — Labre grand , cruslacé , en carré transversal, très-saillant, velu. — Mandi- bules fortes, déniées iiiléi-ieurenieut. — Mâchoi- res cornées , très-deutées à leur partie inlerne. — P^;//7e^ presqu'égaux , leur dernier article presque cylindrique; les maxillaires de quatre articles, Icj labiaux insérés à la base antérieure de la lèvre, de trois articles, le second plus long que le troi- sième. — Li-i>re crustacée, carrée, reçue dans une profonde échancrure du menton; celui-ci ayant de chaque côté une large dent relevée. — Tête aplatie , moins large que le corselet , très» inégale en dessus. — Corps alongé , dépcimé, parallélipipède. — Corselet presque carré , dé- primé. — Ecusson point apparent. — Elytrcs grandes, déprimées, brusquement rabattues sur les côtés, recouvrant les ailes et l'abdomen. — • Abdomen grand , séparé du corselet par un élrau-- glement; ses côtés embrassés par les élytres. — Pattes courtes; jambes antérieures dentées latéra- lement , armées .d'une forte épine près de leur insertion avec la cuisse; jambes intermédiaires et postérieures ayant quelques épines, crochets des tarses grands , forts , simples , olï'rant dans leur entre-deux un petit appendice muni de deux soies divergentes.
(>cs coléoptères sont propres aux pays chaudj de rAmérii[ue et des Indes orientales, ils sont généralement de grande taille et de couleur noiru ou brune. La larve d'une espèce Ijgurée par ma- demoiselle de Mérian dans ses lusecies de Suri- nam , vit dans les racines de la patate {Coni'oli'u- lus Batatas). Elle parolt avoir beaucoup de res- semblance avec celles des Lucanes-. Sa tête est petite, son corps Ires-gros avec lexiréniiié pos- térieure mince ; elle est munie de SIX pattes écail- leuses. On croit que ces larves sont plusieurs an- nées avant de parvenir à l'état parfait. On rap- porte que les Passales s'introduisent souvent à Saint- Uomingue dans les sucreries. M. Palisot- Bauvois dit qu'on les trouve aussi dans les vieilles souches des arbres. Les espèces de ce genre ont été fort mal c<;nniies autrefois , ou pour mieux dire ou les a confondues sous le nom de Lucane, ou Passale luierrompu. Il est dune presqu'im- possible de rapporter la synonymie des auteur» anciens avec quelque certitude.
irc. Division. Massue des antennes composée de trois ou quatre articles.
I. Passale interrompu , P. interruptus.
Passalus antennaruin clafâ trila/nellatâ , ca- pite subpunctato submemtujue , thoracis sutco huic aquali aiiguhsque ajiticis rcctis ^ elytivruin striis dorsatibus basi non punctatis.
Passalus intenuptus. Schon. Synon. Ins. — »
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Tassaliif grandis. Dej. ( Calai. )— Z;/C(272w^ in- UiTuptiis. LiNN. Syst. Nul. 2. 5b"o. 4.
Longueur 2 pouces. D'un Lrun noir, luisanl. Anleuiies, bouclie , dessous <1u corselet, ses cô- tés , hords des rlylres aux environs de leur an^le liuméral el jamlies , couverls de poils roux. Tèle Irèj-ini^'ale , préseulanl en avant quelques pointes dont aucune n'est relevce en manière de corne 5 les ioiervalles qui se trouvcnl entre les deux poin- te» lati-rales supérieures et l'iiitfrmédiaire , forle- lemeut ponctués. Corselet ajant un sillon longi- tudinal dans son milieu qui atteint les deux bonis. Si dépression latérale , ainsi que ses rebords la- téraux, fortement ponctués. Ses angles antérieurs l)ien prononcés, presque pointus. Stries du disque dos élytres peu profondes, sans aucuns points depuis la base jusqu'au milieu, finement pointil- lées ensuite dans le reste de leur étendue ; les la- téiaios l'étant plus fortement.
De Cayenne.
2. Pass^4I.e céplialote , P. cephalotes-
Passalus antennarutn clavà irilaniellalâ , ca- vité impunctato siibinermiquc , ihoracis sulco anlicè abbreviato angiilisque anticis rotundatis , elytroruin striis d')rsalihus basi non punctatis.
Passalus cephalotes. Dej. (Calai. )
Longueur 20 lig. Celle espèce ressemble beau- coup à la précédente. Elle en diilere en ce que lis poinles de sa tèle sont moins prononcées , que rmtervalle entre celles de la partie supérieure n'est pas ponctuée ; les angles antérieurs du cor- selet sont manifestement arrondis ; la dépression latérale est à peine sensible , et les rebords laté- laux ne sont ponctués que dans leur milieu. Les stries latérales des élytres sont moins forlement ponctuées, et celles du disque un peu plus pro- fondes.
De Cayenne.
Nota. On ne cnnno'it pas encore les différences sexuelles des Passalcs ; il seroit possible que celte espèce fût la femelle du précédent.
3. Passale licorne, /'. unicomis.
Passalus antennarurn clai'à trilamellatâ , ca- pilc impunctato , coinuque recto honzontali ar- maio , thoracis sulco huic cequali aiigulisque anticis rectis , elylroniin slriis punctatis , iiiter- vallis transversè rugosis.
Longueur 18 lig. D'un brun noir, luisant. An- tennes, bouche , dessous du corcelet , ses côtés, nn<^les huméraux des élytres et leur partie laté- ral'i; toute entière , couverls de poils roux , ainsi (me les jambes. Tèle comme d.ins le Passale cé- phalote , mais sa poinle supérieure intermédiaire est prolongée en une corne borizontale, droite. Silijn longitudinal du corselet atteignant les deux
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bords. Dépression latérale fortement ponctU(?e } on voit quebpips gros points enfoncés au-dessus de celle dépression. Rebords latéraux du corselet ponctués ; ses angles antérieurs bien prononcés , presque pointus. Siries du disque des élytres peu pri'foiides, légèrement poinlillées ; leurs inter- valles ridés transversalement. Les stries latérales iorlement ponctuées. De Cayenne.
4- Passale cornu , P. comutus.
Passalus antennarurn clai'à trilamellatâ , ca- pite impunctato cornu incurfo armalo : thoracis sulco aiilicè luultiim abbreviato angulisque anti- cis subrotundatis , elytrorum striis dorsalibus vix punctatis.
Passalus cornutus. Fab. Syst. Eleut. toni. 2. png. 256. n". S. — Pal.-Bauv. Ins. d'Afriq. et d' Amériq. pag. I. Coléopi. pi. i. fig. 1.
Longueur 16 à 18 lig. D'un brun noir, luisanl. Antennes , bouche , dessous du corcelet , ses cô- tés et les jambes intermédiaires seulement , garnis de poils roux. Tèle méj^ale, ponctuée, ne pré- sentant que trois pointes remarquables , les inté- rieures manquant presque totalement. L'iulermé- diaire relevée en corne, d'abord droile, ensuite forlemeni fléchie en avant, dilaiéeavanl sa poinle, presc^i'en forme de hameçon. Silion longitudinal du corselet n'alleigoant point le bord anlérieur. Dépression latérale non ponctuée ; rebords laté- raux peu ponctués. Angles antérieurs du corselet presqu'arrondis. Stries du disque des élytres à peine ponctuées , les latérales ne l'étant pas Irès- forlemenl.
Commun aux Eliits-Uiiis d'Amérique.
5. Passale ponctué, P. punctiger.
Passalus antennarurn clai'à trilamelhitâ , ca- pite punctato subinermi , thoracis sulco huiccrquali angulisque antics rectis siibmucronatis , elytro- rum striis punctatis , inien'allis trarispcrsé sub- rugosis.
Passalus punctiger. Dalm. Schon. Synon Ins. — Passalus mterruptus. Dej. (Calai.)
Longueur i5 lig. D'uu brun noir, luisant. An- tennes, bouche, dessous du coiselel, ses côlés , angles huméraux des élytres et jambes , garnis de poils roux. Tèle forleitent ponctuée, ayant en avant plusieurs pointes dont aucune n'est relevée en manière de corne. Sillon longiliidinal du cor- selet atteignant les deux bords. Dépression laté- rale fortement ponctuée; il y a quelc|_ues gros points enfoncés au-dessus de la dépression ; re- bords latéraux du corselet forlement pondues , ses angles antérieurs Irès-prononcés , un peu mu- cronés. Siries du disque des élytres linement ponctuées, peu profondes, leurs iulervalies légè-
PAS
rement vidJs Iransveraalciaent j stries Liléi'alcs fortement ponctuées. De Cayenne.
6. Passai-e barbu , P. barbatus. '
Passahis antennanini clavà trilamellatâ , cor- poiv luultliin depresso , capite împunctulo sub- iiiermi, ihoracis sulco huic crquali, angulis anti- cis redis subtnucmnalis , elylrorum striis puiic- taiis.
Passalus barbatus. Fab. Syst. Eleut. lom. 2. pag. 25t). n". 4-
Longueur 14 lig- Corps lrcs-déprimt',d'un brun noir, luisant. Antennes , bouche , dessous du cor- selet , ses côk's , bords des i.'l_ytrcs, leurs angles Lujm^raux et les jambes, couverts de poils roux. Tête fort ini'gale, prcseutaiit (jualre carènes dont les deux intermédiaires se réuuisssnt vers le mi- lieu , les pointes supérieures manquant presque lolalemenl. Sillon lon^^^itiidinal du corselet attei- gnant les deux bords. Dépression latérale bien f)rononcée , mais peu ou point ponctuée. Bords atéraux du corselet et ses rebords ponctués; ses angles antérieurs très-prononcés , presque mu- cronés. Stries du disque des élj'tres entièrement et distinctement ponctuées, les latérales l'étant plus fortement encore. De Ca^ennc.
Nota. Ces six premières espèces n'ont que trois articles à la massue des antennes. Nous avons vu dans le cabinet de M. le comte Dcjean un Passale dans lequel cette massue est composée de tpiatre atlicles , c'est le Tetrapliyllus de son catalogue. Quelques espèces à massue de trois articles ont un petit prolongement au septième article de l'an- tenne; cela loroe à conf)udre dans une même di- vision les Passales à massue des antennes de trois et de ijuaire articles.
2". Dii'ision. Massue des antennes de cinq ar- ticles.
7. Passale brésilien, P. brasiliensis.
Passahis antennarum chwâ quinquelaniel- latCi , ciipite punctato , inenni , thoracis su/co anticè suhahhrei'iato , Uisco !ai't inigulisque an- ticis rect.S submucrojiatis , clyLroniin slnis punc- talis.
Longueur 8 lig. D'un brun noir, luisant. An- tennes , bouche et dessous du corselet légère- ment garnis de poils roux. Tète inégale, ponc- tuée, présentant quatre carènes dont les denx in- termédi.iires se réunisent vers le milieu , les poin- tes supérieures et inférieures manquant presqiie totalement. Sillon longitudinal du corselet n'attei- gnant pas tout-à-faitle bord antérieur. Dépression latérale du corselet, les côtés de celui-ci et ses re^
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bords latéraux fortement ponctués , ainsi que le bord antérieur; ses angles de devant très-pronon- cés, presque mucronés. Toutes les stries des (?ljf- tres fortement ponctuées. Du Brésil.
8. Passale ponclîcolle , P. puncticollis.
Passalus antennarum clai'â quinquelaniellatâ, capite punctato inernii , ihoracis su/co anticè suhahhiet>iiit<>, disco punctato angulisque anticis redis subinucrnnatis , elylminrn striis pundatis.
Longueur 10 lig. D'an brun noir, luisant. An- tenues , bouche, dessons du corselet et jambes intermédianes, légèrement garnis de poils roux. Tête comme dans la précédente espèce ; sillon longitudinal du corselet n'atteignant pas tout-à- fait le bord antérieur. Dépression latérale ponc- tuée fortement, ainsi que les côtés et les rebords latéraux du corselet. Le disque du corselet est pai-semé irrégulièreinenl de gros points enfoncés ; angles antérieurs très-prononcés, presque mucro- nés. Toutes les SI ries de» élyires profondes et fortement ponctuées.
D'Amérique. * Nota. Le Passale pentapbylle de M. Palisot- Bauvois appartient à cette division.
3«. Difision. Massue des antennes de six ar- ticles.
9. Passale écbancré , P. e/r2(7r°-/7?«/«j.
Passahis antennarum clavâ sexlamellatâ , ca- pite impunctato , inermi , thorace non sulcato , eij'irorum striis subloevibus.
Passalus emarginatus. Fab. Syst. Eleut. toni, 2. pag. 255. n°. 2.
Longueur ». Antennes, bouche, dessous dn corselet el angles humérjux des ély Ires , garnis de poils roux. Tête inégale , n'ayant presqu'au- cunes poiifles. Corselet cniièremeut lisse , saa.s sillon longitudinal. Elytres striées.
De l'ile de S:iniatra.
Nota. Nous n'avons point vu cette espèce , quo nous décrivons d'après Fabricius. (S. F. et A. Sekv. )
PASS\NDRE, Passandra. Dalm. Scho.
Genre d'insectes de l'ordre des (Coléoptères, section dc') Tétramères , famille des PlaiysoiOcs.
Les Parandres et les Cucujes, par les artictss moniliformcs de leurs antennes , les Uléiotes par leurs palpes à dernier article presque conique , allant en pointe , se distinguent facilement du genre Passandre.
Ne conuoissant point l'insecte Dour lequel ce genre a été établi , nous ne donnons ici les Cii- raclères el la descriptum de l'espèce unique qui le compose, que d'après M- Schonukerr.
■>-•>. V A U
Antennes filiformes , un peu plus lonj;ues que la moitié du corps , iasérées près de la base des man- dibules, de onze articles , le premier grand, épais, pvesqu'ovale ; le second tres-couri , globuleux , les suivans presquégaux , obeoiiiqwçs , un ueu compnui('s , presqu'en scie, un peu ciliés inté- rieiirenieut ; le dernier ovale-globuleux , tronqué ohiiquenieiU. — Matidibules grandes, fortes, cor- nées , presque triangulaires , arrondies extérieu- reuienl , presque tridenlées à leur partie interne (ces deois obtuses), entières à leur exiivmilé. — mâchoires linéaires , entières. — Palpes inégaux , filiformes -, les maxillaires beaucoup plus longs que les mâchoires , de quatre articles, le premier courl^ le second et le troisième alongés , presque cylin- driques ; le dernier encore plus long, plus épais , arqué, arrondi à son extrémité; les labiaux plus courts , de trois articles. — Lèpre cornée , bifide ; languette membraneuse, ciliée , bilide ; divisions latérales de la lèvre et de la languette linéaires , étroites , écartées.
I. Passandre six-siries , P. sexstriata.
Passaiidra IccPis, nitida , depressa, subtùs rufo- Jusca , thonici- obscure sangumeo. Eljtris iiigris , tristnads.
Passandra sexstriata. Schor. Sjnon. Ins. tab. 6. fig. 3.
Lougneur i4lig- Corps lisse, luisant , déprimé, d'ua roux brun en dessous. Antennes noires. Cor- selet d'un ferrugineux obscur. Elylres noires , ayant chacune trois stries; les latérales rappro- chées l'une de l'autre.
De Sierra-Léon. (S. F. et A. Serv.)
FAITE. Voyez Pied. ( Latr. )
PATTE ÉTENDUE. Geoffroy désigne sous ce npai le Bouibix pudibunda, des auteurs. Ployez BoMBix , n°. i3o de ce Diciionuaiie. (i^ F^ et A. Serv. )
PAUSSf LES , Paussill. Troisième tribu de la famille des Xylophages, secliDn des Tétramères , ordre des Coléoptères , ayant pour caractères :
Antennes composées de deux articles dans les uns, dont le dernier très-grand; de dix articles dans les aulies, lormaut une massue cylindrique, prosqu'entièrcuieiit perfoliée. — Palpes couiques. — Corps oblong , déprimé. — Elytres Ireuquées au bout. — Abdomen carré. — Tarses à articles entiers. •
Celle tribu ne renferme que deux genres, Paus- lus {^vojez ce mot) et Céraptère. Ce dernier pa- l'oit ue contenir qu'une espèce. Elle est entière- ment brune ; on l'a figurée dans ce Dictionnaire , pi. 37a bis , n°'. 26 et 27, sous le nom de Céiap- lève de Madeay. (6". Macleaii. )
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S.i patrie est la Nouvelle-lioliaude. (S. F. et A. Serv. )
PAUSSUS , Paussus. Linn. Fab. Lat. Herbst.
DONOV.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Télraijières, famille des Xylophages , tribu des Paussiles.
Celte Iribu n'est composée que dos genres Paus- sus et Céraptere ; celui-ci est suHîs;iaim< nt dis- tingué par ses antennes perfoiiées , composées de dix articles.
Antennes rapprocbées , insérées au-dessus de la bouche , composées senlement de deux arti- cles ; le premier très-petit, presque globuleux; le second très-grand, tantôt irrégulier, denté ou crochu , tantôt régulier , presqu'ovale , orbicu- laire. — Labre presque conace , petit, Iransverse, carré. — Mandibules petites , cornées , alongées , comprimées, leur extrémité pointue, un peu lu- nulée. — Mâchoires terminées en manière de dent arquée , pointue , ayant une dentelure sous ['e\lvéaiilé.-^ Palpes coniques ou en alêne , courts et épais, les maxillaires un peu plus longs, se prolongeant jusqu'à l'origine des antennes, com- posés de quatre articles; le premier petit , en forme de t ubercule ; le second fort grand , en carré long ; le troisième beaucoup plus étroit , des deux tiers plus court que le précédent et presque cylindri- que , le dernier très-petit , cylindro-conique ; pal- pes labiaux recouvrant la iauguelle, de trois ar- ticles; les deux premiers très-petits, le dernier grand, ovoïde ou presque cylindrique, finissant en pointe. — Tête presque de la largeur du cor- selet , à peu près carrée , déprimée , rétrécie pos- lérieureiiieiit en une espèce de cou distinct. — Corps oblong, aplati. — Corselet plus étroit que le corps, presque carré, brusquetuent plus éleviS à sa partie antérieure et dilaté sur les côtés. — Ecussan petit , triangulaire , peu apparent. — Efy- tres formant un carré long, laissant à découvert l'extrémité de l'abdomen, unies , planes, sans re- bords , recouvrant deux ailes meuibraneuses. — Abdomen carré. — Pattes courtes, comprimées. Jambes antérieures saus épines sensibles à leur extrémité ; les postérieures assez larges. Tarses à articles entiers.
Les mœurs des Paussus doiveill se rapprocLec beaucoup de celles des autres genres de leur fa- mille, tels que les Scolytes et les Boslriches. Il est probable qu'ils vivent dans le vieux bois ou sous les écorces d'arbres. On soupçonne que les espèces pourvues de dents ou de crochets au der- nier article des antennes, s'en servent pour se suspendre. Ce genre singulier est très-peu nom- breux eu espèces ; elles sont de petite taille et ont pour patrie les Indes orientales et l'Afrique. L'in- secte décrit par Fabricius sous le nom de Paussus Jlavicomis , qui a plus de deux articles aux an- tennes d'après la descrJ])tion , est regardé pat
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H. Lalreille comme le t^pe d'un geore propre.
I. Paossus niicrocëptale, P. microcephalus.
Paussus yiiscus y antennamin articula secundo incequaliterelevato , ad bastinpecUtnculalo , ex- terne quadrideniato , iiifrà in uncum obtusuin unidentatuin producto.
Paussus microcephalus. Lm». ( Djhl. Diss. Big. Inscct. tab. i. fig. 6-10.)— ArzEi.- Act. Soc. Linn. toin. 4. pag. 18. tab. aa. — Hkrbst , Coléopt. 4. tab. ù^.Jig- 6. a. b. — Fab. Syst. Eleut. tom. a. pag. 76. «°. i. — Lat. Gêner. Crust. et Ins. tom. 3. pag. a. n°. I.
Longueur a à 3 lig. Corps d'un brun noirâtre ; dernier article des antennes irri'gulier, rétréci à la base en manièie de pédoncule , son côté exté- rieur quadridealé et proloni^é en dissous en un crochet unidenlé j milieu du corselet ayant uu enfoncement profond j jambes postérieures plus larges que lei autre» , un peu rétrécies vers leur extrémité.
Afrique.
a. Pacssos trigonicorne , P. trigonicomis.
Paussus rubro-Jèrrugineus , elytris in medio nigris , antennaruin articula secundo compressa , trigono , latere interna acuto , ejcterno in navi- culum excavata anguloque posttco acuto.
Paussus trigonicomis. Lat. Gêner. Crust. et Ins. tom. 5. pag. 3. n". 2. pi. il. ^g. 8. — Paus- sus thoracicus. Dosov. Natur. Hist. qf Ins. Jase. 14. tab. A-J'g- 2. — Encycl. pi. "Xi.fig. 18.
Lonfiueur 3 lig. Corps d'un rouge ferrugineux ; dernier article des antennes comprimé , triangu- laire ; son bord interne aigu , l'extérieur creusé longitudinaiement en nacelle , ayant une suite de points enfoncés sur lun et l'autre bord et son angle postérieur aigu. Bord antérieur de la tête aigu , écbancré; verlex avec des impressions pro- fondes, irrégulières. Corselet sillonné à sa partie postérieure, irrégulièrement creusé; ses angles latéraux aij^us. Elytres noires dans leur milieu , ayant quelcjues poils roidcs sur leur bord CAté- neur; leur angle postéiieiir rende. Jambes anté- rieures g: Mes , les deux postérieures assez Icirges, comprimées , un peu rétrécies vers l'extrémilé.
Des Indes orientales.
tiota. Nous n'avons point vu ces deux espèces. ^S. F. et A. Serv.)
PAVONIE , Paifonia. Nouveau genre de Lépi- doptères diurnes, proposé par M. Godart dans l'Encyclopédie , et qui répond exactement à la seconde division du genre Morpho. frayez pour les caractères, Papillon, pag. 807, et pour les espèces, pag. 446-455, du n». 21 à celui de 4a. (S. F. etA. S«Bv.)
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PAXYLOMME , Paxylumma. M. de Brébisson entomologiste distingué propose ce nouveau genre d'Hx'méaoptères , voisin des Fœnes , suivant lui , et composé d'une seule espèce, dont il ne connoîl que la femelle. Voici les caractères qu'il lui assi- gne : Antennes lili formes , insérées entre les yeux et de treize ar:icles. Tète très-grosse ainsi qu» les yeux qui sont saillans. Palpes très-pelits , |)eu visibles. Corselet globuleux , un peu bossu. Abdo- men en faulx , inséré entre les banches postérieu- res, tronqué à l'extréaiité. Pattes grêles, à ban- ches et cuisses postérieures alongées. Premier ar- ticle des tarses postérieurs très-long. Ailes supé- rieures ajanl une cellule radiale alongée; première cellule cubitale complète, recevant une nervure récorrenie ; deuxième cellule cubitale incomplète et terminale.
L'espèce citée par M. de Brébisson a reçu de lui le nom de Paxylomme à bouche blanche (/*. buc- cata) ; il la décrit ainsi : Longueur a lig. Brune. Ailes hyalines. Bouche et base des antennes blan- ches. Dessus du corselet noir. Abdomen testacé, son extrémité brunâtre. Pattes rousses. Très-con>- mun en juillet dans les terrains sablonneux et ari- des des environs de Falaise.
M. Latreille , dans le Dictionnaire d'Histoire naturelle , a«. édition, article Paxtlomjie , pense que cet insecte appartient plutôt à la tribu des Icbneumonides qu'à celle des Evaniales ; telle est aussi notre opinion. 11 ajoute que tes antennes ont treize ou quatorze articles. Nous devons à M. de Brébisson l'espèce dont il est ici question , ainsi que la communication des caractères que nous venons d'énoncer. (S. F. et A. Sxrv. )
PÉDICIE, Pedicia. Lat. Tipula. Liss. Fab, De Géer. Litnnobia. Meig.
Genre d'insectes de l'ordre des Diptères , sec- lion des Proboscidés , famille des Némocères , tribu des Tipulaires.
Ce genre fait partie du groupe établi par M. La- treille dans cette tribu, sous le nomdeTerricoles. Dans les Héxaloroes de cet &\iieav {^Nematocera , Meig. et peut-être aussi son genre Anisomera ") ainsi quedans les Plychoptères, le troisième article des antennes est fort long. Le genre Clénopbcre a les antennes pectinées dans les mâles , en.sciedans les femelles. Dans les Limnobies, le dernier article des palpes n'est guère plus long que le précédent et ne paroit point divisé; de plus, les ailes dann ce genre se recouvrent l'une l'autre en élat de repos. Le second article des antennes est globu- leux , et plus petit que le premier dans les Tipu- les ; ici d'ailleurs les aniennes ne sont composées que de treize articles. Dans les Néphrotomes , l<t plupart de» articles des antennes , même vers U base, sont cylindriques, ceux du milieu un peu arqués. Les Enoptères ont tous les ariirles des anteiutes, à partir du troisièoie, ovales, et Im
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pallcs iiiterm<5diaiie.s notablement plus courtes que les aulies. Les Tiioliocères ont cinq arliclca aux palpes. Dans ces deux derniers i;enres, les ailes sont en recouvrement l'une sur l'autre dans le repos. Au moyen de cette comparaison, ou re- connoîtra les Pi'dicies sans dilficullé.
Antennes très-courtes , à peine plus longues que la tôle, un peu veines, composées de seize arti- cles , les deux premiers beaucoup plus longs (pie les autres , celui de la base cylindrique et ie plus grand de tous, le second en forme de cœur ren- versé , les sept suivans beaucoup plus petits, pres- que grenus; les sept derniers plus j^rèles que les préc<?dens et presque cylindriques. — Palpes courbés, composés de quatre articles, le dernier beaucoup plus long , plus menu , noueux et comme articulé. — Trompe courte , terminée par deux grosses lèvres. — Tête ovale , prolongée antérieu- rement en forme de museau cylindrique , armé d'une poiute. — Point de petits yeu.c lisses. — Corps alongé. — Ailes écartées l'une de l'autre , même dans le repos. — Pattes longues ; les qua- tre premières à peu près égales entr'elles.
On ne conuoit encore qu'une seule espèce de rédicie j elle paroît répandue dans toute l'Eu- rope. Ses mœurs sont inconnues, mais ne doivent pa^ , d'après l'analogie, beaucoup diflérer de cel- les des Tipules et des Limnobies.
I. PsDiciK à triangle, P. rivosa.
Pedicia alis hyalinis , margine anlicojasciâ- que angulatâj'uscis.
Pedicia rivosa. Lat. Gêner. Crust. et Ins. tom.
4. pag. 255. — Limnobia iii>osa. TVIeig. Dipt. dEurop. torn. l. pdg. 116. nP. 1. — Tipula rirosa. LiNN. Syst. Nat. a. 971. 2. — Tipula triangularis. 1'"ab. Syst. antl. pag. 27. «"> 14. — Tipula rn>osu. DeGékr. Ins. tom. ii. pag. 041. n". 2. pi. ig./ig. 1. — EjicycL pi. 384. f/g. 1 1 c/ 12. La femelle.
Longueur 12 à i3 lig. Tcle brune. Antennes , pnljjes et bouche roussàtrc-s. Corselet brun , avec lieux lignes do/sales d'un blanc roussâlre, ses cô- tés de celte couleur mêlée d'un peu de blancliâ- trc. Abdomen brun (r(iussàtrê vers l'anus d;ins le luàlc), ses côtés blancs. Pattes brunes, leurs ar- ticulalicns un ]ieu plus foncées. Ralânciers pâles. Ailes transparentes, leur bord supérieur bruu- loussâlre, émellanl deux lignes de même couleur qui forment une sorte de triangle, et dont celle qui part de la base atteint le bord interne de l'aile. Wâle et femelle.
Se trouve en France. Elle est rare aux environs de Paris,
Koia. Celle espèce est bien la Tipula rivosa de Linné et de De Géer, mais non celle de Fa- bricius. M. Meigen donne sous le nom de Tipula varipannis , Hoffm. , l'espèce qui porloit I^b nom
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de Rivosa dans la collection du profeisenr de Kiel. (S. F. et A. Serv.)
PÉDICULE ou PÉTIOLE. (^Voyez Abdomek , tom. 4 , pag. 45. ) Les cellules cubitales des ailes supérieures daus les insectes de l'ordre des Hymé- noptères, sont appelées péliolées lorsqu'elles ne touclicut point à la cellule radiale &. qu'elles font placées à l'exlrémilé d'une nervure qui part de cette radiale , et porte dans ce cas le nom de pétiole. ( S. F. et A. Serv. )
PÉDILE, Pedilus. Genre de Coléoptères hélé- romères , fondé par M. l'jscLer ( Genres d'insecIcJ publiés au nom de» la Société impériale des nalu- ralisles de Moscou, 1821 ). Il a qupb(ue ressem-^ blance avec les Pyroclires , dont il dillcre , suivant cet auteur, par son corselet globuleux, non dé- primé , et ses élylres parallèles. Ses caractères sont : Antennes de onze articles , le premier ob- conique , le second presque globuleux, le troi- sième long, presque cylindrique, les autres un peu dentés en scie, le dernier court , filiforme; chaperon carré ; labre conique , grand , un peu sillonné dans sa partie aniérieure ; mandibules obtuses; mâchoires subulécs, acérées; palpes maxillaires de trois articles, celui du milieu Irès- alongé , le dernier ovale ; les labiaux plus courts, minces; lèvre triangulaire, large à sa base , peu pointue et ciliée.
(1 en décrit une seule es))ècequi est figurée dans l'Eutomographie de Russie, Col. pi. 5, /ig. s.'o , sous le nom de Pédile brun. { P. yuscus.) (]et insecte u trois lignes de longueur. Tète noire, ra- boteuse, très- réirécie vers la bouc:he. Yeuxéchan- crés, recevant les antennes, celles-ci entièrement velues. Corselet noir, pointillé, très-étroit eu de- vant, globuleux au milieu, très-relevé au bord postérieur. Ecusson alongé, presque Conique. Ely- lres pointilléos , brunes, velues, ciliées de blanc Ailes brunes. Dessous du corps brun. Anus rouge, l'allés brunes , jambes et tarses un p< u plus clairs. Troisième article des tarses postérieurs orbicu- lalre, entier, sillonné en haut pour recevoir l'ar- licle suivant.
11 se trouve sur les monls Allaïques en Sibérie. (S. F. et A. Sebv.*)
PËDINE , Pedinus. Lat. Tenebrio. Linn. Gr.OFF. Blaps , Platynotus ) Opatruiii. Fab. He- lops , Tenebno , Opatnim. Oliv.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Ilétéromcres, famille des Mélasomes, tribu des Blapsides.
La Iribu des Blapsides a pour caractères de manquer d'ailes et d'avoir les quatre palpes ter- minés par un ariicle beaucoup plus grand , trian- gulaire et en forme de hache. Parmi les genres qu'elle contient, les Sootines de M. Kirby et les
Asidos
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Acides ont le onzième ou dernier article des an- Ifiuies Iris-courL et engaj^é , au moins eu p.iilie, d.iQs le dixième. Les Blapsont le Iroisième article des antennes au moins deux fois plus Ions;- que le quatrième. Les Misulampes ont les troisiétne et quatrième articles des antenne» longs et l'gaux eatr'eux. Les Platysccles n'ont point d'i'cuan- crure au chaperon et leur écussonest moins dis- tinct que celui des Pcilines ; de plus les mâles dans le pieuuer de ces i^eures , ont les deuxième , troisième et quatrième articles des quatre tarses antérieurs dilatés latéraleuieut et presc[ue cordi- iul'nies.
Antennes filiformes, de onze articles, le Iroi- ïièiue seulement moiiié plus long que le second , ut n'ayant pas deux fois la longueur du quatrième; les quatrième , cinquième , sixième et septième, obconicjues , les huitième , neuvième et dixième , tantôt turbines , tantôt presque {globuleux , le der- nier ayant au moins la grandeur du précédent et arrondi à sou extrémité. — Labre coriace, très- court , trau.sverse , entier ou un peu échancrc. — Mundibuies bifides. — Mùchoiivs munies d'une dent cornée à leur côté inierne. — Palpes termi- ucs par un article beaucoup plus grand, com- primé, triangulaire ou sécuriforrae , surtout dans les maxillaires; ceux-ci composés de quatre arti- cles , les labiaux de troi*. — Lèvre légèrement échancrée. — Tête ovale , à moitié enfoncée dans le corselet et plus étroite que lui ; cha- peron distinctement dchancré au milieu , de manière à laisser apercevoir une grande partie du labre. — Yeujc peu saiUans , paroissant en dessus et en dessous de la tête, presque coupés par son rebord latéral. — Corps en ovale court , uu peu déprimé. — Corselet de la largeur ou à peine plus large que les élytres, transverse, écliancré eu devant. — Ecusson iWitïacl. — Elytres réu- nies , embrassant peu ou point les côtés de l'abdo- men. — Point d'ailes^ — Pattes fortes , jambes •ouvent dilatées vers leur extrémité , surtout les sntérieures ; tarses des deux pattes antérieures seulement , ayant plusieurs de leurs articles di- latés dans les mâles.
On doit l'établissement de ce genre à M. La- treille. Les Pédines habitent les sables arides et chauds. On en counoît trente ou quarante espèces qui se trouvent principalement dans les parties les plus méridionales des deux Mondes.
I". Division. Bords latéraux du corselet pres- que droits postérieurement , sans rétrécissemeut brusque , formant de chaque côté , avec le bord postérieur, un angle presque droit.
I . PÊDiNE fémoral , P.Jhmoralis.
Pcdinus niger, elytrorum striis octo punctatis
fer paria dispositis; tarsorurn anticoram articulis
Uut. Nat. Ins. Ins. Tome JC,
V E D 25
tribus priinis in mare ' dilatatis y femoribus om- nibus in utroque se tu canalicutatis.
Pediriusji'inoralis. Lat. Gêner. Crust. et Tns. toni. 2. pag. ilij. n'. 3. — Blcipsfeinoralis. 1'"ad.
Sjst. Eleut. tout. I. pcig. 143. n". 12. Le mâle
Panz. Faun. Gcrin. Jùsc. 7)t).Jig. 5. Le mâle. — Bhips dennestuidcs. I''ab. Syst. Eleut. tom. I. pag. 142. n". y. La femelle. — Tenebrto Jemo- ralis. Ljnn. Syst. Nat. 2. 67g. 3a. La femelle. — Oi.iv. Entoin. toni. 3. Tenebr. pag. 17. n°. 23. pi. s,. /ig. 22. La femelle. — Panz. Faun. Germ. Jàsc. "h^j.Jig. 6". La femelle. — Le Téuébrion à stries jumelles. Geoi'f. Ins. Parts, tom. I. pag. 348. ti". 3.
Longueur 4 à 5 lig. Entièrement noir. Tête ayant une légère impression transversale; elle est iiuement pointillée, ainsi que le corselet. Elylre» portant chacune huit s! ries ordinairement dispo- sées deux à deux , formées par des points peu en- foncés. Jumbes antérieures et intermédiaires , di« ' lutées vers l extrémité. Cuisses canaliciiiéesen des- sous. Tarses antérieurs ayant leurs trois premier* articles dilatés dans les mâles, le sillon des deux cuisses postérieures garni d'un duvetserréde cou- leur rousse daus ce même sexe. Mâle et femelle. Commun aux environs de Paris.
2°. Division. Bords latéraux du corselet ar- qués, ayant un rétrécissement brusque très-mar- qué avant l'angle postérieur.
2. PÉmsE crénelé , P. crenatus.
Pedinus nigèr , elytrorum striis octo crenatis , intervallis subconvexis iiiinutissimè punctulatis , tarsorurn anticonint articulis tribus prtniis m mura dilatatis yjemonbus in utroque sexu canahcu- latis.
Pedinus crenatus. Lat. Dict. d'Hist. nat. édit. 2. — Platynotus crenatus. Fab. Syst. Eleut. tom, i.pag. iSg. n°. 3.
Lorigueur un pouce. Eiitièreiient noir. Tête et corselet très-linement pciatillés d'un noir un peu mat le reste du corps luisant. Elytres embrassant: les côtés de 1 abdomen; ehes ont chacune huit stries ponctuées et crénelées dont les intervalles sont un peu convexes et très-tinement pointillés. Cuisses canaliculées en dessous. Tarses antérieurs ayant leurs trois premiers articles dilatés daus \» mâle.
Des Indes orientales.
3. PÉDiNE hybride, P. hybridus.
Pedinus niger , elytrorum striis octo per paria
desinentibus , punctatis , intervallis planis sub-
punclatis ; tarsnruni anticaruin articulis secundo
tertioque in mure dilatatis , femoribus omnibus
\ in utroque sexu canaliculatis.
26
FED
Pedimis hyhridus. Lat. Dlct. d'Hist. nat. éd. 3. •s- Heltoyhilus hylmdas. Uej. Calai.
LonoinnirG Hj;. En lié rem eut uoir. Tèie et cor- selet pnlnlilh's. Elytres ayant cliacune huit stries poiniilli'es dont ]eî iutevvalles sont plans et fine- ment ponci.iiés. Cuisses cunaliculées en dessous. Jambes antérieures dilatées à 1 exirétnilé; second et troisième articles des ta.ses de ces jambes dila- tés dans le mâle. Sillon des c-.iisses postérieures , leurs jambes ainsi que tes intermédiaires garnis de duTel iatérieurcmeiU dans ce même sexe. Mâle et femelle.
Du midi de la France.
Nota. Dans celle espèce ainsi que dans la suivante, les slries des élytres se rejoignent par paires il leure.vtréinité, savoir :1a premièreavec la Luilièiiie , la seconde avec la septième et ainsi de suite, de manière que la quatrième et la ciii- qiiièuie ne parviennent qu'aux trois quarts de la longueur de l'él^tre.
4. Pkdise arqué , P. arcuatus.
Vedtnus nigcr , elytivniin striis octo prnfundè punctatis , crenatis, per paria desineniibus, mter- vallis subconvexis lœi>ihus ; tarsorum anticorum arliculis quatuor priniis in mare dtlatatis ,Jenio- ribus omnibus in utroque sexu vijc caiialiculaiis.
I,ona;ueur61ig. Corps assez étroit, entièrement noir, i'ète finement ponctuée, marquée d'une i'oible impression transversale. Antennes d'un brun noirâtre. Corselet presque lisse. Elytres ajiant chacune huit stries ponctue'es et crénelées , les points écartés les uns des autres ; intervalles des stries lisses, un peu convexes. Jambes anté- rieures arquées , fortement écliancrées et munies d'une touli'e de poils recourbés placée au-dessous de l'écbancrure, dans le niàle. 11 a en outre les quatre premiers articles des tarses antérieurs di- latés. Les quatre jambes postérieures , ainsi que les deux cuisses de devant, sont garnies en de- dans d'un duvet grisâtre, (puisses un peu canali- culées en dessous. IMaie et lemclle.
Des Indes orientales.
5. PÉDISE gibbcu.x , P. gibhus.
Pedimis nigrn piceiis , elytrontni striis octo punclatis , mlcrt-'al/is subcoin'c.ris , punctatis ; tarsnniin anticorum articulis secundo tertioque m mare dilatatis, Jémonbus omnibus canaltculu- tis , tibiis suprà cont>ejris.
Pedimis gibbiis. TyAT. Dict. d'Hist. nat. édit. 2. . — OpatruiH gthbuni. Fab. SiSt. Elcut. tom. 1. pag. I iti. n". 6- — Oliv. Entom. tom. 5. Opatr. pag. 7. n". 7. pi. i./ig. G. — Panz. Faun. Glin. Jase. 7^0). fig. 4.
Longueur olig. Brun noirîîre. Tête et corselet fine^neci poiatiUés. Elj'ires ajaat chacuae huit
FED
stries ponctuées, dont les intervalles sont un peu convexes et pointillés. Jambes antérieures di- latées à l'extrémité. Second et troisième articles des tarses de ces jambes dilatés. Cuisses canali- culées en dessous. Sillon des postérieures, leurs jambes ainsi qne les intermédiaires, garnis de duvet en dedans. Toutes les jambes convexes en dessus. Mâle.
Du midi de la France, sur les bords de la Md- dilerranée.
6. Pédine grillé, P. clathratus,
Pcdinus niger , elytronim striis octo profun- diiis punctatis , subcrenatis , quatuor primis ad suturam m utroque elytro per paria dispositis , intervallis lœvibus y Jètnoribus omnibus cana^ hculaiis.
Opatrum clathratuni.F An. Syst. Eleut. tom. I, pag. 118. n°. 14. — Opatrinus clathratus. Dsi. Catal.
Longueur 5 lig. Enlièrement noir. Tète et cor- selet ponctués. Elytres ayant chacune huit slries profondément ponctuées, crénelées , dont les qua- tre premières à partir de la suture sont rappro- chées par paires , leurs intervalles hsses. Cuisses caoaliculées en dessous. Femelle.
De Cayenne.
7. PÉDirrE ponctué, P. punctatus.
Pedinus niger, corpore subconoero , clytrontni seriebus punctorum octo , inten'allis punctatis , femoribus subcaiialiculatis.
Heliophilus punctatus. Dej. Catal.
Longueur 5 lig. 7. Corps un peu convexe , entièrement noir et pointillé. Elyties ayani cha- cune huit lignes régulières de poinis enfoncés. Cuisses un ])t'u canaliculéesen dessous. JaiuLesuu- térieures dilatées à l'extrémilé. Femelle.
De la Russie méridionale.
8. PÉDINE portugais , P. ulyssiponensis.
Pedinus nigcr, corpore subconre.ro , elytmntm striis octo punctatis, mien'aUis .■.ubconcu.vts, punc- tatis; Jemoribus sriticaiia/ici/latis; tibiis quatuor posticis suprà canaliculatis.
Phylax ulyssiponensis. Dej. Catal.
Longueur 5 lig. Corps un peu convexe , enliè- rement noir et pointillé. Elytres ayant chacune huit slries ponctuées, leuis intervalles un peu convexes j cuisses légèrement canalicuh'es en dessous , jioibes antérieures dilatées à l'extré- mité, les cjuaîre postérieures un peu canaliculées en dessus. Femelle.
D'Espagne et de Portugal,
P E D
3". Dh'i'.iion. Bords laldiiiux du corjclel nrron- iïi [lostérieuieiuent , laas saillie eu forme d'auglc •u de deut.
g. PÉDiNE en deuil , P. hictuosus.
Pedinus niger , conferlissiinè punctato-rugo- tns , clytioruin stiiis octo punctatis , iiitcmallis vi.v confe.vis; tarsoruin anticoruiii arlicu.'is se- lunJo terlioque in maro ddatatis j fcnioribus omnibus camUiculatis.
Longueur 4 l'g- Entièrement noir , trcs-poin- tillé, un peu luj^ueux. Elylrcs ayant chacune huit stries ponctuées, leurs intervalles peu convexes. Jambes antérieures dilatées ;\ l'extréaiité , les qua- tre postérieures garnies de poils en dedans. (Puisses canaliculées en dessous; sillon des deux posté- rieures ayant un duvet roux. Second et troiiième articles des tarses antérieurs dilatés. Mâle.
Uu midi de l'Europe.
MfSOLAMPE, Misolumpus. Lat. PimcJia. IIekbst.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, l'auiille des Mélasomes , tribu des Blapsides.
Tous les {genres de cette tribu se distinguent de celui de Misolarape par le quatrième article de leurs antennes sensiblement plus court que le troi- sième.
Antennes grossissant vers leur extrémité , com- posées de onze articles, le troisième et le qua- trième longs , cylindriques , égaux enir'eux j les cinquième , sixième et septième courts , obconi- ques , les trois suivans sensiblement plus épais , turbines j le dernier plus grand , ovale. — Labre coriace, avancé, transversal , entier. — Palpes terminés par un article grand, sécuriforme, les maxillaires avancés. — Télé penchée. — Cha- peron terminé par une ligne droite. — Corps con- vexe , ovale-alongé. — Corselet presque globu- leux, un peu plus étroit que les élytres, écliancré en devant pour recevoirla partie postérieure de la tête. — Ecusson très-petit. — Elytres réunies, leurs cotés arrondis , embrassant l'abdomen en dessous. — Point d'ailes. — Abdomen ovalaire, tronqué transversalement à sa base, arrondi postéiieure- meul. — Pattes grêles, jambes alongées , étroi- tes , sans épines distinctes à leur extrémité.
Ce geurc est dû à M. Latreille. S m nom vient de deux mots grecs et signifie : fuyant la lumière. On en conauit une ou deux espèces. On les trouve en Europe.
I. MisoLAMPE d'IIoffmansegg , M. Hoffman- seggii.
Misolampus ater , nitidus , punctatus , elytris punctato striatis , punctis numemsissimis , lUi.1 palpis tarsisijue rij/escentibus.
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a;
,anten-
Misolampus UoJTniansscggi. I,at. Gcn. Cnist- et 1ns. tant. a. pag. iGi.tom. i. tab. X..fig. 8. — Pimelia gibbulu. IIerbst, Col. T'IIl. CA'JC.j.
Longueur 5 lig. i. Noir foncé luisant , Irès- ponclué. Les points des élytres formant des lignes. Antennes, jjalpes et tarses roussàlres.
De Portugal.
Nota. UHelops pimelia n". op. Fab. Syjl. Elcut. [Scaurus riennensis. Stohm. Faiin. Gerni. II. A'LI) rapporté au genre iMisolampe par M. La- treille {Règii. aiiim. tout. 3. p. 297 ) est aujour- d'hui le type d'un nouveau genre nommé Lœna •par M. Mégerle.
ASIDE ,• Asida. Lat. Machla. Herbst. Teno' brio. Geuff. Opatnirn. Oliv. Fab. Platynotus, Fab.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, sEciion des Iléii'rnmères , famille des Mélasomes, tribu des Blapsides.
Aucun genre de cette tribu, sauf ceux de Sco- tine et d'Aside, n'a le dernier arlicle des anten- nes engagé en grande partie dans le dixième a\x avant-deiuier j niais l<s Scoliues ont ce dernier article à peine visible et leur labre est bilidc. On ne peut donc pas les confondre avec le* Asides.
.^«/c/mM presque filiformes, plus épaisses vers leur extrémité, composées de onze articles, le troi- sième un peu alongé, les suivans jusqu'au hui- tième inclusivement prestju'obconiques , courts j les neuvième et dixième plus épais, le premier obconique , le second presque semi-globuleux , plus large, échancré à sa partie supérieure pour recevoir la base du onzième , ceUii-oi petit , traus- verse , ovale. — Labre cowav.^ , avancé, trans- versal, arrondi en devant, à peine échancré au milieu. — Palpes ay uni leur dernier arlii le plus grand , obtrigoiie , les maxillaires de quatre aiti- cles, les labiaux de trois. — Menton coidiforme, tronqué transversalement à sa partie inll'rieure, son bord supérieur arrondi , échancré. — Corps ovale, un peu aplad eu dessus. — Corselet pres- que carré , un peu iilus large à sa partie postd- iieure , échancré eu devant pour recevoir uue portion delà tète, ses côlés rebordés, son bord postérieur de la largeur de la base des élytres, un peu sinué vers ses deux extrémités. — Ecusson petit, distinct. — Elytres réaaies., embrassant l'ab- domeu. — Point d'ailes. — Abdomen ovale, tronqué trausversaleu,ent à sa base. — Jambes alongées, obcomcjues , comprimées, plus larges . à leur extrémité, terminées par deux épines très- petites.
Ce genre créé par ]\L Latreille est compose d'une quinzaine d'espèces. Leurs iiiœurs sont le* mêmes que celles des Opâtrf... On les tronve daaa les endroits chaude et sablonneux.
D a
28 P E D
I. AsiDE grise, A. grisea.
Asida nigra , elytris rugosis , punctis eleçatis longi's m senehus quatuor dispositis.
Asida grisea. Lat. Gen. Crust. et Ins. tom. 2. pag. 154. n°. I — Opatnim griseum. Fab. Syst. Elcut. pag. Ii5. n°. I. — Oliv. Entom. tom. 3. Opatr. ptig. 4. pi. l. fig. I. — Le Téncbiion rid(?. Geoff. Ins. Paris, tom. i. pag. 347- 7i°.'J.. pi. 6. //g. 6. — Encycl. pi. ig4.Jig. 3.
Longueur 6 à 8 lia;. Corps entièreraeut noir, couvert de petits poils roides. Tête et corselet fortement poucluds, celui-ci Irès-rebordé sur les^ côtés. Elylres raboteuses, ajiaiit de nombreux lu- riercules alouj^^s , vangf's pour la plupart sur qua- tre lijrnes , foimant presque quatre carènes longi- tudinales.
Nota. Cette espèce se tenant continuellement dans la poussière, contracte une couleur grise qui Bit due à la terre qui s'engage entre ses poils.
Très-commune aux environs de Pans.
J^ojez pour les autres espèces , la remarque qui suit le genre Opâlre de ce Dictionnaire. Rappor- tez encore aux Asides , le Platjnoius variolosus il". 5. Fab. Syst. Eleut. (S. F. et A. Serv. )
PÉDTPALPE ou PIED-PALPE, Pedipalpus. Le docteur L^acli désigne alusi ces parties de la lîoucbe des Crustacés maxillaire-; , que j'avois nommées dans mon Gcncra Crustaceorum et Ins., palpes doubles extérieurs {paipi geniini e.rterni), ou les pieds-mâchoires extérieurs des Crustacés décapodes , c'est-à-dire ceux de la troisième paire, en allant de haut en bas , et qui recouvrent ordi- nairement les autres orgaues de la manducation.
J'avois aussi appliqué cette dénomination de pied-palpe à ces appendices de la bouche des Arachnides , qu'on a coutume d'appeler palpes ou antennules. D'après les idées «le M. Savigny sur la correspondance de ces parties avec celles de la bouche des Crustacés {^voyez son Méni. sur les Anini. sans vert. , pari, r ,^/lisc. 1 , pi. 5-6 ) , ces palpes représenleroient ces mêmes pieds-mà- choires dont je viens de parler, et dont la base formeroit de fausses mâchoires , ou celles que j'a- vois nommées mâchoires sciaticjues. Les mandi- bules des mêmes Arachnides répondroient à la seconde paire des pieds-mâchoires , pièces que j'avais d'abord distinguées par la dénomination de pieds-mandibules. Mais d'après de nouvelles éluiles comparatives de toutes ces parties, j'ai vpcoiinu que les mandibules des Araneïdes repré- seiiioient les antennes iiitermédi.ures des Crusta- cés , et que les palpes avec leurs mâchoires étoient les analogues des premières mâchoires des der- niers, ou de celles de la partie supérieure j ainsi cjiie des pièces des insectes hexapodes, appelées aussi mâchoires et pa'.nes maxillaires.
Les AiacLnides ne Uiiiéreruleat de ces animaux
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que par l'absence des mandibules et de lêrre in- térieure proprement dites. Les pièces composant, dans les insectes, cette lèvre inférieure ^ et qui dans les Crustacés forment la seconde paire de mâchoires, répondroient aux deux piemières pat- tes des Arachnides. La pièie buccale de ces der- niers animaux , qui a reçu le nom de lèvre ou de languette, seroit la langue ou la languette pro- preuieiU dite des piécéJens. La partie eiihn que M. Saviguy, relativement aux Arachnides , appelle pièce sleruale , seroit le labre. (Latr.)
PÉDIPALPES, Pedipalpi. Famille d'Arach- oides pulmonaires , ayant pour caractères : quatre sprracules ou bouches aériennes dans tous. Palpes en forme de bras ou de serres, sans aucun appen- dice relatif à la génération, dans aucun sexe. Doigt mobile des Chélicères sans ouverture propre au passage d'une liqueur vénéneuse. Abdomen toujours annelé , revêtu d'un derme coriace ou assez ferme , anuelé , sans filières au bout.
Celte famille se partage en deux tribus , les SconpiosiDEs et les Tarenti^les. J^oyez ces mois.
( Latr. )
PELECIE, Pelecium. Kirb. Lat.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Peuiamères , famille des (Carnassiers, tribu des Carabiques.
Ce genre nouvellement créé par M. Kirby dans les Transactions de la Société linnéenne de Lon- dres , est placé par M. Laireille dans la troisième dis/ision de la tribu des Carabiques, nommée les Thoraciques. Parmi les genres qui composent cette division, les Harpales et les 'J'réclius se dis- tinguent par leurs quatre tarses antérieurs dilatés dans les mâles ; le dernier article de leurs palpes extérieurs est ovoide ou acuminé ; dans les Féro- iiies , les Licines , les Badislers et les Rembes , l'extrémité supérieure de la languette dépasse ou atteint au moins celle de l'article radical des pal- pes labiaux, et la partie supérieure de leur lèle u'a point d'étranglement m de dépression brusque immédiatement derrière les yeux, lians les Pana- gées , le corselet est visiblement plus large anté- rieurement qu'à sa partie postérieure , ceile-ci se rétrécit subitement avaut sa jonction avec les élytres, et les mâles n'ont que deux articles dila- tés aux deux taises antérieurs. Les antennes des Loricères sont chargées de faisceaux de poils. Ces ' caractères nous paroisseut séparer suttisamment ces genres de celui de Pélécie.
Antennes filiformes, insérées vers la base des mandibules sous un petit rebord de la tête, com- posées de onze articles , le premier et le dernier plus grands que les autres. — I.abre court, creusé au milieu. — Mandibules grandes, sans dente- lures, se croisant dans leur milieu. — Palpes ex- térieurs ayant leur dernier article graud , sécuri- forme , prescjue triangulaire; les maJviiUires ei-
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tJiieurs de quatre arlù-Ies , les laljiaux de trois; palfies maxillaires iiitéiieurs de deux articles , le dernier fort grand , courbe , grossissant in'seDsi- Llement de la base à l'extrémiid. -"Lèvre dclian- crée à sou exlrémiid , portant deux petites pciiules.
— Tèic dcprimce ayant un cou distinct. — Corselet prcs([iie carré, ses bords latéraux arrondis j sa partie postérieure prescju'aussi larf;e que l'auté- rieure et ue se rétrécissant pas siibileaieut avant sa jonction avec les él^'.res. — E/ytres convexes , entiùrcs , réunies, enibiassaul un peu l'abdomen.
— Point d'ailes. — Pattes fortes, de loiigiuur nio_yeune. Jambes antérieures écLancrées au côté interne j les deux tarses antérieurs ayant leurs quatie premiers articles dilatés et velus en des- sous dans les uiâles.
L'espèce qui a servi de type à ce genre , est du Biésii. Nous ne conaoissous point ses mœurs. Le nom de Pélécie vient d'un mot grec cjui signilie hache , et a été donné à ce genre en raison de la forme du dernier article de ses palpes exté- rieurs.
I. PÉLÉCIE cyanipède , P. cjanipes.
Peleciuni nignirn , capiie , thorace pedibuscjue cyaneis , elytris projundè sulcatis.
Pelecium cyanipes. Kirb. Trans. Linn. vol. la. tab. a I . fig. I .
Lnns;ueur 7 à 8 lig. Antennes noires , leurs quatre premiers articles ayant un redet blei .lire, K's autres chargés dun duvet roussàlre. Dernier arliile des palpes extérieurs garni de poils roux. Tc:e lisse , d'un noir bleuâtre , ayant deux enfon- ccaiens sur le Iront , et un polit rebord qui s'étend des \eux à la base des mandibules. (Jjiselet lisse, d'un noir bleuâtre, fortement reln'rdé, muni d'un sillon longiludin;d au milieu, d'une iinj.ressiou demi-circulaire à sa partie antérieure et de deux autres beaucoup plus prononcées de chaque côté postérieurement. Abdomen noir ainsi que les ély- tre<. (jelles-ci profondément sillonnées , leur bord exiérieur ayant une ligne de points enfoncés. Les autres suies lisses l'allés bleuâtres; tarses noirs garnis de poils roux. Mâle.
Du Brésil. (S. F. et A. Serv. )
PKlÉC'INE , Pelecinus. Lat; Fab. Ichneunion. Oliv. (Eacycl. )
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans , famille des Pupivores , tribu des Evauiales.
Ce genre fondé par M. Lalreille se distingue des Evanies parce que dans celles-ci l'abdomen est très-petit et très-comprimé , desFoenes parce que dans ce genre le cou est très-distinct, des Aulnques en ce que l'abdomen de ces derniers est inséré sur une élévation particulière du métatho- rax , et que leurs ailes supérieures ont des cellules tïès-diUérenies.
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Antennes très-grêles , de quatorze articles; le premier gros, renflé à sa partie interne, le 'se- cond très-court, globuleux , les autres cylindri- ques , diminuant un peu de longueur à mesure qu'ils s'éloignent de la base. — Labre grand, membraneux, demi-circulaire, entier. — Man- dibttles fortes , trig)nes , dentées , la deut de l'ex- trémi é jjIus forte , la précédente obtuse , l'infé- rieiue plus grande que la seconde et échanciée. — Palpes inaxillaires beaucoup plus longs que les labiaux , presque séiacés , de six articles iné- gaux , le premier très-court, les second et troi- sième pre.squ'éiraux, plus épais, obconiques , les trois derui.rs plus minces , le quatrième et le cin- quième de la longueur des précédens , a peu près cylindriques , plus larges et arrondis 3 leur extrémité, le dernier fort aminci , plus court que les précédens, ayant une pointe particulière à sou extrémité ; palpes labiaux lenllés graduelle- ment à leur partie extérieure , de quatre arti- cles à peu près égaux , le premier nu peu plus peut, le dernier un peu plus grand que les au- t^ies , cyliudrico-ovale. — Languette trifide ; sa division médiale plus étroite. — Tête plus large que longue, sans cou apparent. — Trois peUts 7c«j7/mo(?6- disposés en triangle et placés sur le vtr- ics. — Corselet assez long, le métalhorax for- niant à peu près la moitié de sa longueur. — Ailes inférieures sans nervures distinctes , excepté celle du bord antérieur; les supérieures ayant outre la nervure du bord antérieur, une autre uerviiie ipii part du point épais et se bifurque eu se diri- geant vers rexlrémilé de l'.ule; . . la partie de ceite.nervure qui précède labifiircaiion, part une autre nervure qui remoule d'abord vers la base di; l'aile et redescend ensailc pour en atteindre le bord postérieur; de la base de l'aile part une autre nervure qui émetdeux principaux rameaux, dont l'un rejoint la côte et l'autre le bord posté- rieur ; dans l'angle formé par le rameau qui re- joint la côte et la nervure d(ml nous parlons, se trouve une petite cellule mal terminée qui est Ja, première cellule discoidale supérieure, la seconde cellule discDidale supérieure existant aussi. La cellule discoiJale inférieure n'étant nullement tracée. — Abdomen inséré sur le bout iufériéur du métathtvax près de l'origine des pattes posté- rieures et composé de cinq !,egmeus ouire l'anus. — Jambes postérieures quelquelois eu massue ; preuiier article de leurs tarses , beaucoup plus court que les suivaus.
Ce genre propre a FAnérique, n'est compose que de deux espèces. Ou n'a point encore distin- gué les sexes, m découvert la lanèie des femelles. Leurs mœurs sont inconnues.
I. PÉLÉciNE polycérateur, P. polycerator,
Pelecinus polycerator. Lat. Gêner. Crust. et . Ins. toiH. 3. pag. a55. — Fab. Syst. Piez. pag.
3q
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III. ;»«. i. — Drurt , Tns. tom. a. pi. XL.ps- A-
Voyez pour les autres synonymes et la des- • nption, Ichneiirnon polycèie , u". ii3.
Nota. Nous voyons à noire individu , ainsi que dans la ligure el la description de Drury, le di.sicme article des antennes et la base du précé- dent blanchâtres. C'est doue à tort que cet in- fecte a été mis anciennement par Fabricius et par Olivier, dans la division des Ichneunious à antennes toutes noires , à moins qu'il ne varie sous ce rapport. Il y a aussi erreur sur la patrie indi- quée par ces deux auteurs, cette espèce étant américaine et non des Indes orientales.
a. PïLÉciNE en massue, P. clavator.
Pelecmvs niger , antennaruni cirliciilo décima iarsorumque duoniiii posticorum articulis inter- Tuediis albidis , abdoinine clavalo.
Pelecinus clufator. Lat. Dict. d'Hisi. nat. édit. a.
Longueur 0 bg. Noir maf. Antennes noires avec leur dixième erlicle bliiiicliâtre. Abdomen eu massue alougée ; l'extrémité de celle massue conique , pointue. Tète ayant une gibbosité pla- cée au-dessous des anlenues. Troisième et qua- trième articles des tarses postérieurs , ainsi que l'extrémité du second, de couleur blanclie. Jam- bes postérieures peu rendées. Aile» léjjèremeut t>iiiuiuées.
Du Brésil,
FŒ\IÎ, Fœnus. Fab. Lat. Jur. Panz. Ich- jieumon. Linn. De Gékr. Oliv. (ILucycl.) Geo^f. Gctsteruption. Lat. {^Précis des curuct. génér. des
Genre d insectes de l'ordre des Hyménoptè- res, sei:lion des Térébrans , l'amille des Pupi- vorcs , tribu des Evaniales.
D.ins cette tribu les Evanies et les Aulaques se distinguent aisément par leurs jambes simples. Les premières ont en outre l'abdomen très-court el la seconde cellule cubilale des ailes supérieures lacomplèle. Les Aulaques ont trois cellules cubi- tales à ces mêmes ailes. Les l'élécines n'ont point de cou apparent el leurs ailes supérieures n'ol- freut ni cellule radiale, ni cubilale dislincles. Ces caractères séparent ces genres de celui de Fœne.
Aiilejines plus courtes que le corps . filiformes , droites, dirigées en avaui, , composées de qua- torze articles dans les l'euielles, de treize dans les mâles , suivant M. Lalreillç. — iai^z-e longitudinal, linéaire. *- MandibuLei trideutées, la deut inlé- i-ieure recourbée en dedans ou crochue. — Palpes fililormes , leurs articles courts , presqu'égaux , obconiques , les maxillaires un peu plus lonu's que les labiaux, mais plus courts que les mâchoires, 4e si$. articles dont les trois derniers à peine plus
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longs que les antres, \e,«. labiaux de qmalre. — » Lèvre ayant son extrémité un peualongée , cordi- Ijrme , reployée dans le repos j menton obconi- que. — 3'e7e ronde , portée sur un cou Irès-dis- tiucl. — Trois petiisjeujT /isscs d\s,poiés en trian- gle sur le vcriex. — Corselet comprimé , arrondi en devant , son premier segment peu apparent. — ailles supérieures ayant une cellule radiale grande, la nervure qui la ferme un peu ondulée, deux cellules cubitales très-grandes, au?si lon- gues l'une que l'autre, la première recevant la première nervure récurranle, la seconde cubitale atteignant le bout de l'aile, la deuxième nervure récurrente manque Ji'rois cellules discoidales ; les deux supérieures très-petites, l'inlérienre se pro- longeant jusqu'au bord postérieur de l'aile. — Ab~ doiiien long, on massue un peu comprimée, re- levé, inséré près de l'écusson , c;omposé de sept segmens outre l'anus. Tarière (des femelles) toujours saillante , jilus ou moins longue. — Pat- tes antérieures assez courtes , les postérieures lon- gues , leurs jambes en massue très-prononcée.
Les Fœnes déposent leurs œufs dans le corps des larves qui doivent servir de pâture à leur postérité. Plusieurs parviennent au moyen de leur tarière à les placer dans les larves des Hy- méiiopières qui vivent en terre dans des lelbiles fermées. Les Fœnes à l'étal parfait viennent sur les Heurs et se nourrissent de miel. Ils balancent souvent leur abdomen de bas en haut, s envolent avec peine et leur vol n'est pas vil. Us se tiennent souvent accrochés par leurs maDdibules aux plan- tes sur lesquelles ils se re[)osenl; leurs mœurs sont à peu près celles des Ichneumonides. Ce genre est peu nombreux en espèces.
Ilapportcz-y l'Ichneumon jaculateur, n". 149 {F.rtcycl. pi. loi./îg. 4. et pi. Irj'S. fig. la ), et l'Ichneumon cambré, 11°. loi , de ceDictionnaire. Les mâles, qui ne sont point décrits dans ces ar- ticles, ne durèrent de leur femelle que par le manque de tarière.
AULAQUE, Aulacus. Jur. Spinol. Lat.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Evaniales.
Les Evanies et les Aulaques sont les seuls parmi les Evaniales qui aient les jambes simples et grê- les, mais les premières se reconnoissent lacile- menl à leur abdomen t.ès-pelit, très-comprimé el dont le premier segment se rétrécit brusque- meut en pédicule.
Aiite7ines séiuctcs , plus longues que la tête et le corselet, avancées , grêles, insérées entre les yeux el la base du chaperon, de quatorze article» dans les femelles, de treize dans les mâles, sui- vant I\I. L.i treille; le premier court , plus épais, ovale, obconique , les autres cylindriques , le se- cond Irès-courl , le troisième el les suivans s'alon- geaut gniduellement , les derniers dunuiuant d«.
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longupnr. — lUcindikules pfliles , i'c1î5ncv(*es d.ins les fuinulies ( siuvanl Juiine) , co ruées , coiults , éjiiiisses, uidtnit'es à leur côlé iiilerne daus les n>;iles (selon M. Lalreille). — Palpes vutuillaircs beaucoup plus Liiigs (jue les labiaux , sélacés, uiinces , île six arlicles , le pretmtr Lrès- pclil , les second et troisième plus i^pais nue les aulres, piesijii'égaa;t , celui-là obconiciue, l'aulrc c^liiidrivjue , les trois derniers plus longs, plus grêles, p\esqu'é{;aux eiiir'eux , c_) lindriques ; palpes labiaux Klitoriues , de quatre articles, les deux inférieurs plus grands , obcor.iques , le pre- mier un peu plus long , le second a_)'anl un petit ap])eiidn;eà 1 angle extérieur de son extrémité , le troisième peut, lurbiné , le quatrième un peu plus grand que le précédent , presque triangu- laire. — Lèi're petite, niembruneuse , presqu'en capuchon , sou extrémité arrondie , entière j meuton petit , coriace , obirigone. — Tcle pres- que globuleuse , plus large que longue , portée sui'uu cou conique , «longé. — Trois petits yeita; lisses gros , sailians , posés en ligne courbe sur le Iront. — Co/i-c/e'^ comprimé j mélatliorax ler- niiné en dessus à sa partie supérieure par une élévation pyramidale sur laquelle l'abdomen est inséré. — yiilts supérieures h'^'auI une cellule ra- diale jjrandc , réirécie vers son extrémité depuis la seconde cellule cubitale; trois cellules cubita- les à peu près égales en longueur, la première recevant la première nervure récuvronle; seconde i ubitale plus étroiie que les deux aulres, recevant 1.1 dtuxième nervure récurrente , la troisième com- ])'ètf3 iroiseellules discoidales, l'inlérieure fermée par la seconde nervure récurrenle avant le bord jKislérieur <ic Taile. — Abdomen composé dfe six icg'ccns outre l'anus , le premier fi>rl long , fai- sant à Ini >eul |)re.sque la moitié île la longueur totale de l'abilomeii , sa partie antérieure se ré- trécissant peu à peu en pédicule pour s'insérer sur le mémthorax. Tarière ( des femelles ) tou- jours saillante. — Pattes asse^ longues , minées ; liaiulies postérieures longues ; jamoes simples.
On ne coniuîl }ioinl Ls mœurs des AuL-upies, mais elles doivent se rapprocher de celles des I^hntumonides. Les espèces connucssuut eu li'ès- peiit nombre.
1. AuLAQUE strié, A. striatiis.
Aulucus viger , ahdnininis segnientis dunhus aniicis , prmii tnisi crceptâ , genictilis tarsïsçue omnibus , tibiis quatuor aniicis et posticurutn apice ru/is.
AiJucm striatus. Job. Eyménnpt. pi. 'J./îg. o. La le I elle.— Lat. Gen. Crust. et Ins. toni. 4. pag. Mb. — Encycl. pi. 7>-j6.Jig. 1 . La femelle.
Longueur 4 lig. Nuir, brillant. Dos du corse- let strié iransversjlemcnt, second segment de l'ab- doii.en et partie postérieure du premier, les qua- tre jambes antériemes et l'extréuiiié des posté-
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viéiircs , ainsi qiTc Ions les larscs , de conlenr lesiacée. Ailes ayant quelquefois un peu de biufi. Se trouve daus les Alpes et dans les Tyrénées. (S. F. et A. Sekv.)
PÉLÉCOCÈRE, Pelecocem. Hoffm. Mnc.
Genre d'insectes de l'ordre des Diptères, sec- tion des Prubosuidés, lauiille des Athéricères , tribu des Syrphies.
Ce génie crée par M. Hoflmansegg a été publié par jM. ûîeigen dans son dernier ouvrge sur leâ Diptères d'Iiurope ; il lui donne pour caractères :
Antennes dirigées en avant, de trois articles, le dernier palellifonne , portant à son extrémité iriie soie grosse , courte , distinctement triarticu- lée. — Eypostonie vciîté dans sa partie infé- rieure.
Les Pélccocères se distinguent aisément de tous les aulres Sjrj lues par la soie de leurs auîcnnts composée de trois arlicles distincts; caractère propre à ce seul genre. M. Meigen décrit les deux espèces suivantes d'après ai. IloUiuansci^"^.
I. PÉLÉCOCÈRE à trois bandes , P. tricincia.
Pelecocem nigra ; abdominejc'sciis tribus Jla- i>is subinten-uptisj pedibusjlavis. (Meig.)
Pelecocera tricmcta. Meig. Dipt. d'Eur. tom. 3. pag. 340. iab. "hi.Jig. 3-
Longueur 3 lig. Noire. Abdomen ayant trois bandes jaunes , un peu inleriooipues. Pattes jaunes.
a. PÉLÉCOCÈRE llavicorne, P. Jliwicornis.
Pelecocera abdomine fasciis tribus interruptU Jlai'is , pedibusjiiscanis. (Meig.)
Pelecocera Jlavicornis. Meig. Dipt. d'Eur. tom. 3. pag. 341.
Longueur ». Abdomen ayant trois bandes jau- nes interrompues; pattes brunes.
Nota. N-ous uecouuoissons point ces diptères. (S. F. et A. Sekv. )
PÉLÉCOPHORE, Pelcccphom. Genre de Co- lé'optères paroissanl appartenir u la seclmn des Tétramères, famille des liùpodes , tribu des Ciio- cérides.
Ce genre fondé par M. le comte Dejeûn se com- pose ae petites espèces des îles de Frame et de Bourbon , qui ont les liabiiiides et le port des Da- sytes et dont le dernier article des palocs e;l for- tement sécuriforme. Aus.^i son nom f.ét.érique est- il tiré de deux mots grecs qui si^'ni'.ient : porte- hache.
Une des espèces est la Pélécophore d'illiger, {^P. Illigeri^. Nolo.rus Illigcri. Scao. Synojïym. Insect. tom. 1 . part. 2. piig. 53. n". :•. pt. 4. /ig. 7.
Longueur a lig. {. Corps ovale-ot)loiig , d'im aoir brouzé iiriUant, profoiidément ponctué. Au-
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tennes plus longues que le corselet , ferrugineuses à leur Lase , grossissant vers leur extrémité , noi- res et un peu pubescenles dans cette partie. Côtés du corselet IjlancLâires. On voit deux bandes si- nueuses de celte couleur sur les élytres. Dessous du #orps et cuisses d'un brun noirâtre, un peu puLescens. Jambes et tarses pâles. Palpes d'un ft;rnigineux pâle.
Ile de Fi auce. ( S. F. et A. Serv. )
PÉLÉCOTOME, Velecotoma. Fisch. Lat. Rhi- piphorus. Païk. Gyll.
Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, section des Ilétéroinères, faaiille des Traoliélides, frilni des MordcUones.
Ce genre est dû à M. Fisclier qui l'a publié dans les Mémoires des naturalistes de Moscou , toiti. 2, pag. 21)3, et M. Lalreiile l'a adopté. Ces coléop- tères sont voisins des Rliipipliores et des Myodes. Distingués des Mordelles et des Anaspes par leurs antennes en éventail ou même peclinées dans les jnâles, et par leurs palpes presque iilifortnes , les Pélécotomes out l'écusson apparent , tandis qu'il est caché sous un prolongeaient du corselet dans lesMjodes elles Rliipiphoresjles antennes (même dans les mâles) ont leui panache simple, c'est-à- dire que chaque article dont il est composé ne jette qu'un seul rameau , tandis qu'il en jelie deux dans les deux derniers genres que nous lui com- parons ; ils se rapproclieut des Myodes par les crochets des tarses dentelés en peii;ne , tandis que ces crochets sont simplement bifides dans les Rlii- piphores.
■dntennet insérées au-devant des yeux , près de la bouche , composées de onze articles ; premier et troisième longs, second et quatrième courts j les sept derniers formant un éventail ou panache iimple, chaque article n'émettant qu'un seul ra- meau j ce rameau beaucoup plus court dans les femelles, liguraut seulement une large dent de sciQ. — Labre carré. - — l'alpes presque lililormes. — Tête fortement inclinée sous le corselet. — Yeux très-grands , rapprochés en devant , un ptu échanciés pour l'insertion des antennes. — Cor- selet rélrécien devant , ayant trois prolongemens , deux latéraux et un au milieu , ce dernier court , ne cachant pas l'écusson. — : Ecusson petit , Iriau- gulaire, apparent. — El, très longues, allant un peu en se rétrécissant vers l'extrémité. — Corps étroit, alongé, comprimé latéralement. — Pattes longues; j:imbes antérieures munies d'une épine à leur extrémité, les intermédiaires eu ayant deux, dout l'intérieure plus grande , les postérieures avec deux épines égales ; tarses lilifoimes , le pretnier et le dernier articles alangés j crochets dentelés en peigne intérieurement.
Ou ne connoit qu'un petit nombre d'espèces de Pélécotomes ; nous ignorons leurs mœurs. M. le comte Dejeau pense que les espèces du Brésil doivent probableouent forcer une nouvelle coupe
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générique. T,e véritable type du genre est le Peld- coiome moscovite.
1 . PÉLÉCOTOME de Léach , P. Leachii.
Pelecotomajliscè castanewn , elytris apice con- nifentibus.
Pelecotoma Leachii. Lat. Dict. d'Hist. nat. 2». édit.
Longueur 8 lig. Corps et pattes entièrement d'un brun châtain couverts d'un duvet soyeux gris jaunâtre. Antennes de la couleur du corps. Elytres rebordées à la suture et au bord extérieur. Mâle.
Du Brésil.
2. PÉLÉCOTOME de La treille , P. Latreillii.
Pelecotoma tomentosum , rufo-griseum ,_fusco lirieolatum ) elytris albido sublineolatis , conni- ventibus.
Longueur 5 lig. Antennes d'un brun ferrugi- neux , dentées en scie. Corps et pattes de couleur brune recouverts d'un duvet couché roussâtre , mêlé de peliles lignes brunes ; élytres ayant quel- ques lignes blanchâtres avec une tache de même couleur vers leur milieu assez grande et asse^ visi- ble. Femelle.
Du Brésil.
3. PÉLÉCOTOME moscovite, P. mosquense.
Pelecotoma nigium , elytris J'uscè rujis , apice dchtscentibus.
Pelecotoma mosquense. Fiscn. Me'm. des na- tur. de Mosc. — Lat. Dict. d'Hist. nat. 2«. édil. — Rhipiphoius J'ennicus. Payk. Faun. Suec. toni. 2.. pag. 178. n°. 2.
Longueur 3 lig. Tête et corselet noirs couverts d'un duvet soyeux gris jaunâlre. Antennes noires. Elytres d'un Jirun rous-.âlre , un peu écartées l'une de l'autre à l'exlrcraité. Poitrine et abdomen noirs. Pattes d'un brun roussâtre.
Du nord de l'Europe.
4- PÉLÉC0T051E de Dufour, P. Diifourii.
Pelecotoma nigrum , elytris Juscè ruJis , apice connwentibus.
Pelecotoma Dujourii. Lat. Dict. d'Hist. nat- s.", édit.
Longueur 3 lig. Corps noir, avec un duvet soyeux d'un gris cendré. Elytres d'un brun rous- sâtre, présenlantquelqnes inégalités. Pattes noires.
Elle se trouve en Espagne et dans la France méridionale.
Nota. Nous n'avons point Vu ces deux dernière» espèces. (S. F. et A.SïBv.)
l'ELOGONE,
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PÉLOGONE, Pelogonus. Lat. Ochlerus. Lat. Gêner. Crust. et Ins.
Genre d'insectes de l'ordre des Hdmipièies , leclion des H(î(éroptères , famille des Hydroco- rises , Iribu des Ravisseurs.
Ce genre établi par M. Latreille se distingue de tous les autres de sa tribu, en ce que ses pattes antérieures sont semblables aux quatre suivantes et point ravisseuses. _ Antennes insérées dans le' coin interne et infé- rieur des ^eux , sans caviié au-dessous destinée à les recevoir; elles sont filiformes, de l;i longueur de la lêie , composées de quatre articles , les deux
Îjreraiers plus courts , celui de la base cylindrique, e second un peu plu» gros , conico-cylindrique , le troisième menu , alongé, cylindrique, le der- nier ovale, un peu plus court que le second. — Labre petit, trigone, un peu plus large que long. — Bec fléchi en dessous ,. droit, atteignant les cuisses postérieures , plus épais à sa base, cy lindro- coniqueà son extrémité qui est grêle et très-poin- tue j il est formé de quatre articles, les deux pre- miers plus épais , courts , ressemblant à des an- neaux ; celui de la base plus grand que le second, le troisième très-long , peu distinctement canuli- culé , le dernier court, conique, très- pointu ; «oies du suçoir très-longues. — Corps ovale-ar- rondi, déprimé. — Tête plus étroite que le corselet. — ^Ycujc grands , saillans , subtrigones , échancrés postérieurement. — Deux petits yeux lisses. — Corselet plus large que long, demi-circulaire, «on bord postérieur plus large, un peu sinué. — Ecusson grand , trigone. — Cuisses alongées , ovales ; jambes grêles , cylindriques , un peu épi- neuses ; tarses courts , filiformes , les antérieurs ayant leur premier article très-court; les quatre postérieurs n'ayant que deux articles distincts, de longueur égale , celui de la base paroissant arti- culé.
Ce genre ne contient qu'une seule espèce. Elle le plaît sur le bord des ruisseaux.
I. PÉiocoNE bordé, P. marginatus.
Pelogonus suprà niger, abdoniinis elytrorum- qne margine cinereo maculato.
Pelogonus marginatus. Lat. Dict. d'Hist. nat. V. édit.
Longueur 2 lig. Corps noirâtre , nn peu cendré en dessous. -Côtés du corselet, quelques parties de «on bord postérieur et des taches sur les bords extérieurs des élytres et de l'abdomen , d'un, brun roussâtre ; élytres ayant quelques points cendrés. Pattes pâles.
Des environs de Bordeaux et de Brives. On le trouve aussi en Provence et en Espagne. (S. F. et A. Sehv. )
PÉLOPHTLE , Pelophila. Ce genre de Colëop- Uist. Nat. Ins. Tome X.
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tôrcs pentamcres carnassiers fait partie de la qua- trième division de la tribu des Carabiqnes , nom- mée par M. Laireille les Abdominaux. Dans celte division il se range dans un petit groupe dont voici les caractères : mandibules sans dents nota- bles ou dentées seulement vers leur base ; der- nier article des palpes extérieurs presque cy- lindrique ou ovalaire. Antennes assez épaisses et courtes. Dans les autres genres du même groupe les articles des tarses antérieurs ne sont que légè- rement ou point du tout dilatés dans les mâles , tandis que dans les Félopbiles de ce sexe , les trois premiers articles des tarses antérieurs sont assez fortement dilatés.
M. le comte Dejean a fondé ce genre snr le Caixibus borvalis de Fabricius et d'Olivier, et IVL le baron de Mannerheim en a donné une mo- nographie (i). Cet auteur en décrit cinq espèces, dont trois sont regardées par M. Dejean comme des variétés de sa Pélopbile boréale. (S. F. et A. Serv. )
PÉLOPÉE, Pelopœus. Lat. Fab. Spmoi,. Sphex. LiNN. De Géer. Job. Pepsis. Fab. Illig. Sceliphron. KLiic.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères, section des Porie-aiguillon , famille des Fouis- seurs , tribu des Sphégimes.
M. Latreille a fonde ce genre aux dépens des Sphex des auteurs qui l'ont précédé. Fabricius l'a adopté , mais il y fait entrer des espèces qui lui sont étrangères, et rejette dans son genre Pep~ sis quelques vrais Pélopées. Ces hyménoptères ne peuvent être confondus avec les Dolichu- res , les Ampulex, les Chlorions et les Sphex; dans ces genres la seconde cellule cubitale des ailes supérieures ne reçoit point les deux nervu- res récurrentes. Les Ammophiles ont leur troi- sième cellule cubitale très-éloignée du bord pos- térieur de l'aile et la quatrième à peine commen- cée. Les Podies se distinguent par leurs antennes insérées au-dessous du milieu de la face de \% tête , le chaperon plus large que long , les mâ- choires entièrement membraneuses et en outre par leurs quatre palpes presqn'également longs.
Antennes asiez courtes, filiformes, un peu rou- lées en spirale à leur extrémité , de douze arti- cles dans les femelles , de treize dans les mâles , insérées au milieu de la face de la tête. — Labre en carré transversal , placé verticalement sous le chaperon. — Mandibules sans dénis ou uniden- tées au côté interne et striées sur le dos. — Mâ- choires assez courtes , presque droites ou peu courbées , ne formant point par leur réunion de fausse trompe sensible; leur extrémité en partie membiraneuse. — Quatre palpes y les maxillaire*
(1) Obscrv. sur Us Ins. , par Arviel David Hummel. Saint-Pécetsbourg, i8a3. {Essais cnmmologi'jues, a». i\\.)
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srtacés , beaucoup plus longs que Icà labiaux , de six articles ; le Iroisièuie plus grand que le second et le quatrième , dilaté au côté ioteriie; les la- biaux iiliforiues, de quatre articles. — Languette à divisions courtes. — TeVe comprimée, son devant plan , uni , so^feux. — Chaperon à diaractics presqu'égpux. — Trois petits yeu.v lisses dispo- sés en triangle et placés sur le vertex. — Corse- let légèrement rétréci en devant, son jiremier segment court et transversal, le second obtus postérieurement. — Ailes courtes, n'atteignant j)as l'extrémité de l'ahtLimen , les supérieures aj'aut une cellule radiale longue , soa extrémité arrondie ne s'écartant pas de la côte; celle cel- lule s'avançaut fort près du bord postérieur de l'aile, ainsi que lu troisième cubitale et toutes deux presqu'également , et quatre cellules cubi- tales j la première presqu'aus^i longue que les deux suivantes réunies, la seconde presque car- rée, recevant les deux nervures récurrenles ; la troisième se rétrécissant un peu vers la radiale; la quatrième commencée , tracée jusqu'au milieu de l'espace qui est entre la troisième et le bord pos- térieur. — Abdomen ovalaire-globuleux , com- posé de cinq segmeus outre l'anus dans les fe- melles , en ayant un de plus dans les mâles , te- nant au corselet par un long pédicule formé par la partie antérieure du premier segment qui s'é- vase ensuite brusiiuement. — Pattes longues , les postérieures surtout; jambes 'n'étant point ou presque point épineuses au coté exlérieur , les postérieures munies à leur extrémité de deux épi- nes inégales , l'intérieure plus longue; les inter- médiaires de deux épines égales et les auléiiei!- res d'une seule éi)ine coiirle et simple. — Tarses à articles aloiigés, le dernier terminé par ileux crocliels iinidentés dans les femelles , simples dans les mâles, avec une peiotte assez grosse dans l'en Ire-deux.
Les Pelopées babilent les pays cliauds et sont d'une taille moyenne dans leur famille. Ils sont remarquables par leurs babilujes. Dans les es- ^DÔces d'Europe et d'Amérique dont les mœurs sont connues , les feaielles conslruiscnt des nids de terre gâchée , et c'est de cette occupation que le genre a pris son nom qui en grec équivaut au mot potier. Ce nid est composé d'un assez grand nombre de tuyaux tous paralldes les uns auX au- tres, formant une masse ordinairement attacliée à une corniche ou à un plancher par le fond des cel- lules dont l'ouverture est en bas et sur un même plan. 11 y a quekjuefois deux ou trois rangs de ces cellules appliques l'un contre l'autre ; l'uuver- ture ^e chaque trou est l'entrée d'une cellule que l'insecte ne construit que l'une après l'autre ; il la forme d'une spirale du morlier dont nous venons de parler. Ce nid doit ensuite être apj.rovisionné d'insectes vivanspour la nourriture de la larve qui éclôra de l'œuf coHfié à chaque cellule par la femelle Pelopée , mais nous ce savons pas d'une
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manière tien précise si le choix de celle mère tombe toujours sur des araignées , comme le dit M. Palisot de Bauvois du Ftlopée tourneur; cet auteur ajoute positivement <pie celte espèce lerme après sa ponle l'ouverture de chaque cellule ap- provisionnée.
Ce genre peut renfermer une vingtaine d es- pèces.
1. l'ÉLOPÉE tourneur, P. spirijex.
Pelnpœus niger , antennannn nigraruni ar- ticiilo prittio iintuè liiteo , thorace onuiinè nigro; abdoniinis petiolo lutco.
Pelopœus spirife.x. Lat. Gêner. Crusl. et Ins. toiii. ^. pag. 60. — Sphe.c spinfcr. i.iNN. Syst. Nut. -j.. <)4a. y. — Spliex œgyptia. Linn. Syst. l\at. 2. y42. 10. — Pepsisspin/e.Jc. Illlg. Faun. Etiusc. toni. 2. 94-
Longueur 12 a i5 lig. Corps noir. Antennes noires ; premier article avec une lacbe jaune aii- térieuremenl. Dessus du mélaihorax Irès-sirié, ces stries presque transversales. Ailes transpa- rentes à nervures brunes avex; une très-pelile ta- che obscure à l'extrémité des supérieures. Pétiole de l'abdomen eniièremenl jaune. Les quatre pat- tes antérieures jaunes ; leurs hanches et la hase des cuisses noires, tarses un peu bruns. Pailcs postérieures noires, ayant le second article (lus hanches , la base des cuisses , des jambes et des tarses , jaunes. Femelle.
Le mâle est un peu plus pelil.
Cflle espèce commune dans le midi de la Fiance paroit s'étendre sur Ujus les bords de la Méditerranée.
2. Pélopée suspenseur , P. peiisilis.
Pelopœus niger, antennai'inn nigraru/ii arti- cula primo onininè luteo : thorace nigro , ala- runi squainâ luteâ y abdoniinis petiolo luteo , subtils nigro lineato.
Pelopœus pen'silis. Lat. Gêner, Crust. et Ins. tom. 4- pag- 60. — Pepsis pensilis. Illig. Faun. Etrusc. toni. 2. pag. y4.
Longueur un pouce. Corps noir. Aniennes noires; premier article entièrement jaune; face antérieure de la lèle couverle d'un duvet gris- argenté. Ecailles des ailes jaunes. Dessus du mé- talhorax à stries peu sensibles et couvert d'un duvet gris : ailes transparentes, un peu jaunâtres, nervures fauves". Pétiole de l'abdomeniaune , mar- qué en dessous d'une ligne noire, dans toute sa longueur. Les quatre pattes antérieures jaunes .1 hanches et base des cuisses noires. Les postérieu- res jaunes avec le premier ariicle des hanches, l'extrémité des cuisses , celle des jambes el le der- nier article des tarses noirs. JVJâle et femelle.
Du midi delà France.
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3. PiîtopÉE distillateur, P. desiijltttorius.
Pelopcrus nige.r , anteniiaruin nigranirn arli- cul.) primo otiiniuà lulenj ' ihonicis fligri Imvà anticâ , allô scuiellari et (tlaniin st/uainà lulvis; ahdoinitiis petiàlo luleo , basi et apice paiàiii ni- gro : a/is peélucidis.
Peljpœnj dcsi/lliitonus. I/at. Gêner. Crtist. et Iris. to/;i. 4. pag. (io, — Pepsis deslillatnriiis. Ji.no. h'iiuu. Etriisc. loni. 2. pag. p4. — Sphejc spinjl'x. l'i.Nz. Puuii. Gerin.Jasc. i^-fig. lô.
Longueur la h. l5 li^;. Corps noir. Antennes noires ; premier ai tiele enliéretneul j:iune. Têle gaiiiie Je poils noirs, son dorun,! 81 l'orlùie des jeii.'v a_yaiit un peu de duvet arj^entt'. Corselet pubeseen'. Eeailles des ailes, ligne terminale de lYeusson et périole de l'abdomen jiiuues; ce der- nier njant un peu de noir à .sa b;ise et à s;)ii extrémild , surtout en dessous. Ailes transparen- tes , un peu jaunâtres , iTervures fauves. Les qua- tre pattes antérieures jaunes à hanches et liase. des cuisses noires; leurs tarses d'un fauve brunâ- tre. Pattes postérieures jaunes avec le precnier ariiele des hanches , l'exh-dmilé des cuisses et des jambes et le dernier article des tarses noirs. Femelle.
Du midi de la France.
4,' PÉLOPÉE de Jladras , P. flladraspatani/s.
Peloposus niger, an tennaruni nigriinim nrti- culo primo anticè luten : thnrncis ntgri lincâ an- ticâ , alià scutellari et alaïuin squamâ luteis ; abds.iiinis petiolo onininà luteo : alis pellucidis apicejuscis.
Pelopœus Madraspatanus. Fab. Syst. Piez. pag. 2o3. n°. 5.
Longueur 10 à 12 lig. Corps noir. An ennes noires ; pieniier article jaune en devant. Face antérieure de la lèlc garnie d'un duvet argenté. Ligne aniérieiire du corselet , écailles des ailes, ligue postérieure de lécusson et pétiole de l'ab- domen jaunes. Ailes transparentes , jauuàlres , nervures fauves ; leur extrémité brune. Les qua- tre pittes anîéneures jaunes avec les hanches et la base des cuisses noires ; tarses bruns , le premier article des intermédiaires a_j'ant un peu de jaune. Pattes postérieures noues , second aiiicle des hanches , base des cuisses , celle des jambes et la partie inférieure du premier article des tarses jaunes, Femelle;.
Des Indes orientales.
5. PÉLOPÉE lunule , P. lunatus.
PelopiTus niger, antennarum nigrarum arti- cula piiiiin omnmà luteo : thorace luteo vario ; abdominis petiolo nigro , segmenta primo ad murginein posticuin luteo marginato.
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Pelopœus lunatus. Fab. Syst. Piez. pa". 2o3. ""• 4- — Sphe.r cœmentaria. Ducry, Ins. tom. r, pag. 100. pi. XLiy. fig. b'. 7 et ï\. — Sphe.r Jla- vomaculata. De Géer , Ins. 5. 5b8. 4. pi. 5o. J'S- 4i
Longueur 10 à 12 lig. Corps noir. Antennes noires, premier article totalement jaune. Face antérieure de la tête garnie d'un duvet argenté. Ligne antérieure du corselet, écailles des ailes, u.'i Irait descendant de la ba.se des ailes sur le» Cotés, base de l'écusson , une ligne à sa partie in- lérieure et une tache sur le niélalhorax au-dessu» Je l'attache de l'abdomen jaunes. Ailes supérieu- res un peu obscures , fauves à nervures testacées; rextrémité jilus brune. Partie évasi'e du premier segment de l'abdomen marqué d'une lunule jaune qui le borde postérieurement. Les ((ualre pattes antérieures jaunes , à hanches et base des cuisses noires ; leurs tarses bruns à l'extrémité. Pattes pi'siéneures noires avec la ba?e des jambes et les premiers articles &Q& tarses jaunes. Femelle.
Iles de l'Ain^rique méridionale.
liota. I)i ury a donné des observations sur le» mœurs de celte espèce dont il a-aussi fii;uré le nid. La femelle l'approvisionne avec des arai- gnées. D'sprès la ligure il paroitroit n'avoir point les spires que l'on remarque dans les nids connus des autres Pélopées.
C. PÉr.opÉF. violet , P. i'iolaveus.
Pelopœus cyaneo violaceus , antenriis nigris , alis pellucidis i^icejitscis.
Pcl>pœus violaceus. Lat. Gêner. Crust. et Ins. tom. 4. pag. 61. — Pepsis VLulacea. Fab. Syst. Piez. pag. 211. n". iG.
Longueur 8 à 10 lig. Entièrement bleu chan- geant en violet. Antennes noires. Face antérieure de la tête gai'uie d'un duvet ari^enjé. Ailes trans- parentes à nervuies leslacées-brunes , leîir extré- mité et la partie caractéristique obscures. Fe- melle.
Indes orientales.
7. PÉLOPÉE bleuâtre , P . cyaneus.
Pelopœus nigru violaceus , antennis nigris, alis opacis nigro-i'iolaceis.
Pepsis cyanea. Fab. Syst. Piez. pag. 21 r. /?". 17. — Sphejc cœrulea. Lixn. Syst. Nat. 2. Cy4i. 2. — De Geer , Ins. 3. 589. 6. pi. 5o. ]ig. 6- — De TiG.Nr, Hist. natur. des Ins. tom. 3.
pi^'g- 274- fis- -•
Longueur 10 à 11 lig. Entièrement noir chan-
gcan- en bleu et en violet. Antennes noires. Face
auléiieure de la tète couverte d'un duvet argenté.
Ailes opaques noires changeant en violet , mai»
E a
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un peu moins sur le bord iatéiieur; leurs ner- ▼ures noires. Mille et femelle. De l'Amérique septentrionale.
(S. F. et A. Sert.)
PÉLOR , Pelar. Ce genre de Col(«optères, Iribu des Carabiques, a été établi par M. Bonelli dans «es observations enloinolog,iqiies {Mém. de l'Acad. de Thrin). Il a pour caractères : l.mguelte écban- crée, courte. Dernier arlicle des palpes maxillaires extérieurs ovale, plus court que le précédent. Mandibules courtes , sans dentelures. Antennes minces , plus courtes que le corselet , leurs articles moniliformes. Corselet très-lisse, ses angles pos- térieurs arrondis. Ecussou à peine apparent. Der- nière paire des jamijes épineuse postéiieurement. Elytres sans points discoidaux. Anus très-lisse dans les deux sexes. ( S. F. et A. Serv. )
PELOTTE. F'qyez Insicte , tom. 7. pag. 2^9. (S. F. et A. Serv.)
PELTASTE, Peltastes. Tllig. Metopius. Panz. revis. Jchneumon. Fab. Lat. Oi.iv. ( Encyclop. ) Panz. Faun. Germ.
Genre d'insectes de l'ordre ies Hyniénoptères , section des Térébrans , famille des Poipivores, tribu des Icbneumonides.
Dans la tribu des Ichneumonides , les genres Bracon , Microgastre , Vipion et Helcon ont les palpes maxillaires de cinq articles et les labiaux de trois. Les Chélones , les Sigalpbes et les Aljsies oqt leurs palpes maxillaires de six articles. r,es genres Stéphane, Xoride , Ichneumon , Fimple , Acœnite et Agatbis , quoiqu'ayant comme les Pellastes , les palpes maxilhiires de cinq articles et les labiaux de quatre , n'ont point le second article des maxillaires très-gros , leur ér.usson n'est point carré ni armé de deux petites épines à «es angles postérieurs ; enfin la face antérieure de la tête ne porte pas une espèce de plaque rebordée. Antennes longues, sélacées, niultiarliculées , vibratiles ; leurs articles courts et peu distincts.
Bouche peu avancée. — Mandibules fortes,
«rquées, aiguës. — Mâchoires courtes, cornées, obtuses à leur extrémité. — Palpes maxillaires plus longs que les labiaux, de cinq articles, le premier droit , cylindrique , le second très-grand, îort gros, les trois derniers petits, grêles, fili- formes ; les labiaux courts , de quatre articles presqu'égaux , le troisième un peu plus gros. — Lèfre cornée à sa base , membraneuse et tronquée à son extrémité, entière. — Tête triangulaire, sa face antérieure portant une sorte de plaque re- bordée.— Trois yeux lisses gros, saillans , dis- posés en triangle et placés sur le vertex. — Corps fortement chagriné. — CorWe^ ovale, convexe; son segment antérieur rétréci en devant , s'avan- cant latéralement jusqu'à la naissance des ailes snpéiieures. — Ecusson carié ; sa partie posté-
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rienre «'élevant brusquement au-dessus du tni'ia- tborax , armé de claque côté , d'une petite pointe. . — Ailes supérieures ayant une cellule radiale fort grande et trois cellules cubitales , la première grande , presque triangulaire , réuuie à la pre- mière cellule discoïdaîe supérieure ; la seconde très-petite , ne s'approcbant de la radiale qu'en un seul point , de même forme que la première , recevant dans son milieu la nervure récurrente qui est très-droite ; la troisième complète attei- gnant l'extrémité de l'aile. Deux cellules dis- coidales , savoir : la seconde supérieure et l'in- férieure ; celle-ci (i) fermée avant le bout postérieur de l'aile par la nervure récurrente. ^~ Afidomen composé de sept segmens outre l'a- nus ; il est long et attaché au corselet par une base large et plate , convexe en dessus , creusé en dessous, devenant plus épais vers son extrémité ; bord postérieur de ses segmens épais. Anus des femelles fendu en dessous en une coulisse dans la- quelle la tarière rentre presqu'enlièrement dans le repos ; celle-ci courte , cylindrique. Anus des mâles entier en dessous , recouvert eu dessus. — Pattes de longueur moyenne , hanches grandes , cuisses postérieures un peu renHées ; les quatre jambes antérieures munies d'une seule épine à leur extrémité , les postérieures de deux. Crochets des tarses ayant une pelotle assez forte dans leur entre-deux.
Ce genre fondé par M. lUiger , et dont le nom vient d'un mot giec qui signifie anné d'un bou- clier, re('ut ensuite de Panzer , dans sa révision , celui de Metopius. On n'en connoit qu'un petit nombre d'espèces, toutes d''assez grande "-ille. Leurs Dianus sont les mêmes que celles des Ich- neumons. Leurs larves vivent dans le corps de dillérentes larves, et particulièrement dans celui des chenilles. Le noir est la couleur douiinanie des Pcllastes ; les segmens de leur abdomen ont ordinairement des bandes marginales jaunes.
ï. Peltaste de Fabricius , P. micratorius.
Peltastes niger, luteo varius , alisjùlço hyali- nis , antennis subtiis luteis y palpis nigris apice Jiiscis.
Ichneumon micratorius. Fab. Syst. Piez. pag. 62. n°. 41. Mâle.
Longueur 10 à 12 lig. Antennes jaunes, noires en dessus. Premier arlicle entièrement noir. Pal- pes maxillaires bruns, leurs deux premiers articles noirs. Tête noire marquée d'une ligne jaune de chaque côté de la plaque antérieure, près des yeux. Corselet noir avec deux petits points jaunes près de la base des ailes et un point de même couleur placé de chaque côté du métathorax. Ecusson noir; ses quatre angles jaunes. Abdomen
(1) A'oy'î U note de 1" article PvriTOSHi.
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noîr ; bord postérieur des second , troisième , quainème, cinquième et sixiôme segmens, jaune; le premier ajrant de chaque côté une tache de cette couleur. Pattes jaunes ; cuisses en partie uoires. Ailes fauves, transparentes. Femelle.
Le uiâJe diUêre en ce que la presque totalil(5 de la partie antérieure de sa tête est jaune au-dessous des antenues ; son corselc-t a de chaque côté une ligne huméiale et une tache arquée au-dessous de IV'caille des ailes , jaunes. Le bord postérieur de l'écussoii , le métathorax et une ligne sous l'éuns- son , sont encore de celle dernière couleur! Le (eplième segment de l'abdomen a son bord poslé- neur jaune comme les précédens. Les pattes sont entièrement de celle couleur, seulement les cuis ses postérieures ont une tache noire.
Environs de Paris.
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3:
a. Pe
?Ei.TASTE de Panzer, P. necatorius.
Peltastes niger, luteo varius , alis hyalin is , antennis subtùs lutcisj palpis nigris apice lu-
ieù.
Ichneumon necatorius. Fab. Syst. Piez. pag. 62. n". 42. — Ichneumon. fespoides. Panz. Faun. Germ.fasc.iq.fg. 19.
Longueur 839 lig. Antennes noires en dessus, jiiunes en dessous. Palpes noirs , leurs derniers ariicles jaunes. Tète noire, sa plaque antérieure bordée de jaune, surmontée de trois pointes de celle couleur. Corselet noir avec une ligne humé- ralc et un point sous l'attache des ailes, jaunes ; les deux pointes postérieures de L'écusson de même C'uleur. Alidomen noir. Les premier, troisième, quatrième et cinquième sej^mens bordés de jaune poslérieuremenl 5 le second n'ayant que deux points latéraux de cette couleur. Les quatre pâl- ies antérieures jaunes, avec les cuisses en partie noires. Faites postérieures noires , ayant la base des cuisses , des jambes et des tarses jaunes. Ailes transparentes. Femelle.
Nous avons une autre ftmclle qui a le second et la sixième segmens de FabdoLien ainsi que l'é- cusson eniièremenl bordés de jaune postérieure- meut, et dont les jambes postérieures sont ])res- qu en tol;!lité de celle couleur ; du reste semblaljle à la précédente. En est-elle une simple variété t
Enviions de Paris.
fiota. Panzer rapporte à celte espèce la_^^. 5 de la pi. 128. ScB^F. Icon. Ins. Ratisb. , et le Sp?iex vespoides. Scop. Cam. n°. yii^.
3. Peltaste d'IUiger , P. nigrator.
Peltastes niger, hiteo varius , alis hyalinis , cellulâ 1-adiah fuscâ ,, antennis palpisque lu- gns.
Longueur 6 à 7 lig. Antennes el palpes noirs. Tête noire avec une tache jaune triangulaire au-
dessus de sa plaque antérieure. Corselet entière- ment noir. Abdomen noir, ses troisième, qua- trième et cinquième segmens bordés de jiune à leur partie postérieure, le premier ayant de cha- que côlé une tache de celte couleur. Les quatre pattes antérieures jaunes , leurs cuisses en partie noires, leurs jambes lâchées de celle couleur eu dedans. Pattes postérieures noires avec la base des jambes , celle des cuisses et leur cxlréuiilé jauues. Ailes Irauspareiites avec la e.ellule radiale brune; celle- couleur s'étendant vers l'angle exté- rieur. Femelle.
Environs de Pai'is.
4. Peltaste de Gravenhorsl , P. dtssectorius.
Peltastes niger, luteo varius, alis hyaliiii.s , cellulâ niduilifuscâ . anicmiis subtùs testaceis ; palpis nigns apicej'uscisj abdomine ccendescente.
Ichneumon dissectorius. Pakz. Faun. Genii. Jiisc- fig. 14.
Longueur 6 à 8 lig. Antennes noires , un peu teslacées en dessous. Palpes noirs , leurs derniers articles bruns. Tête noire ayant un petit point jaune près des yeux , entre reux-ci et la base des antennes. Corselet noir. Abdomen d'un noir bleuâ- tre changeant en violet , ses premier, second et lioiùùme segmens ayant une lâche jaune de cha- que côté au bord postérieur, el le quatrième en- tièrement bordé de celte couleur. Pattes noires, genoux jaunes. Ailes transparentes avec la cellule radiale brune ; celle couleur s'étendant vers l'an- gle extérieur. Femelle.
Var. Quatrième segment de l'abdomen n'ayant de jaune que deux points latéraux.
Des environs de Paris.
ACŒNITE, Accenites. Latk. Cr)'ptus. Fa«. Panz. revis. Ichneumon. Uliv. (Encycl.) Ross. Anomalon. Jur.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères , section des Térébrans, famille desPupivores, tribu des Ichneumouides.
Les Acœnites fontpartie d'un groupe établi par M. LalreiUe dans cette tribu ; il a pour caractères : palpes maxillaires de cinq articles , les labiaux dé quatre. Dans ce groupe, les Stéphanes el les Xo- rides se distinguent par leurs mandibules lerrai- nécs par une pointe emière, les Agnthis, par l'a- vancement semblable à un bec que forment les mâchoires et lii lèvre, les Ichneumons., les Pin:!- ples el les Peltastes ont les articles des palpe* maxillaires de forme très-inégale. Ces caractères éloignent ces divers genres de celui d'Acœnite.
Antennes filiformes ou sétacées , muîiiarticu- lées, vibratiies ; leur premier article gros, tur- biné , échancré exléneuremenl , le second court, presque cyalhifornie , le troisième petil , plus court que le précédent ; le quatrième presque
p
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cylindrique , le plus long de tons , les autres allant CQ dôcii^iisanl insensiblerïient de lont;ueur jusqu à reztrémiîé. — Mandibules bidentées , élioiies , alongôcs et croisées. — Mâchoires et lèvi-e courtes , j!6 s'avani:;int point en inanlcie de bec ui de mu- seau. — Palpes maxillaires beaucoup plus longs cpie les labiaux, de cinq articles, jjeu didéreus les uns des autres pour la forme; palpci labiaux (le quatre arliiles. — Ti-Ze triangulaire , presque de la larf;eur du corselet , déprimée e.'i devant. — Trois petits yeux lisses disposés en tiian^Ie sur le Lord anléiieur, du vertex. — Corselet as>e/ lonj;; inéialborax arrondi postérieurement , n'ayant pas de pointes latérales sensibles. — Ailes supérieures ayant une celiule radiale; la première cellule cu- lii'.aie confondue avec la piemière cellule discoï- dale supé ieure ; seconde cellule cubilaie recevant toujours la deiiNiènic nervure récuvrente ; la pre- mière nervure manque ; deux cellules discorlales, .savoir : la seconde supérJeiije cl l'inférieure ; celle- ci iermce par Li nervure r(SjurrenIe ayant le l)oj-d postérieur de l'aile. — Abdomen se rétrécissant à sa base et s'insérant au bas du niétathorax , com- posé de sept segmens outre Tanns ; tarière (des lemelles) dépassant nolablemenl l'aDdomen, sou- tenue en dessous par une grande écaille fuile en soc de charrue, c-ont linoertion suit ininiédia- tement le cinquième set^rnenf. — Pattes de lon- j;ueur moyenne; jambes antérieures • terminées par une seule épine, les quatre postérieures eh ayant deux ; premier ariicle des tarses fort lonp; ; crocliels munis d'une pelctle dans leur entre- deux.
Consuiicz pour les mœurs les généralités de l'article 1-Chneumo:^ de ce Uictionnaire. Nous ne connoi;so!\s pjs eiirore les ufàles de ce ^enre fondé par M. Lalieil'e. Les femelles ont toujours quelques-uns des avanl-derniers segmeus de l'ab- domen échauirés inférieurement en dessus ; la ])artie coriace d« ces set^mens est alors remplacée par une membrane fléxil)le , ce (jui donne plus de lacrlité à ces insectes pour ployer l'abdomen en dessous et ramener leur tarière en devant, afin d'en faire usage. Le petit nombre d'espèces d'Acœniles connues , est d'Europe.
i^<'. Dii'ision. Cellule radiale moyenne , poin- tue à ses deu.\ extrémités , allant en se rétrécissant depuis l'extrémité de la première cellule cubitale ; deux cellules cubitales fort faraudes, la seconde presque complète ; nervure récurreule un peu ondulée. — Antennes liliformes , droites , yiière plus loneuesque la tète et le corselet pris ensem- Lie. — Cinquième article des tarses aussi lon^ que les trois précédens réunis .'crochets uuideulcs vers leur extrémité ; pelotle des deux tarses posté- rieurs plus forte.
1. AcŒSiTE porte-soc, A. dubitator. Accenites Juger, abdonunis segmentis secundo,
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tertio , quarloque aliquando et pedihus omnibus, cnjcis tarsiscjue duobiis posticis exceptis , tcstuceo- ferrugmeis , cœteris segmentis iiijerioribus injrà excisis , incisurâ albidà.
Acœnites dubitator. Lat. Gêner. Crust. et Ins.
tom. 4. pag. 9 Cryptus dubitator. V&B. Syst.
Piez. pag. ttf). 71°. 64. — Ichneumon dubitatçr. Panz. Faun. Germ. J'use, j^.jftg. 14. — Anonia- lon dubitator. Jur. Hyménopt. ptigltl 16. La fe- melle.
Longueur 5 à 8 ligv Noir. Second 1 troisième et quelquefis ie quatrième sejjmens de l'abdomen d'un teslacé ferrugiueyx. Pattes de même couleur, à l'exce|itioii de,, toutes les lianclies et des deu^ tarses posiéricuis. Deruiers segmeus de l'abdo- men, à partir du quatrième, laissant découverte à leur partie inférieure une portion de membrane bla;icliàtre. Tarière ferrugineuse , à peu prè4 de la lonj^ueur de l'abdomen, ses fourreaux noirs, un peu velus. Femelle.
l\otc(. M. Laireille rapporte à cette division Vichneumon arator. Ross. Faun. Elrus. toin. a. pag. 49, n°. 77«.
a"". Division. Cellule radiale plus longue que dans la ])remièi-e division , mais de la même forme; trois cellules cubitales, la jirenîière plus a;rande que la troisième ; la seconde extrêmement petite, péliolée , la troisième complète; nervure récurrente un peu arquée , mais point ondulée.. — Antennes sélacées , se recourbant un peu à lecn* extrémité , beaucoup |;lns longues que la tête et j le corselet pris ciisamble. — Cinquième article des tarses guère plus long que le précédent. Cro- cbets simples ; p< lottes égales.
2. AcŒNiTE écl, ancré , A. incisurator.
Accenites nigcr ^ pedibus , aluruni squamâ ab- doniinitque incisuris luteojuhis.
Longueur 14 lig. Noir. Antennes de celle cou- ieui' en dessus , brunes en dessous , surtout vers la base. iJevant de la tète mar([ué de denx taches jau- nes sous les aniennes. l'alpej , écailles des ailes et pattes d'un jaune fauve , ainsi que les échancrures des derniers segmens de l'.didomen. Hanches noi'- ràtres. Tarière de la longueur de l'abdomen. Ailes transpareules , d'un jaune lauve ; les supérieures ayant leur point marginal et la nervure du bord extérieur de cette dernière couleur. Femelle.
Des envuiuis de i'aris.
AGATIIIS, ^»a//ï/>. Lat. Bracon. Fjb. Spi- Noi,. Ichneumon. Joii.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyme'uoptères , section desTérébrans , fafuiLle des Pupivores, tribu des Icliiieumonidcs.
Dans le groupe des Iclineumonides qui a pour caractères : palpes uiaxilUires de cinq article» ,
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Içi labiaux de qualie , aucun autre genre que i-^'lui d'Agalhis n'a les ruât lioires et la lùvre avau- cées en uue loiic du bec ou de museau.
Aiiteiineu si'lacces, niultiaiiiculi'es , vibraliles, se cecourbaut uo peu à leur exlréniili? j leur pie- m ici- iitii;le gios , recourbé ; les second et Iroi- siêiiie fort peiils, lu qualiièaie guère plus long que lessuii'ans, cuiix-ci alla m ( eu di m mua ni de l.n^ucnv iiiseasiblemeul jusqu'à l'exlréuiité. -p- Mandibules l'tri îles, aliiugt'es, croisées, bideutées àlexirémilé. — Mâchoires el léire avancées en uue sorte de niu- fcai.i. — I^tilfds iitujcillaircs plus iou{;s que les l.i- Liaux , composés de cinq articles, les labiaux de (plaire; d<»iis tous, ces articles peu didérens les ims des des autres pour la forme. — Tète Irfan- s^ula;re, plus étioilc que le corselet , bombée eu ilevan!. — Trois petits ^ eux lisses placés en trian- gle sur le verlex. — Corselet assez luiijj; ; méla- iliora.x muai duue petite poiutu de clia([ue côté. — Ailes supérieures ayant uue cellule radiale Ires- pelile, terminée en pointe le long du bord exté- rieur, bien avant rcxlrûinité de l'aile; point niarj^iiial itiil [;rand , épais; trois cellules cubi- tales , la preniicie fort i;raude , conloudue avec la première cellule discoidale supérieure; se- conde cubitale trcs-peiite, presque carrée, la tioisième très-loni|,ue, point de nervures récurren- ti s ; deux cellules ducoïdales ; savoir : la se- conde supérieure el l'intérieure ; celle-ci s'éten- cLiUl Jusqu'au bord postérieur de l'aile. — Abdo- men i^uèie plus louj; que le corselet , se rétréiis- saiit a sa base el s'inséraut au bas du métalliorax , composé de sept s^'goiens outre l'anus ; tarière ( des femelles) dépassant l'abdomen , soutenue eu dessous par une écaille presque triangulaire dont l'insertion suit iiumédiaiemenl le cinquième seg- ment.. — Les quatre pattes antérieures de lon- gueur, mojenue , les postérieures j>lus longues et plus fortes. Jambes de devant terminées par une seule épine, les quatre autres en ayant deux. Premier article des tarses aussi lonj; (.ue les qua- tre autres pris ensemble; ceux-ci allant eu di- ininuaut de longueur. Crochets et pelotlq^ trcs- peliis.
Vojez pour les n^œurs b-s j^éiiéralilés du f^enre Icbniumon. Celui d'Agalliis dû .'i INl. Latrtille contient un ceriaiu nombre d'espèces euro- péennes.
1. Agathis rougeâtre , A. purgator.
Agathis luteo-JeiTugineus y antcnnis , libiaruin duaruin posiicarum apice tarsorumcjue ejiisdem pans suprà articulis , nigris.
Agathis purgator. Lat. Gêner. Crust. el Ins. iom. 4. pag. g. — Eracon purgator. Fad. Sjst. Fiez. pog. 104. n°. 10. — Ichneuinon purgator. Jdr. Byménopt. pag. 1 13. La femelle. — Co- ques. Itlustr. Icon. tab. 4. Jlg. 3. La femelle. (Cette ligure est iucorrecte.)
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Longueur 4 -i 5 U^. D'un jaune ferrns^ineux- Anlennes , extrémité des deux j.iTiibe:; postérieu- res et fourreaux de la taiière noirs. Ou icniarqne une ligue de cotte couleur .sur lu partie ëxtérieuio des deux derniers tarses. .Ailes supériourea d'un blanc jaunâtre avec une bande transversale nuire ; leur partie postérieure nuire avec, une grande ta- che traus[)arenle. l'cuielle.
Dans le mâle les ailciî supérieures sont' assez souvent plus foncées el la tacbc transparente du bout est plus peti.'c.
Commun aux eiiviroD.s de Paris.
Rapportez à ce genre : 1°. V Agathis rnaà'ii- ceanmi. Lat. Gêner. Crust. et Ins. loin. 4. pag. <)• toni. 1. lah. 12. J:g. s. La femelle. Ichiicti- nioii Panzeii. Jur.. Hyiiiénopt. pi. 8. La fe- niclle. {Hncycl. pi. 7)^6. fig. (3.) Celte espcie introduit ses œiils dans le corps d'une larve dont nous ignorons le genre ; cette larve vit aux dé- pens des graines de nialvacées et particulière- ment de la rose trémie re {cilcea rosea el fie i/o lia) ; 2°. le Bracon roslialor. Si-ixoi.. lus. Ligur. Jase. 3. pag. Il 3. n". y.
BRACON , Bracon. Juh. Fab. Lat. PA^r. Spinol. Ichneumon. Linn. Geoff. Oliv. ( Eu- cycl.)
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille dws Pupivores , tribu des Icbueumonides.
Quatie genres de celle tribu y forment uu groupe disiiDct par leurs palpes maxillaires de cinij articles en même temps que les labiaux n'en ont que trois. Dans ce groupe dont le genre Bra- con lait partie , les Microgastres n'ont point leurs mandibules avancées de manière à laisser un in- tervalle e-tr'elles et le labre. Les Vipions ont une espèce de bec fornrié par l'avancement des niâ- cboires et de la lèvre, et dans les Ilelcons la partie antérieure du seiond lobe du corselet s'a- vance en bosse d'une manière remarquable.
Antennes %i\Ai(:(t% ., multiarliculées, vibraiiles, insérées sur le front , point roulées à leur exlié- mité; leur premier article gros , turbiné, coupe droit à l'extrémité , plus l^bg que les autres ; le second court , globuleux , i\n peu plus gros que les suivans ; le troisième cylindrique, uu peu plus I. lîg que le quatrième ; ceux qui vieunenl. ensuite égaux entr'eux , les derniers plus courts que les premiers , niais tous ne riiuiiuuant de longueur qu'insensiblemec;. — Mandibules hi- denlées , avancées , laissant cnlr elles el le labre un vide notable, lors même qu'elles sont fer- mées et dans le repos. — MâcJioires et lèirs ne s'avançaut point e» manière de bec ni de mu- seau. — Palpes maxillaires très-alongés , deux fois plus longs que les labiaux , composés de cin^ articles , le second un peu plus gros que les au- tres , cylindrique comme eux ; les labi.iux de trois articles à peu près égaux en longueur. —
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Tète globuleuse , moini large que le milieu dn Corselet. — Trois petits yeux fisses disposes en triangle sur un tubercule frontal entouré d'un Sillon. — Corse/et rétréci en devant ; partie aii- téiieure de son lobe mo^'en s'abaissaut graduel- lement ; métathorax lisse , assez court. — Ailes oïdinaiiement colorées j les supérieures ayant une cellule radiale grande , commençant à se rétrécir après la seconde cellule cubitale; trois cellules cubitales, la première distincte de la pre- mièi-e cellule discoidale supérieure ; seconde cel- lule cubitale grande , terminée carrément à sa partie postérieure et trois cellules discoidales , l'inférieure s'ëtendant jusqu'au bord postérieur de l'aile. — Premier segment de l'abdomen ayant ordinairement son disque élevé , entouré en de- vant et sur les côtés par nn sillon profond ; ta- rière ( des femelles ) dépassant l'abdomen. — Pattes de longueur moyenne, jambes postérieu- res cylindriques.
On trouve ordinairement les Bracons dans les bois, voltigeant ou courant snr les arbres qui ren- ferment des larves ; ce qui donne lieu de croire que les femelles découvrent la situation de ces larves et qu'elles parviennent an moyen de leur tarière à introduire leurs œufs dans le corps de ces dernières. Ce genre contient nn assez grand nombre d'espèces des deux conlioens , fort diflé- rentes enir'elles, ce qui indiqueroit encore le be- soin d'établir de nouvelles coupes génériques , et pourtant nous restreignons davantage ce genre que les auteurs qui nous ont précédés.
i'*^. 'Division. Première cellule cubitale rece- vant la nervure récurrente.
1''=. Subdivision. Cellule radiale atteignant presque le bout de l'aile. — Seconde cellule cubitale plus longue que large. Rapportez à celte subdivision , i°. l'Iclineumon dénigrant, n°. lo5 de ce Dictionnaire. L'abdo- men de la femelle est ovale-oblong , celui du mâle e»t cylindrique, presque linéaire; dans les deux sexes , ces cinq premiers segmens sont plus grands que les suivans j a". l&Bracon initiator, u°. "bj. Fab. Syst. Pies.
a'. Subdivision. Cellule radiale se terminant bien avant le bout de l'aile. — Seconde ctllule cubitale plus large que longue.
1. Bracon maculé, B. maculalor.
Bnxcon luteo-albidus , metathorace abdomine- quc suprà nigro niaculatis.
Longreur a ligi ^. Corps d'«n blanc jaunâtre. Tubercule portant tes yeux lisses , dessus des an- tennes et dn métathoraxd'unbrun noirâtre. Moitié inférieure du premier segment de l'abdomen, cô- tés du second , et troisième segment noirs en des- «us, Titrière noire, moins longue ^ae l'abdomen.
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Jambes postérieures ayant une tacbe brune en dessus. Les trois premiers segmens de l'abdomen sont plus grands que les suivans ; on voit sur le second une petite tacbe transparente placée sur la partie noire latérale. Ailes transparentes , iri« sées. Femelle.
Environs de Paris.
V. Division. Seconde cellule cubitale recevant la nervure récurrente.
2. Bracon bifascié , B. bifasciator.
Braconfusrus , alis supenoribus hyalinisjusco bifusciatis i^iiscice posterions macula in medio hyalinâ.
Longueur s lig. Brun. Tête , dessous des anten- nes et du corselet blancbâtres. Pattes de cette couleur, variées de brun. Ailes transparentes, les supérieures ayant deux larges bandes trans- verses brunes; la seconde portant dans son mi- lieu sur la nervure qni sépai'e les seconde et troisième cellules cubitales, une petite tache transparente. Tarière un peu plus longue que l'ab- domen. Femelle.
Des environs de Paris.
HELCON , Helcon. Neis voh Esekbeck.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères , section desTérébrans, famille des Pupivores, triba des Ichneumonides.
Ce nouveau genre fait partie des Ichneumoni- des qui ont les palpes maxillaires de cinq articles et les labiaux de trois ; ce petit groupe renferme en outre les Vipions , les Bracons et les Microgas- tres. Les premiers ont un caractère particulier , celui que présentent leurs mâchoires et leur lèvre, qui s,e prolongent en dehors et forment une- sorte de bec. Les Microgastres sont les seuls dont la bouche n'olfre de partie saillante que les pal- pes. Dans ic's Bracons qui, comme les Helcons, ont des mandibules avancées, le second article des pali.es maxillaires est cylindrique, sans apla* tissement, ni dilatation sensible; le dernier arti- cle des palpes labiaux n'est pas beaucoup plu» long que le précédent ; la tête est globuleuse ; le corselet est proportionnellement beaucoup plus court que celui des Helcons ; il se rétrécit nota- blement en devant et s'abaisse d'une manière in- sensible ; le mélalhorax est lisse et court ; les pe- tits yeux lisses sont posés sur une élévation entou- rée d'un sillon , et la seconde cellule cubitale de» ailes supérieures ne se rétrécit point vers la ra- diale. Cette masse de différences, auxquelles la comparaison des caractères génériques ajoutera encore , justifie suffisamment l'adoption de ce genre.
Antennes longues , sélacées , multiarticulées , vibraliles , insérées sur le rebord inférieur d'une cavité frontale, d'abord droites jusqu'aux deux
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tiers de leur longueur, se roulant ensuite sur elles-mêmes, principalement dans les Femelles; leur premier article gros, tri-s-gonflé à sa partie supcfrieure, coupé obliqueaieiit à sou extn'mité, «D peu moins long que le lioisième ; le second très-court , un peu plus gros que les suivans , ren- fermé en partie dans le premier; le Iroisièmc le plus long de tous ; ceux qui viennent ensuite allant en diminuant de lonj^ueur jusqu'à l'exlivuiUé. — Mandiùu/es hidentCes , avancées, laissant enli'el- les et le labre un vide notable, lors même qu'elles sont fermées et dans le repos. — Mâchoires et /ècre ne s'avançant point en manière de bec ni de mu- seau. — Palpes inajrillaires très-alongés , deux l'ois plus louj^s que les labiaux, composés de cinq articles , le sccoud un peu aplati , dilaté à sa partie intérieure; les labiaux de trois articles, le dernier cyliodriquc , aussi long que les deux au- tres piis ensemble. — Tcle presque cubique, à peu près aussi laige que le corselet , a_yant une cavité tVoiilale lemaïquable ; celle-ci rebordée sur les cotés, très-inégale dans son intérieur. — Tmis petits yeujc lisses posés en triangle sur le tord supérieur de la cavité frontale, l'antérieur placé même dans cette cavité.' — Corselet long, point aminci en devant ; partie antérieure de sou lobe uio^eu s'élevant en bosse et s'avançant au- dessus du lobe antérieur; mélalliorax long, très- rugueux , portant plusieurs lignes longitudinales un peu élevées. — Ailes supérieures ayant une cel- lule radiale qui n'atteint pas le bout de l'aile , se réirétissant après la seconde cellule cubitale, pointue à son extrémité ; trois cellules cubitales , la première plus grande que la seconde , distincte de la première cellule discoidale supérieure , re- ■ cevant la nervure récurrente ; seconde cellule cu- bitale grande, se rétrécissant vers la radiale; la troisième atteignant presque le bout de l'aile , aussi longue que les deux précédentes réunies , et trois cellules discoidales ; l'inférieure s'étendant jus- qu'au bord postérieur de l'aile. — Abdomen pres- que linéaire, composé de sept segmens outre l'a- nus , le premier étant le plus souvent lorteraent canaliculé en dessus; tanèie (des leiuelles) dé- passant l'abdomen ; sa base soutenue par une grande écaille qui s'insère après le sixième seg- luenl. — Pcittes de longueur moyenne , les posté- rieures un peu plus fortes. Jambes de celles-ci ca- naliciiléfcs extérieurement, au moins dans les le- nielles. Jambes antérieures terminées par une seule épine, les quatre autres en ayant deux petites.
W. Née» d'blsenbeck a donné les caractères de ce genre dans VAppe/idi.i qu'il,a joint à l'ouvrage de M. (.iravenliorst , intitulé: Conspectus gerie- niin et Januharum Ichneumoniduiii. Les espèces que nous y rapportons Iréquenlenl les clianliersde bois coupé et rang:5 en piles, surtout ceux des forêts. 11 est proLiable que leurs mœurs ne dilièreiit point de celles du genre précéilent. Nous n'en connois- gons que peu d'espèces : elles sont eutonéeiuies. Uùl. Nat. Int. Tome JC,
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1. Hel«ox Lûclieron, H. Ugnator,
Helcon nigsr, palpis pedibusque Jernigineis , posterioribus upice fuscis.
Longueur 7 à 8 lig- Noir. Tête et corselet for- tement ponctués i les deux premiers segmens de l'abdomen ridés irrégulièrement. Palpes et patte» de couleur fauve ; partie inférieure des dernières jambes et leurs tarses noirâtres. Ailes transparen- tes, à nervures brunes , le point épais des supé- rieuies noirâtre. Tarière plus longue que l'abdo- men , ses fourreaux un peu velus. Femelle.
Le mâle a les jambes postérieures entièrement noires.
Commun aux environs de Paris.
2. Helcon à épine , II. spinator.
HeUcn ater, pedibus rufis , femoribus posiici» dentittis , ejusdein paris tihns et tarsis ni gris f horum articutis intennediis albis.
Longueur 4 à 5 lig. Noir. Tête, corselet et pre- mier segment de l'abdomen lurlcment ponctués. Antennes noires , leurs douzième, treizième, qua- torzième et quinzième articles blancs. Hanches des quatre premières pattes et jambes postérieure* noires. Palpes bruns. Pattes antérieuies, dernières hanches et leurs cuisses fauves ; celles-ci ayant une forte dent inférieuiemenl. Tarses postérieurs blancs , avec la base du premier article et l'exlré- milé du dernier noires. Tarière testacée , plus lon- gue que l'abdomen, ses lourreaux noiis et velus. Ailes transparentes, nervures brunes. Femelle.
Le mâle n'a point de blanc aux antennes. Il est un peu plus petit.
Ues environs de Pans.
isnta. Nous ne doutons pas que la Pimpla dentalor de Fabricius ne soit de ce genre , au moins la description du niàle nous le persuade ; mais il y a beaucoup de dillérences entre cette espèce et celle que nous venons de décrire. D'ail- leurs cet auteur dit positivement que son mâle n'a point d'épine aux cuisses postérieures, ce qui est contraire au caractère qui existe dans le notre. Une espèce de ce genre est figurée dans l'ouvrage intitulé; Berl. M<.ig. tout. (j. part. 2. pag. 36. tab. A-Jrg- 6, suus le nom à Helcon tardator. Nous n'avons pas pu leuconirer cet ouvrage dans les bibliothèques. M. d'Esenbeck, qui cite cette espèce comme type de son geuie, annonce qu'il eu connûîl tjnq autres.
MICROGASTRE , M/cro^flj/er. Latr. Spinoi.. Ichneumon. Fab. Panz. Jcb. Bassus. Panz. lé- vis. Ceropales , Cryptus. Fab.
Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères , section des Térébraus , fauiiile des Pupivores, tribu des Icbneumonides.
Les genres Vipioii , Bracon et Helcon qui , . vec les Microgastres, coajposcut le groupe des kii-
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neiimonides dnnl les palpes maxillaires ont cinq arlicles et les labi.iux ti-tiis, ont tous liois le se- cond arliclo des anleunes visible, et oulre les palpes , ils ont d'autres pailies de la bouche lou- jouis saillantes.
Antennes Vm-fnts , sélacées , mulliarliculées , vibi-aliles , insérées au-tlissous du front , ce se roulant point à leur extrémité ; leur premier arti- cle assez gros , turbiné, un peu plus long que le troisième, le second entièrement caché dans le premier, le troisième et tous les suivans , de lon- gueur à peu près égale jusqu'au dernier, niajs di- niinuanl un peu de grosseur passé le milieu de l'antenne. — Mandibules point saillantes. — 7>/â- choires c\. lèi're droites, courtes, ne s'uvançaut point en manière de bec ni de museau. — Palpes maxilluires deux l'ois plus longs que les labiaux , composés de cinq arides, le second long, un peu en massue ; les labiaux de trois articles. — Tête petite, plus étroite que le corselet. ~- Trois petits yeux lisses disposés en ligne courbe sur le verlex. — Corselet courl. — Ailes supérieures ayant une cellule radiale grande, se rétrécissant après la première cellule cubitale ; première cel- lule cubitale grande, distincte de la première cel- lule discoidale supérieure, recevant la nervure récurrenle; dernière cellule cubilale Irès-grande et très-longue ; trois cellules discoidales , l'infé- rieure se prolongeant jusqu'au l)ord postérieur de l'aile. — Abdomen petit , court , inséré à la partie postérieure du mélalliorax , paroissant pre-que sessile, peu convexe en dessus, caréné longjtudi- nalement en dessous ; tarière (des ièraelles) plus courle que l'abdomen , dépassisnt toujours l'anii-;, ses fourreaux un peu comprimés. — Les quatre pattes antérieures de longueur moyenne , les deux postérieures plus fortes , leurs bauches très-gros- ses et longues ; les deux jaml>es antérieures ter- minées par uue seule épine, les quaire aulres en ayant deux ; ces épines forles et longues.
On doit à M. Lalreille l'élaiilissemint de ce genre dont le nom est tiré de deux mots grecs qui signilient : petit l'entre. Les espèces qu'il contient sont fort petites. Leurs larves vivent isolées dans le corps de petites cbenilles telles que celles des